mardi 17 août 2010

1 - L'affaire Jane Eyre - Jasper Fforde



Imaginez.
Imaginez un univers où la littérature occupe une place primordiale dans la société.
Imaginez une police uniquement chargé d'enqueter sur les délits littéraires.
.
IMAGINATION c'est un peu le maitre mot de ce livre. Une uchronie complètement déjantée où depuis plus d'un siècle l'Angleterre dispute la crimée à la Russie, où le pays de Galles est une République Populaire aux forts accents de Corée du Nord.
Et maintenant, ajoutez à tout cela une enquête policière, une héroïne enlevée de son roman, un méchant démoniaque au doux nom d'Hades et une Société tentaculaire digne de 1984.
Secouez.
Assaisonnez de quelques comiques de situation et servez frais.

Voila comment on pourrait résumer L'affaire Jane Eyre.

Et sinon?
A titre personnel, je me suis totalement laissée envouter par ce premier tome (d'une série qui en compte 5). Que vooulez-vous, un univers entièrement dédié à la littérature où Dikens et les soeurs Brontë sont lus par tous et où il existerait une brigade spéciale Shakespeare, cela ne pouvait que me plaire et plaire aux amoureux des livres.

La seule chose que je regrette, c'est que l'Affaire Jane Eyre en elle-même n'est présente qu'à partir des 2/3 du livre.
toutefois ce maigre défaut si c'en est un est largement compensé par deux aspects à mon sens majeurs du roman.
Le premier étant le travail fait autour de la frontière réalité/fiction et de ses débordements. Le second se trouve être l'importance donnée aux personnages secondaires. Oui, vous souvenez-vous de tous ces personnages secondaires peuplant les grands classiques littéraires,
Non? Et bien c'est précisement eux que Fforde met à l'honneur, évitant ainsi de les laisser croupir au simple rang de faire valoir.

Pour finir, moi aussi je veux un dodo comme animal de compagnie :)

"Le groupe Goliath était à l'altruisme ce que Gengis Khan était aux tissus d'ameublements" p92

" - Achéron l'escroc, dit Mycroft lentement, Achéron le ravisseur et le maître-chanteur?
Le sourire d'Achéron ne vacilla pas.
- Oui, trois fois oui. Mais vous oubliez le meurtrier. Quarante-deux meurtres mon ami, Le plus dur, c'est le premier. Après, ça ne compte plus ; on ne vous pendra qu'une seule fois. c'est un peu comme quand on entame un paquet de sablés au beurre ; impossible de s'arrêter au premier" p174

" - Ne me traitez jamais de fou, mycroft. Je ne suis pas fou, j'ai juste... une morale qui est différente, c'est tout." p179


Quatrième de couverture:
Dans le monde de Thursday Next, la littérature fait quasiment office de religion. A tel point qu'une brigade spéciale, les Litteratecs,  a dû être créée pour s'occuper d'affaires aussi essentielles que les plagiats, découvrir la paternité des oeuvres de Shakespeare ou arrêter des revendeurs-dealers de faux manuscrits. Un jour Thursday est appelée pour appréhender un suspect bien habile et bien plus fort que tous ceux qu'elle a pu rencontrer jusqu'à maintenant. Il s'agit d'Achéron Hadès. Ce dernier, qui incarne la mal à la perfection, veut rayer de la carte les grands chefs-d'oeuvre de la littérature. Mais quand il s'attaque à Jane Eyre en personne, Thursday tente tout pour sauver son héroïne préférée......

mercredi 11 août 2010

[Cinema] L'apprenti sorcier : Merlin chez les geeks

Et si un jour Morgane se trouvait prisonnière d'une poupée russe? Pardon une poupée gigogne
Et si un jour un Sorcier du nom de Balthazar Blake (ressemblant furieusement à Sirius Black) se mettait tel un moine bouddhiste - les cheveux en plus - à la recherche du nouveau Merlin parmi les enfants du monde?
Et si la magie finalement se résumait à une souris avec un chapeau pointu laissant danser des balais tel un chef d'orchestre sous la houlette du vieux Walt?
Et si finalement nous, spectateurs, nous aimions ça?
Par "ça" j'entends les grands classiques revus à l'aune de la technologie et remis au goût du XXIe siècle. Goethe re-remixé par Walt Disney Pictures, je crois rêver. Même pas me souffle-t-on dans l'oreillette. 



