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dimanche 27 mars 2011

Culture & Confiture du dimanche n*8 Spécial politique

"Politique : La politique est la conduite des affaires publiques pour le profit des particulier."
Ambrose Bierce - Le dictionnaire du Diable


Parler politique? Une journée d'elections cantonales? Mais vous n'y pensez pas. 

Alors aujourd'hui, je vous raconte l'histoire des premiers "Politiques" de France.

Il a fort longtemps, alors que le débat sur la Laicité n'était pas encore d'actualité, la France était en proie à de violentes guerres de religions opposant Catholiques et Huguenots (ou "protestants" même si le terme est bien plus tardif)
(il n'empêche qu'il est interessant d'étudier la terminologie utilisée par les parties en présence dans les conflits et leur façon de qualifier leurs adversaires mais je m'égare)


La France se déchire donc autour de deux partis ; la Ligue (catholique) et les  Huguenots. 

Passé la St Barthélemy en 1572 et le massacre (pas tant que ça quand même) des Huguenots, La Ligue se durcit et s'extremise sous la houlette du Duc de Guise

 Massacre de la Saint Barthelemy - François Dubois (peintre huguenot)

Cependant entre ces deux partis fortement organisés et fortement extremistes (avouons-le) se dessine un tiers parti (non je ne parle pas du Modem) un parti composé de "politiques" c'est à dire d'hommes modérés et réalistes qui font passser l'Etat avant la religion. Il ne s'agit certes pas d'un parti structuré mais plutôt d'un mouvement d'idées qui regroupe des esprits très divers qui préconisent des solutions de paix (sociale) dans le ralliement de tous à la monarchie. 


Pourquoi je vous raconte tout ça? 
Certes nous ne sommes plus dans un monarchie même si le rituel présidentiel n'est finalement pas si différent.
Cependant pendant que certains se lancent dans ce qu'ils appellent une nouvelle "croisade" sous couvert d'une mondialisation de la démocratie, que d'autres stigmatisent une religion plutôt qu'une autre sous couvert d'une pseudo défense de la laicité et que les derniers s'empêtrent des affaires financières... on finit me semble-t-il par oublier ce que devrait véritablement être la Politique, la vraie. 



Bon dimanche à vous et n'oubliez pas d'aller voter ;)

lundi 28 février 2011

J'aimerais tant être un flan ou un abat-jour en liberty

Cet article est écrit à 4 mains avec A-E. Il est donc tout autant sa propriété que la mienne. Car elle le dit si bien,"cette collaboration ouvre de nouveaux horizons au monde" ;)

      Aujourd'hui soyons cruels et tapons allégrement sur l'une des choses les plus inutiles que l'Internet mondial ait créé (mis à part les bots). Parlons de la blogo mode.
(je vois déjà le duvet de vos avant-bras se dresser de terreur) (parce qu’une vraie blogueuse mode, ELLE, aurait les avant-bras épilés, photos obligent) (ou pas).
La SPA s'est plainte de ma consommation trop elevée de chatons et de faons innocents, il fallait bien varier et partir pêcher un peu (personnellement je préfère le caviar à la petite cuillère mais si vous aimez la morue c'est votre choix)(non nous ne militons pas pour le retour d'Evelyne Thomas sur nos écrans). (note d’A-E : comme dirait mon père, les thons se déplacent toujours en bans :p)

Ce billet sera donc viscéralement méchant, vous êtes prévenus.





     Soyons honnête, par « blog mode » j'entends les sites uniquement consacrés à "ça". S'il t'arrive lecteur/lectrice une fois l'an de poster un article sur ton vernis OPI ou sur une superbe paire de bottes, je te pardonne. Mais venons-en à l'essentiel.