L'apprenti sorcier finalement c'est quoi? 

Un blockbuster certes. Un film aux effets spéciaux omniprésents sans pour autant choquer les fragiles rétines du spectateur trop habitué à ses nouvelles images. Parce que oui les loups gris d'un calendrier qui prennent vie, le dragon de papier qui s'anime et grimpe le long de la façade d'un immeuble c'est du réchauffé. Pourtant içi on en redemande.



Et puis il y a l'histoire. Parce qu'il y a une histoire, une histoire bateau. Une sorcière maléfique qui veut détruire l'humanité, une jeune homme "hors de la meute" qui se révèle avoir un avenir exceptionnel devant lui, une histoire - deux en fait - d'amour, des êtres séparés qui se retrouvent dans l'un de ses langoureux baisers comme seul hollywood sait les faire et qui nous extirperait presque une larme.
Oui du classique on a dit. Et alors? Ce n'est pas pour ça qu'il ne faut pas aimer. D'ailleurs même si la fin est un peu téléphonée le film ne manque ni d'action, ni de suspens



D'autres raisons d'aller le voir? New York. Oui parce que si l'on échappe pas au fameux plan des building la nuit, on reste néanmoins schotché devant cette capacité à jouer avec l'environnement urbain. Du Chrysler building à Chinatown, tout un monde que le spectateur ne se lasse pas d'admirer. 


Notre héros?
Certains y verront là une sorte d'Harry Potter 2.0, pâle imitation d'un geek étudiant en physique. Mais à la différence de l'élève de Poudlard, il y a un emerveillement quasi permanent dans cette production qui en fait un peu plus qu'un divertissement estival. (Je ne serais pas surprise de voir le nombre de visites exploser sur la page "Bobine Tesla" de Wikipédia)
Et puis y a de tout dans ce film, des références - et des emprunts - aux films à succès (Fantasia, Harry Potter, Star Wars) un peu d'humour, beaucoup l'auto-dérision.


Sans en faire un film hautement intellectuel, le mode opératoire est tout ce qu'il y a de plus consacré, ravivant nos plus vieux souhaits dont le plus commun :  "Après tout pourquoi pas nous?"
Nous créatures ordinaires noyés dans la masse d'une population grandissante et toujours plus uniforme.
Chaque scène est un stimuli à notre bon vieux cerveau reptilien. Et on se souvient que nous aussi on aurait aimé plus jeune apprendre que l'on était un être hors du commun. 
Pas de doute, s'il y a quelque chose que ce film déverse dans notre inconscient c'est du rêve

Sinon? Et si on y allait juste pour voir Nicolas Cage avec des cheveux longs?




Pour finir la Bande - Annonce



Ou alors on pourrait aussi terminer sur le poème de Goethe traduit par Gerard de Nerval

Le vieux maître est enfin sorti, et je prétends que ses génies fassent aussi ma volonté. J’ai bien remarqué les signes et les paroles qu’il emploie, et j’aurai bien la hardiesse de faire comme lui des miracles.

« Allons ! allons ! vite à l’ouvrage : que l’eau coule dans ce bassin, et qu’on me l’emplisse jusqu’aux bords !

« Approche donc, vieux balai : prends-moi ces haillons ; depuis longtemps, tu es fait au service, et tu te soumettras aisément à devenir mon valet. Tiens-toi debout sur deux jambes, lève la tête, et va vite, va donc ! me chercher de l’eau dans ce vase.

« Allons ! allons ! vite à l’ouvrage : que l’eau coule dans ce bassin, et qu’on me l’emplisse jusqu’aux bords ! »
Tiens ! le voilà qui court au rivage !… Vraiment, il est au bord de l’eau !… Et puis il revient accomplir mon ordre avec la vitesse de l’éclair !… Une seconde fois ! Comme le bassin se remplit ! comme les vases vont et viennent bien sans répandre !