      La blogueuse mode, celle qui rêve de siéger un jour aux cotés d'Anna Wintour lors d'un défilé, vit dans un monde merveilleux rempli de cupcakes, de macarons et abhorre le chocolat (qui est quand même moins vicieux que les deux aliments sus-cités) (mais le chocolat n’est plus in depuis 2007, sauf que la mode étant un cycle éternel peut-être qu’en 2029 vous serez considéré comme un précurseur si vous continuez à en manger, qui sait ?)

      La blogueuse mode aime aussi beaucoup parler anglais, Non je ne parle pas de la traduction google de chaque billet visant à rendre son blog international. Non! D'ailleurs la BM te dira que c'est du "homemade" et là tu te demanderas ce qui est pire. Ou elle te dira que c’est ‘Marant-like’, et quand tu chercheras à savoir ce qui est marrant like une blogueuse mode (oui oui, on dit marrant as a blogueuse mode, mais c’est pour le jeu de mots tu comprends), tu passeras à côté d’Isabel Marant, grande créatrice aux pièces in-dis-pen-sables chaque saison.
Le problème étant le suivant il n'y a certainement pas de signe plus flagrant de "je me la pète" que de parler anglais quand tout le monde parle français. Parce que bien sûr le "french" c'est "so 2008" Et puis c'est toujours plus simple de placer des idiomatiques et faire genre"I'm fluent" que d'apprendre vraiment l'anglais
(oui j'écris fluent et pas influent ce n'est pas une erreur)
Ca vaut aussi pour les commentaires de leurs fidèles (je ne compare pas avec une secte! Qui a dit ça? J'ai trop d'admiration pour le pouvoir de persuasion des gourous) (encore qu’il faudrait se pencher sur les statistiques de certaines marques jamais rencontrées hors de la blogo et vendues sur des sites Internet à un SMIC de frais de port).

      Cela dit, nous parlons d'expressions mais un jour je ferais ma pouf moi aussi et j'écrirais un billet avec le suffixe -han partout. Juste pour donner une intensité dramatique à mon prochain achat de bottes (quoi la situation en Lybie ? OK, mon monde s’est écroulé avec la suspension de John Galliano, m’enfin il est pas lybien non plus, donc tant qu’on peut assister aux défilés, ma foi …)
Blogueuse mode si tu lis ce billet je t'invite à chercher le mot "suffixe" sur wikipédia.

      La blogueuse mode vit dans un monde parallèle où les paysages sont soit pastels soit saturés. Parfois elle tente le style "photo vieillie" artificiellement en se prenant ostensiblement pour une héroine austenienne (Colin Firth et le talent en moins).
On vous a pourtant dit que l'abus de drogues était mauvais pour la santé mentale.
Parce que le monde parfait de la BM, plein de macarons et de cupcakes (oui je radote) c'est un peu comme celui de la jeune lycéenne en fleur qui débarque en fac. Où comment passer d'un monde tranquille au monde des grands, où les fleurs sont écrasés et où il faut prendre ses responsabilités. Quelle horreur. Alors la BM se réfugie dans son petit univers rose, mauve, parfois parme (oui il existe une différence, c'est comme entre le orange et le corail et aussi le tangerine, on a chassé Ben Ali pour moins que ça) et c'est là que BAM! elle te raconte sa vie trépidante sur son blog

      Mais nous n’avons pas abordé un point crucial qui, j’en suis sûre, te fascine : comment la BM finance-t-elle sa garde-robe ? Plusieurs solutions : la BM a un mec/homme/Prince (ne rayer aucune mention) qui l’entretien et lui paye à peu près ce qu’elle veut pour avoir la paix (et au moins elle sera bien fringuée quand les huissiers débarqueront), ce qu’elle ne manque pas de mentionner avec des petits cœurs partout ; ou la BM a un job payé de manière inversement proportionnelle à son niveau de français et d’orthographe ; ou encore, elle … non, rien.

      Oui comme son nom l'indique, la blogueuse mode a un blog, où tu trouveras surtout des photos d'elle avec la liste exhaustive des fringues qu'elle porte sur chacune des photos (accessoires compris)
Une question cependant me questionne (oui j'ai conscience de l'absurdité de cette tournure de phrase mais j'ai une excuse je suis blonde) Faut-il être jolie pour être blogueuse mode? Si j'écoute mon coté humain et naif je dirais "oui bien sur, elle est censé mettre en valeur la tenue, si tu mets un trench superbe sur un thon, ça va pas le faire"
Mais la réalité est beaucoup plus cruelle avec nos pauvres yeux (remarque que pour une fois c'est la réalité qui est cruelle pas moi) et je ne parle pas des tenues "mises en valeur" (malgré les avants-bras épilés susmentionnés). Mais c’est beau, autant de filles décomplexées qui s’assument aussi bien une fois retouchées.

      Je ne parle pas des billets sponsorisés, ce serait trop facile... Et puis si, quand même soyons horrible jusqu'au bout. Parfois la modasse, se lance dans un billet avec plus de 100 mots. Mais attention, point trop n'en faut pour son petit cerveau vide et futile. Alors la BM se fait rémunérer ses posts, non pardon pas rémunérer, spon-so-ri-ser. C'est différent. Bref, elle se fait acheter, comme une vulgaire... non j'ai rien dit. Parfois aussi histoire de faire grimper son compteur de commentaires elle lance des concours où son chat de marque, prêté pour la saison par une grande maison, tirera au sort, photos à l'appui.

      Allez après ce torrent de mauvais esprit, je vais faire un geste généreux, si tu me lis blogueuse mode. 
Je vais mettre la définition des mots compliqués en fin de billet. Ou pas, d'ailleurs, tu n'as qu'à vendre ton trench et acheter un dictionnaire

PS : (Ce billet milite pour la sauvegarde des parenthèses)

samedi 26 février 2011

"Ils ne doivent pas fermer les yeux"

 j'aurais pu vous parler de Vassili, un ami qui en 2005 à son retour de voyage comparait la Tunisie et le Belarus avec cette phrase qui m'a marqué
"les mêmes personnes, même président, le même niveau de vie, comme un simulacre d'élections et la même indifférence à tout."

J'aurais du vous parler des "révolutions arabes" mais cette tendance à tout mettre dans un même panier me rappelle l'époque où l'on appelait "Serbes" slovaques, ukrainiens et georgiens. 


J'aurais voulu vous parler de cette théorie de comparaison entre les états post-soviétiques et les révoltes actuelles parce que structurellement, "l'insurrection arabe" est un cas classique de "contagion révolutionnaire" alors même que la science politique mondiale considérait presque unanimement que le monde arabe était "inapte à la démocratie". Car c'est une chose de renverser un régime autoritaire, s'en est une autre de construire une démocratie L'Iran de 1978 en est un parfait exemple.
Cependant, cet effet de «contagion»  donné il ya trois mois comme absolument impossible, se met soudain à être réel. Oui je pourrais vous parler de la théorie de la "contamination" pendant des heures mais... 

Je vais juste vous traduire la fin d'un appel écrit suite aux exactions commises après les élections au Belarus le 19 décembre. Simplement parce qu'au delà de sa vocation initiale, sa validité perdure tant qu'il existe des dictatures.


"Si l'Europe et le monde ne veut pas une répétition dans les crimes staliniens et post-nazie, ils doivent adopter une position ferme contre le régime politique actuel. Ensemble, nous ne devons pas laisser le peuple subir la violence dictatoriale.

Nous vivons tous sur une seule planète. Et si les droits de l'homme sont violés si les adversaires politiques subissent la répression et la violence, alors les pays voisins ne peuvent pas et ne doivent pas fermer les yeux.