« Attends donc ! attends donc ! ta tâche est accomplie ! » Hélas ! mon Dieu ! mon Dieu !… j’ai oublié les paroles magiques !
Ah ! ce mot, il était à la fin, je crois ; mais quel était-il ? Le voilà qui revient de nouveau ! « Cesseras-tu, vieux balai ?… » Toujours de nouvelle eau qu’il apporte plus vite encore !… Hélas ! quelle inondation me menace !
Non, je ne puis plus y tenir… Il faut que je l’arrête… Ah ! l’effroi me gagne !… Mais quel geste, quel regard me faut-il employer ?

« Envoyé de l’enfer, veux-tu donc noyer toute la maison ? Ne vois-tu pas que l’eau se répand partout à grands flots ? » Un imbécile de balai qui ne comprend rien ! « Mais, bâton que tu es, demeure donc en repos !

« Tu ne veux pas t’arrêter, à la fin !… Je vais, pour t’apprendre, saisir une hache, et te fendre en deux ! »
Voyez-vous qu’il y revient encore ! « Comme je vais me jeter sur toi, et te faire tenir tranquille !… » Oh ! oh ! ce vieux bâton se fend en craquant !… C’est vraiment bien fait : le voici en deux, et, maintenant, je puis espérer qu’il me laissera tranquille.
Mon Dieu ! mon Dieu ! les deux morceaux se transforment en valets droits et agiles !… Au secours, puissance divine !
Comme ils courent ! Salle, escaliers, tout est submergé ! Quelle inondation !… Ô mon seigneur et maître, venez donc à mon aide !… Ah ! le voilà qui vient !

« Maître, sauvez-moi du danger : j’ai osé évoquer vos esprits, et je ne puis plus les retenir.
— Balai ! balai ! à ton coin ! et vous, esprits, n’obéissez désormais qu’au maître habile, qui vous fait servir à ses vastes desseins. »

mardi 10 août 2010

[Lecture] Mathilde [BD]


A bientôt 25 ans, caissière dans un supermarché pour gagner de quoi manger et payer son loyer, Mathilde s’interroge sur son avenir et sur ces études qui auraient dû lui permettre d’avoir une bonne place. Elle cherche aussi à concrétiser son rêve : devenir écrivain, mais voilà déjà un moment qu’elle planche sans succès sur son manuscrit. Et puis ses amours avec Julien, graphiste en devenir, qu’elle connaît depuis le lycée, ne sont pas au beau fixe. Surtout depuis qu’il passe presque tout son temps avec son équipe et Judith, cette amie pour laquelle il a déjà eu un faible. Tout semble vouloir lui échapper des mains. Pourtant, la solution est peut-être là, toute proche, incarnée par ce client un peu bizarre rencontré à la caisse…
 
Je lis très très rarement des BD et pour cause, je reste chaque fois sur ma faim. C'est un format qui ne me convient pas. Mais après lu l'avis de Lianna sur le sujeT. Je n'ai pas résisté. J'aurais peut-être dû.
En effet, je trouve le dessin trop simpliste et l'histoire peu consistante.
Je me disais que le thème de l'aspirante écrivaine ne pouvait que me séduire. Erreur, une fille qui passe son temps à se retrouver par mégarde face à son patron à poil et dont la vie amoureuse part à vau-l'eau, jusque là rien de fascinant, d'autant plus que sa vie à proprement parler d'aspirante écrivaine n'est que briefvement mise en avant dans ces deux premiers tomes.
Je lirais probablement les tomes 3 et 4 une fois sortis mais je reste néanmoins déçue par cette BD qui s'annoncait pourtant prometteuse.

dimanche 8 août 2010

[Cinema] Films d'Aout Part I

Vu le nombre de films que je vais voir actuellement, je ne vais pas faire un billet pour chacun d'eux, donc voici un premier medley d'avis.

#Le dernier maitre de l'air


Synopsis : 
Air, Eau, Terre, Feu : l'équilibre du monde bascule par une guerre sauvage engagée depuis un siècle déjà par la Nation du Feu contre les trois autres nations. Mettant au défi son courage et son aptitude au combat, Aang découvre qu’il est le nouvel Avatar, seul être capable de maîtriser les quatre éléments. Il s’allie à Katara, un Maître de l’Eau, et à son frère aîné Sokka, afin de stopper la Nation du Feu avant qu'il ne soit trop tard...