Car ils sont sans pitié avec tous ceux qui peuvent les atteindre  Chacun de leurs actes, se réfèrent à ce qu'il y a de plus bas chez l'homme. Ils sont la pire chose à qui l'humanité ait donné naissance." 

lundi 21 février 2011

J'ai honte pour l'Humanité

J'ai fini la nuit assise, en tailleur sur le canapé, les yeux rivés sur l'écran de télé, incapable de me détacher des images qui tournent des boucles. 10, 20 fois peut-être plus à écouter ces témoignages, finir par les connaitre par coeur. Changer de chaine, tomber sur des images encore plus folles, encore plus atroces.
Pourtant j'étais à l'abri, moi, dans mon salon, sur mon canapé, dans ma petite vie tranquille.
Dans ma petite vie tranquille justement, où j'aime me plaindre des petits désagréments du quotidien, de la pluie ou du soleil trop chaud, des gens, de tout et de rien.
Mais cette nuit je suis restée là, j'ai regardé ces images passer en boucle. Et j'ai pleuré, sans le vouloir mais sans pouvoir m'arrêter non plus.
Parce que pendant que je me plains, d'autres se font massacrer.

Je ne comprendrais jamais comment des hommes peuvent tirer sur leurs propres frères.
Je ne comprendrais jamais comment on peut avoir aussi peu de considération pour la vie humaine.
L'Homme dans son abjection la plus absolue.
A ce stade, ce n'est même plus de l'animalité.

Et puis dans ce bain de sang, il y a ces pilotes qui se sont posés à Malte pour ne pas obéir, pour ne pas tuer les leurs. Ces hommes, pour moi, ce sont des héros tout simplement. Comme tous ceux qui ont refusé un jour d'ouvrir le feu sur une foule désarmée.
Ca donne encore envie de croire qu'il y a quelque chose de sauvable chez l'homme.

Mais au delà de ces actes de courage, il y a tout le reste.
Et c'est ce reste justement qui me hante cette nuit. J'ai mal, j'ai du mal à me dire que des centaines de personnes se font massacrer pour simplement un peu de liberté. C'est tellement dérisoire vu d'ici et pourtant si essentiel.
J'ai du mal à me dire qu'une fois le réveil passé, le monde reprendra sa marche, comme les jours précédents, comme les jours suivants parce que la plupart n'en ont strictement rien à faire.
Il y aura quelques voix qui s'élèveront, d'autres qui relaieront et puis tout cela se perdra dans la masse d'informations. Une danse diplomatique et on passera à autre chose.
J'ai encore plus de mal quand je comprends que je ne peux strictement rien y faire.
Juste regarder ou fermer les yeux et dans tous les cas, me battre avec ma conscience.
Parce que ce qui n'auront rien fait sont aussi coupables, parce que c'est si simple de tourner la tête.

Alors cette nuit, j'ai juste pleuré devant mon écran parce que j'ai honte pour l'Humanité.

Edit: Après quelques heures de sommeil et une relecture, ce billet n'a vocation ni à moralisr, ni à culpabiliser. Il s'agit simplement d'un état d'âme nocturne

samedi 19 février 2011

Histoire de famille et de racisme ordinaire

On a tous un jour ou l'autre entendu la phrase qui tue "Moi, je ne suis pas raciste mais...". Comme on a tous une grande tante ou un oncle que l'on a envie d'étriper pendant les réunions de famille. 
Partant de ce postulat, pour mon retour, je te parle de ma grand mère, de racisme et de Noël... Pas nécessairement dans cet ordre d'ailleurs.
En revanche tu es autorisé cher lecteur à compter les points FN (une des nombreuses variantes du Point Godwin).

Alors dans ma famille maternelle je les cumule.
Une grand mère face à laquelle j'essaie de rester zen et un oncle face à qui je ne suis pas zen du tout (en plus ce n'est pas mon oncle... c'est le mari de la tante) (non je ne fais pas de mauvais esprit jamais).
Parce que ma grand-mère je l'aime bien, elle fait le meilleur couscous que j'ai jamais mangé et elle est cultivée. En fait c'est comme une peinture. Plus tu la regardes (ou en l'occurence tu l'écoutes) plus tu découvres de nouveaux mondes fascinants. Sauf qu'elle a un tic de langage et tu peux être sûr que peu importe le sujet de conversation initial tu finiras par entendre "Non mais tu comprends, MOI j'ai vécu 20 ans au Maroc alors les arabes je les connais"

Vous releverez l'importance et le placement du "moi" dans ces deux phrases type (pardon je m'égare déformation professionelle)

Alors dis toi qu'en vingt et quelques années je ne m'y suis jamais faite et que je bouillonne toujours intérieurement. Mais sinon à part ça, elle n'a rien contre les asiatiques ou les latins. Non ya juste cette petite épine qui dérange son monde parfait.

Donc j'en reviens à l'idée inspiratrice du billet. J'étais encore en clinique quand elle est venue me voir deux ou trois jours après la chute de Mubarak (que j'ai totalement raté, je suis chagrin).
Et elle m'a prise en traitre.
Oui à moitié assommée par les calmants mon cerveau tournait au ralenti, quand elle a commencé à m'expliquer la géopolitique du Moyen-Orient.
Parce que oui quand on a vécu 20 ans au Maroc et que l'on est parti au moment de la décolonisation on est compétent pour parler du Yémen actuel. Et bien sûr elle a commencé à pronostiquer sur les manifestations en enchainant sur ses vacances de Noël à Marrakech dans la sublime maison que son beau-fils a acheté. (le même oncle déjà mentionné plus haut) (Remarquez cet habile glissement entre la contestation d'un peuple et ses vacances, c'est digne de MAM, je sais j'ai honte)
Joie! Bonheur dans mon esprit cynique! Dans un élan de lucidité, je parviens à dire que j'espère qu'il sera obligé de fuire le pays pendant une révolte et que ça lui apprendra à jouer les néo-colons en se faisant traiter en nabab.

Et puis sans prévenir elle m'a porté le coup de grâce.
"Quand j'étais là-bas, je suis partie faire quelques courses avec ta tante et je ne sais pas pourquoi en ce moment elle a la folie acheteuse. Alors je rentre dans une échoppe, poussée par le vendeur, tu vois comment ils font ces gens là, ils te touchent le bras, essaient de t'entrainer dans leur magasins et en plus ils parlent fort. Et il y avait de jolies armoires en bois, peintes. Alors ta tante en a voulu une. Mais tu vois, j'ai regardé de plus près la peinture. C'était de la mauvaise qualité. Un vrai travail d'arabe"
La aussi vous remarquerez l'utilisation dédaigneuse du "ils" de "ces gens là" et "la-bas"

Et là pouf Isleene elle est restée mortifiée sur son lit.
Parce qu'Isleene elle ne comprend définitivement pas les gens, et encore moins sa famille. Elle ne comprend pas comment on peut être aussi intolérant envers une population ciblée. Et ne me dites pas qu'elle a été traumatisée par la décolonisation. Elle avait le même jugement sur ses domestiques gens de maison avant.

Alors maintenant que tu as cerné le personnage, imagine mes diners de famille où j'essaie de ne pas hurler sur les gens quand ils sortent des trucs pareils. Parce que dans ma famille il y a un argument qui se transmet de génération en génération "Non mais si maintenant on a plus droit à l'humour" 

Alors à Noël (je déteste noël), il y a 3 ans, dans cette ambiance bien familiale, entre la dinde, le vin et la discussion politique sur l'immigration j'ai ouvert ma grande gueule.
Malheur j'ai brisé l'esprit de Noël. Oui le pauvre il s'est retrouvé en miette sur le tapis marocain, on a jamais pu le reconstituer.
Parce qu'il parait que ça ne se fait pas de faire taire son oncle, de lui dire ses 4 vérités en le traitant de misérable raciste et faciste (et un peu de con aussi). 
Mais tu sais quel est le drame dans tout ça? C'est que je suis partie en claquant la porte et surtout que j'ai raté la buche!! L'autre drame c'est qu'il ne m'invitera jamais dans sa "merveilleuse et sublime" maison de Marrakech.  Ha non en fait ça se n'est pas un drame, j'irais à Beyrouth à la place.