Mon avis:
J'ai fait l'énorme erreur d'aller le voir, le jour de sa sortie, un mercredi donc, dans une salle pleine de mioches survoltés. Autant dire, pas dans les meilleures conditions pour apprécier un film qui n'a pas grand chose d'appréciable par ailleurs.


Pourquoi j'ai été le voir? parce que j'ai un horrible coté midinette et que Jackson Rathbone est un peu mon crush du moment.


Alors oui, juste pour le voir en grand longtemps sur un écran, j'ai supporté 1h30 de film.
Déjà je suis déçu, je croyais que c'était un one-shot et même pas, en fait, il ya a plusieurs loarties. Pas sur que j'aille voir la suite. Les combats d'art martiaux? Même si je n'apprécie que rarement, je suis reste généralement admirative du spectacle, c'est tout de même impressionnant; Mais ici quoi? Ca ressemble tpout au plus à de la danse contemporaine mal exécutée. Oui je suis déçue par ce point là.


Et puis il y a quelque chose qui m'a frappé, oui vraiment mis une claque. Au bout d'un moment, lorsque nos valeureux héros partent pour la cité du Pole Nord, il vogue sur une espèce de coque de noix, et passe de grandes falaises, puis des portes puis il y a l'attaque de la cité. OMG! Je me suis cru dans le seigneur des anneaux lors de l'assaut de Minas Tirith. Oui, je suis choquée, la ressemblance est frappante, jusqu'au plan de la cité, la manière d'entrer, les boules de feu tout ça. J'ai presque envie de crier au plagiat. (bon après c'est aussi la partie du film la mieux réussie).
Visiblement je suis tombée sans le savoir sur un divertissement pour enfants entre 6 et 10 ans, et pour eux ce doit être un bon film, mais je n'ai pas accroché.

Dernière chose. Quelqu'un peut-il expliquer au réalisateur qu'un film en 3D ne se filme pas avec une caméra 2D?


#Night and Day



Synopsis:
Lorsque June rencontre Roy, elle croit que le destin lui sourit enfin et qu’elle a trouvé l’homme de ses rêves. Pourtant, très vite, elle le suspecte d’être un espion et le cauchemar commence.
Elle se retrouve traquée avec lui dans une coursepoursuite à travers la planète qui ne leur laisse aucun répit. Leur vie ne tient qu’à un fil et le danger est partout. Pour avoir une chance de s’en sortir, June et Roy doivent se faire confiance au point de se confier leurs vies. Mais est-ce bien raisonnable ?

Mon Avis:
Pour une fois, je n'ai pas été déçue. Pas parce que c'est un film génial, mais parce que je me suis marrée tout le long du film. Tom Cruise joue au James Bond rebelle et Cameron la poupée blonde toujours embarquée dans les pires galères. Ajoutez à celà des casces, des motos et des voitures qui explosent, voles, quelques méchants qui passent leur temps à tirer sur nos deux héros, un agent secret ripou, mixez le tout et servez frais avec une petite ombrelle.
Je rigole certes mais un film d'action plein de clichés, un bon gros blockbuster en somme, ben ça fait du bien. pas question de se prendre la tête, on se laisse porter et on apprécie le bon divertissement qui vous fait oublier la canicule et/ou le fait de ne pas être en vacances :)



Au final, oui sans être exceptionnel, c'est à voir pour passer du bon temps.
Le petit plus? Cameron diaz qui ne cache pas ses pattes d'oie. Enfin perso j'ai trouvé ça très chou.


#Comme chiens et chats 2



Synopsis:
Chiens et chats s'entendent depuis toujours… comme chiens et chats. Nous étions habitués à les voir se disputer, s'invectiver, se donner des coups de battes et des coups de griffes, mais voici qu'une féline en folie a choisi d'aller plus loin – beaucoup plus loin. Kitty Galore, ancienne espionne de l'agence M. I. A. O. U., a décidé d'agir pour son propre compte. Dans 48 heures, si son plan diabolique aboutit, la race canine ne sera plus qu'un souvenir, et tous les félins du monde, seront à ses pieds. Face à cette terrifiante menace, chats et chiens sont obligés de s'unir pour la première fois s'ils veulent sauver la planète et l'espèce humaine d'une CATastrophe sans précédent. Accrochez-vous, ça va secouer…