Mais par dessus tout, le pire c'est qu'après coup, on est venu me dire "Mais Isleene on est d'accord avec toi, mais quand même ça ne se dit pas c'est un membre de la famille".

Et là je comprends pourquoi je n'ai jamais présenté mon ex-copain à ma famille. Il aurait passé un très mauvais moment le pauvre. Parce que tu comprends "ma petite fille blonde aux yeux bleux avec quelqu'un comme ça" c'est l'AVC doublé d'un Infarctus immédiat. Quoi que c'est une idée pour hériter plus vite

Alors pour mon prochain repas de famille, par pitié kidnappez moi ou offrez moi l'asile. Je vous en serais éternellement reconnaissante.

vendredi 18 février 2011

"L'éducation est un progrès social" John Dewey

"Faites en des incultes et ils seront plus faciles à manipuler. Tuez l'esprit critique, ils se soumettront rapidement."

J'ai du retard sur les dernières annonces de Valérie Pecresse, je sais. Néanmoins, les dernières nouvelles me laissent aussi sceptique que révoltée alors je ne vais pas m'emporter ici, enfin pas desuite.
Ceci dit aujourd'hui, j'ai la flemme de faire un vrai billet de ma main.


Seulement voila, il y a deux ans, s'amorçait un mouvement de grève et de protestation au sein des universités contre la mise en place de la mastérisation.
Cette nouvelle lubie de nos politiques qui, sous couvert de "mieux former nos enseignants", laissait des milliers d'étudiants sur le carreau. Impossible de passer les concours sans un bac +5, obligation de financer deux ans d'études supplémentaires et des "master métiers de l'enseignement" faisant perdre deux ans à ceux qui auront le malheur de ne pas réussir les concours, parce que la spécialisation est telle qu'avec ça et bien tu ne fais rien, à part repartir en M1 faire de la recherche.
Parce que oui, il faut faire peur à tous ces étudiants qui présentent les concours, faire baisser les effectifs des candidats pour mieux faire passer la baisse des postes mis en jeu.
Luc Chatel pensait donc qu'il pouvait manager l'education nationale comme à l'époque où il était DRH dans une filiale de l'Oréal? Visiblement oui.
Mais au final, ce sont les étudiants qui trinquent, ce sont les élèves qui se retrouvent face à des jeunes profs lachés avec encore moins de formation pratique que par le passé.

A la lumière de cette "introduction", je vous copie içi la lettre ouverte de camarades de Sud Etudiant et du Collectif Stagiaire Impossible à l'attention de Luc Chatel et Valérie Pecresse publiée ce jour dans l'Humanité.
Lettre ouverte à Luc Chatel, Ministre de l’Éducation nationale, de la
Jeunesse et de la Vie associative et à Valérie Pécresse, Ministre de
l’Enseignement supérieur et de la Recherche


Monsieur le Ministre, Madame la Ministre,
Les effets désastreux de la réforme de la formation des enseignants, dite de la masterisation, mise en place depuis deux ans par vos deux ministères, se font sentir d’une manière de plus en plus évidente.
Malgré la très forte contestation dont elle a fait l’objet dès le printemps 2009, malgré l’opposition d’une large majorité des enseignants, des étudiants et des parents d’élèves ainsi que de leurs organisations syndicales et associatives, vous avez fait le choix de passer en force, ne tenant aucun compte des multiples avertissements concernant les risques que susciterait la mise en œuvre de votre projet. Aujourd’hui, alors que la réforme est appliquée depuis la rentrée 2010, l’heure du bilan est venue, et force est de constater que la situation est pire que ce que l’on pouvait craindre, tant pour les étudiants qui
préparent les concours que pour les fonctionnaires stagiaires qui les ont obtenus l’année dernière.

Les masters MEF (Métiers de l’Enseignement et de la Formation) ont été mis en place dans la précipitation et la confusion, sans cadrage national digne de ce nom, notamment en ce qui concerne les conditions de stages. En effet, si la réglementation nationale impose un stage en responsabilité de 108 heures au cours de la seconde année de master, elle ne dit rien de leur organisation pratique, ce qui se traduit par de fortes inégalités entre les étudiantes et étudiants des différentes académies. Par ailleurs, ces heures représentent à la fois un volume horaire insuffisant pour une formation de qualité et une charge de travail importante pour des étudiants qui préparent de front le concours ainsi que la validation du master, qui comprend des examens et la rédaction d’un mémoire.

Les maquettes des masters MEF élaborées par les différentes universités présentent déjà des différences importantes : certaines prévoient des stages plus ou moins « filés », sur une durée importante, en alternance avec les enseignements à l’IUFM alors que d’autres groupent le stage sur une période plus brève, empêchant une analyse et un recul par rapport à la pratique du métier.

C’est néanmoins l’organisation effective des stages, confiée aux recteurs, qui est le principal facteur d’injustice et d’inégalités entre les étudiants.

D’une part, cette mise en œuvre s’est faite, dans certains cas, sans tenir compte de ce que
prévoyaient les maquettes de master des universités : des étudiants se trouvent ainsi devoir manquer des cours pour suivre leur stage, faute d’une réelle coordination entre rectorat, université et IUFM. La question de la rémunération de ces stages est également traitée de manière très disparate selon les rectorats, avec des différences de traitement entre étudiants admissibles ou non au concours, et parfois en contradiction avec les engagements pris par les administrations. C’est ce que dénonçaient les étudiants de l’IUFM de Livry-Gargan en manifestant le 11 janvier devant le rectorat de Créteil.
D’autre part, les dates d’inscription aux concours ont été modifiées sans grande publicité, et notamment sans que les candidats recalés l’année précédente en soient convenable mentinformés : certains n’ont ainsi pas pu se réinscrire.
Considérez la détresse dans laquelle sont plongés ces étudiants, qui n’avaient pas prévu d’autres projets professionnels et universitaires pour cette année, et qui avaient investi énormément de temps, d’énergie et d’espoir dans la préparation de concours rendus de plus en plus sélectifs par la réduction constante du nombre de postes dans l’enseignement : diminution qui devrait reprendre selon le budget triennal voté au Parlement de 16 000 par an dès 2011.
La communication de vos deux ministères s’emploie à démontrer que ces nombreux problèmes devraient se résorber dans les années à venir. Or, il n’en est rien, puisque l’essentiel réside dans l’absurdité d’une formation en master se donnant pour objectif de préparer en même temps à un métier, à un concours et à la recherche. Cela n’aboutit qu’à une souffrance et à un épuisement accrus des candidats aux concours, qui n’a d’autre effet (ou objectif ?) que de décourager les vocations aux métiers de l’enseignement.