Mon avis:
Chat alors :) Je suis sous le charme des chats et des chiens parlant. Oui, je suis une amie des animaux plus que des humains. Non je n'ai pas vu le 1; Et Oui, je suis fan des films débiles avec des animaux parlant l'humain (le diable me parle parfois vous l'ignoriez?)
Bref plus haut, je parlais de james Bond, et là c'est un peu pareil, le générique est juste une version animale de GoldenEye où Pierce Brosnan se trouve remplacer par un superbe berger allemand. Bref, c'est un film assez bien réalisé avec une vraie méchante complètement psychotique et pleins de références à d'autres films.

Pour finir, un mega coup de coeur pour la série d'affiches du film (je veux Channibal Lecter)

samedi 31 juillet 2010

Comment je bloggue!

Vu chez TiggerLilly et Océane, lancé par Seemee, je reprends ce tag. Bienvenue dans les coulisses du blog

* Qu’est-ce qui vous inspire : des lectures, des situations de la vie quotidienne ?
A vrai dire, un peu de tout, la ligne éditorial de cet espace étant assez floue, il peut s'agir de lectures, de séances ciné ou d'une irrémédiable envie de bavasser

* Qu’est-ce qui déclenche l’acte ?
Ecrire n'est pas une pulsion (peu importe ce que j'écris), plutôt un besoin, plus ou moins régulier (plutôt moins que plus d'ailleurs)

* A quels moments de la journée le faites-vous ? De quels endroits ?
Le soir généralement chez moi. Parfois quand une inspiration soudaine m'envahit c'est dans un train. Oui je sais c'est bizarre mais je réfléchis trop en prenant le train. 

* Comment et où vous installez-vous ? Quel est votre environnement ?
Sur mon burau avec un chocolat chaud, le chat pas loin, un bon CD rock (ce soir Kasabian) ou un opéra en fond sonore. 

* Quels outils utilisez-vous pour écrire (un traitement de texte ou directement dans votre éditeur de billets ?)
Directement dans l'éditeur d'articles, ça me permet de garder un article en brouillon sans pour autant l'oublier. 

* Faites-vous beaucoup de recherches ? Rédigez-vous beaucoup de brouillons ou d’articles que vous ne publierez pas ?
Pour les recherches, ça dépend des sujets. Quant aux brouillons, j'en commence des tonnes que je laisse reposer avant de finir ou d'abandonner par manque d'inspiration (à titre d'exemple, ce billet commencé le 27 mai et terminer en juillet ;)  )

* Ecrivez-vous en prenant votre temps ou avec une certaine frénésie ?
Disons que l'inspiration et l'envie viennent par période, j'écris donc par moment toute une série d'articles qui alimenteront le blog. Articles préprogrammés qui sont ponctués d'articles écrits sur le vif, sans vrai recul pour tout un tas de raison. Mais j'écris avec frénésie mes premiers jets.

jeudi 29 juillet 2010

I wanna do bad things with you

Bien parlons vampires. 
Oui shame shame! Vous pouvez me pourchasser à travers Pigalle avec un crucifix. Je le mérite, j'ai cédé à la folie vampirique.
Je sais pas, ça doit être la saison ou le matraquage médiatique qui a fini par infiltré mon cerveau.
Cela dit, je sais aussi que j'arrive un peu après la bataille mais ce n'est pas grave je vais quand même donner mon avis.
Je ne vais te parler que d'adaptations visuelles puisque je n'ai pas lu Twilight donc je ne jugerais pas les livres et j'ai à peine commencer Le Journal d'un Vampire.

Il parait qu'il y a un vampire dans le machin de TF1. Mais si secret story. Le gamin avait un skyblog (vas y marres toi tu peux) et il se prend pour un vampire. Bref, c'est beau d'être jeune. 
Et donc il est là sur les écrans des foyers français quand au même moment sort sur les écrans de ciné le troisième volet de Twilight. Oui celui qui fait hurler et couiner toutes les midinettes du globe et qui hurlent à la mort telles des louves-garous à la vue de Robert Pattinson. 
Bon je ne vois franchement pas ce qu'elles lui trouvent. A la limite elles pourraient hurler devant les pectoraux des loups-garous. Parce que comme le dit si bien si bien TardisGirl, ce volet c'est un peu "les feux de l'amour au Club Med".
Donc je disais, moi qui n'ai ni lu, ni vu Twilight, j'ai du rattraper mon retard avant d'aller voir le n°3. Et 2 films en deux jours avec tous ces bons sentiments bien puritains. Yeark yark yeark. J'ai frolé l'overdose voire le choc anaphylactique. Et après ce visionnage intensif, je suis ressortie du cinéma avec l'idée que finalement le troisième volet que cette fameuse saga est loin d'être le pire même si ça ne vole pas très haut.



Acteurs: Hmmmm, peut mieux faire, beaucoup mieux même. Je suis déçue par l'interprétation de Victoria qui est plus pathétique qu'effrayante.

Ambiance: De l'eau de rose bon marché et encore. Pourtant le film ou du moins la première scène était alléchante et sombre. Et puis soudain, des fleurs, des sentiments à recracher ses pop-corns. Oui il s'agit d'un film pour midinettes survoltées et adolescentes mal dans leur peau rêvant au grand amour avec un être fort, puissant et exceptionnel. Et non ce n'est pas romantique. c'est mièvre.



Bande Son: Muse vraiment? Bon je crois qu'il faut vraiment qu'ils arrêtent les bande son de film. C'est vraiment en dessous de tout. Je reste persuadée que la BO du permier est la seule potable.

Et sinon: Coup de coeur pour Jackson Rathbonne qui joue le rôle de Jasper. Si on laisse de coté sa nouvelle coiffure, j'aime beaucoup son jeu oui c'est un peu le seul (avec Peter Facinelli) qui tient la route. Il a un petit coté Johnny Depp à ses débuts. Bref je vais parler comme une midinette mais "il vient planter ses crocs dans mon cou quand il veut"


Au final: Rassurez moi, la seule raison pour laquelle tant de personnes se jettent sur ce film c'est pour voir des gamins à peine sortis de la puberté torse-nus? Cela dit, j'ai tout de même eu un sourire pour cette réplique "Tu ne connais pas les tee-shirts" oui c'est bête mais c'est un peu ce que tout le web se demande.
Et s'il ne fallait retenir qu'une scène? L'entrainement avec le pseudo combat final.




Bien une fois que tu as cette vision étrange des vampires à l'esprit, passons au point suivant de notre reflexion.
Oui, j'aime me faire du mal, alors j'ai entrepris de regarder "The Vampire Diaries" pour m'enfoncer un peu plus dans cet univers fait de sang et de rivalités (je n'ai pas cédé à l'appel de True Blood, j'essaie de résister)

Verdict après avoir fini la saison complète? J'aime, contrairement à Twilight. Parce que c'est plein de clichés. De vrais clichés sur comment tuer un vampire avec un pieu, pourquoi ne pas l'inviter à rentrer dans une maison. Alors oui il y a une histoire d'amour impossible, des méchants vampires qui menacent la ville, des gentils vampires (un seul?) qui ne boit pas de sang humain. 

 D'ailleurs vous ne trouvez pas que cette coiffure et ces sourcils épais lui donne un faux air de Robert Pattison?

Oui les vampires c'est bien connu vont au lycée comme tous les jeunes de leur âge. Oui les vampires... tiennent des journaux intimes ou même lisent Twilight? WTF?
On retiendra d'ailleurs ce dialogue lors du 4e épisode entre Damon et sa copine humain 

"Oh, I miss Anne Rice. She was so on it."
"How come you don't sparkle?"
"Because I live in the real world, where vampires burn in the sun"

Et oui les vampires de brillent pas de mille feux d'amour au soleil
Alors au final c'est plein de clichés mais les dialogues me font rire et puis il y a Ian Somerhalder et juste pour ça, je veux bien me faire croquer.


En définitive, mon adhésion va vous l'aurez compris à Vampire Diaries, même si l'adaption TV a d'étranges similitudes avec la saga de Meyer. J'attends la suite, la saison 2 est prévue pour septembre. 
Et puis il faut que je lise tous les livres, tant de Twilight que le Journal d'un Vampire car j'aime pouvoir faire le comparatif entre livres et adaptations.

Mais Anne Rice me manque tellement.

Pour finir, voici deux petits analyse sur le phénomène twilight et plus largement vampire dans la littérature 

La prochaine fois on parlera licornes promis.

lundi 26 juillet 2010

[Cinema] Le premier qui l'a dit est Italien

Samedi j'ai eu la grande est merveilleuse idée de me faire un après midi ciné pour tuer le temps je l'ai achevé le salaud

Et je suis donc allé voir à la suite L'italien et le premier qui l'a dit. Autant dire, que c'était une après-midi où discrimination, tolérance et Italie étaient au rendez-vous.

#L'Italien

Synopsis:
Dino Fabrizzi est le vendeur numéro un de la concession Maserati de Nice. A 42 ans, il arrive à un tournant de sa vie, le poste de directeur lui est ouvertement proposé et sa compagne depuis un an, Hélène, a la ferme intention de l'épouser. Pour Dino, la vie est belle, sauf que cette vie parfaite s'est construite sur un mensonge. Dino s'appelle en fait Mourad Ben Saoud. Ni son patron, ni Hélène et encore moins ses parents ne sont au courant de cette fausse identité... Dans dix jours débute le ramadan et Mourad qui passe outre tous les ans devra cette fois assumer la promesse faite à son père malade. Faire le ramadan à sa place... Pour Dino, l'italien, cela ne va pas être simple.

Mon Avis:
Kad Emrad est décevant. Le film en lui même étant une comédie, il est marrant certes mais pue la morale bien-pensante "Mentir c'est mal" "La discrimination c'est mal" "La religion permet le pardon" et les clichés.
Reste le comique de situation qui relève le film et évite au spectateur de sombrer dans un coma digne d'une huitre neurasthénique.
Je ne suis pas tendre avec le film, d'accord, mais on me l'a vendu comme étant la comédie de l'été, le truc a ne pas rater et finalement, ça retombe comme un flan mal cuit. Alors oui je suis déçu.

Cela dit, pour finir sur une touche moins négatif, une petite citation du film, qui m'a beaucoup plus
"Et tu crois que le Capes d'histoire ça se ramasse dans les fraises" je la resortirais à ma mère ;)

# Le premier qui l'a dit


Synopsis:
Grande réunion chez les Cantone, illustre famille de Lecce dans les Pouilles, propriétaire d'une célèbre fabrique de pâtes.
Tommaso, le benjamin, veut profiter du dîner pour révéler à tous son homosexualité.
Mais alors qu'il s'apprête à prendre la parole, Antonio, son frère aîné, promis à la tête de l'usine, le précède pour faire… la même révélation.
Scandale général, malaise du père qui chasse le fils indigne.
Tous les espoirs se portent alors sur Tommaso pour reprendre l'affaire familiale et perpétuer le nom des Cantone.
Tommaso a d'autres plans, mais comment peut-il à présent dire la vérité à sa famille ? C'est alors que ses amis romains débarquent pour une visite surprise dans les Pouilles.

Mon Avis:
C'est un film qui sent bon l'olivier, le soleil et les patisseries. Là encore, il est question de clichés, de mensonges, d'aveux et de tolérance. On s'attache à ses deux frères, un peu rivaux mais tellement semblables. On se prend à détester ce beau-frère napolitain et completement horripilant. oui, le spectateur traverse l'écran et se retrouve projeter au coeur même de cette drôle de famille caricature de la famille traditionnelle italienne avec ses grandes envolées.
C'est aussi une plongée dans l'univers macho de ces hommes au sang-chaud.

Et puis il y a cette intolérance ordinaire qui passe par des blagues sur les homos jusqu'à la sentence de la tante éternelle vieille fille "de toute façon, il parait que la moitié de la population italienne est bisexuelle alors..."
Un coup de coeur pour la grand-mère dont l'histoire bien que banale nous emeut presque jusqu'aux larmes. Eternelle histoire que celle des amours impossibles.

Au final cette comédie pas du tout romantique quoique émouvante vaut le détour. Un agréable moment en perspective pour les futurs spectateurs