Mais les obstacles à l’entrée dans ce métier que dresse votre réforme ne s’arrêtent pas à la réussite au concours, loin s’en faut. Les enseignants nouvellement recrutés, pourtant bénéficiaires du statut de fonctionnaires stagiaires pendant leur première année, se voient désormais confier une charge complète de 18 heures de cours par semaine (contre la moitié auparavant), avec des classes à examen, et n’ont dorénavant droit qu’à un simulacre de formation professionnelle, réduite à des séances de promotion de la réforme, qui n’apporte aucune solution concrète aux questions qu’ils se posent dans leur pratique quotidienne du métier. Là encore, l’organisation de la formation au cours de l’année de stage a été décentralisée aux recteurs, ce qui aboutit à de fortes disparités entre académies. Le tutorat peut ainsi varier de 36 à 108 heures et la formation théorique de 60 à 160 heures. En supprimant tout cadrage national des conditions de déroulement de stage, vous avez fait le choix non seulement de placer les jeunes professeurs en grandes difficultés mais aussi de renier votre rôle de garants de cette égalité de traitement et de qualité de la formation des futurs enseignants pour l’acquisition des compétences nécessaires à la titularisation des stagiaires.
Les effets pervers que comporte la réforme pour les candidats dans la transition de la réforme se retrouvent dans nombre de témoignages.
L’injustice criante de l’affaire Hannah Nehlig-Burnouf reste encore présente dans les esprits. Alors qu’elle est admissible aux écrits du CRPE cette année, elle n’a toujours pas pu réintégrer sa deuxième année de master MEF. Un recours a été engagé avec notre soutien, mais la situation est pourtant loin de se débloquer, faute de clairvoyance et de démocratie dans l’organisation de ces masters. La plupart des étudiants, peu chanceux d’avoir tenté les concours en cette période de réforme, se voient renier tous les droits qui leur sont dus.

Enfin, ces trop nombreux dysfonctionnements dus à l’application de vos réformes refondant le système éducatif n’ont pour conséquences principales que des pressions psychologiques insupportables sur les enseignants et les personnels administratifs rattachés à vos ministères. Pour la première fois, le rapport de l’Inspection générale de l’Administration de l’Éducation nationale et de la Recherche (IGAENR) pour la rentrée 2010 fait état d’une tension palpable dans les services administratifs de l’Éducation dont le fonctionnement expose leurs agents à un « niveau de risque qui ne peut plus être méconnu ». Ces pressions et méthodes de management rigides se déclinent dans le service public par l’urgence des calendriers, la surcharge de travail, la perte de reconnaissance de son propre métier.

Les nouveaux enseignants, qui ont cru voir leur rêve réalisé lors de leur admission, doivent à présent préparer des cours pour différents niveaux alors qu’ils n’ont eu connaissance de leurs classes que peu de temps avant la rentrée. Ils doivent en outre suivre des formations chronophages mais sans utilité réelle pour les aider dans cette tâche. Ils n’ont souvent pas pu se loger à proximité de leur établissement, leur affectation n’ayant été communiquée que tardivement. On ne compte plus les cas de dépression, de congés maladie et de démissions.

Les conséquences de cette réforme sont insupportables, tant en termes de dégradation des
conditions de travail qu’en termes d’éducation des générations futures. Aujourd’hui, la réduction du nombre d’enseignants fonctionnaires ne passe plus seulement par la diminution des postes aux concours, mais par des méthodes encore plus pernicieuses : il s’agit de rendre la préparation des concours au sein des masters d’enseignement et la pratique du métier humainement intenables, pour favoriser les abandons de candidats avant les concours et de fonctionnaires stagiaires avant leur titularisation. Levons le voile sur ce scandale, sur ces carrières sacrifiées, sur ces vocations transformées en cauchemar, sur une sélection qui s’opère par la souffrance induite par la formation à un métier tant désiré.
Nous exigeons de vous aujourd’hui et par la présente, l’abrogation de tous les règlements instaurant la réforme de la formation dite de la « masterisation », et un retour sur les décisions prises par arrêtés des ministres de l’Éducation Nationale et de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.

Nous vous demandons de garantir par votre action le maintien du cadre national de formation et d’exercice des stagiaires de l’enseignement et des professeurs ; l’abandon des réformes en cours dans l’enseignement, l’enseignement supérieur et la recherche dont nous vous avons présenté les néfastes conséquences ; l’augmentation des postes des différents ministères concernés et dans l’ensemble du service public.
Si vous n'avez pas eu le courage de lire jusqu'au bout je comprends. Il y a parfois trop de détails purement technique et si cette lettre est à mon sens un coup d'épée dans l'eau, il n'en reste pas moins que le constat est juste.
"On" est en train de casser l'éducation nationale, et ce depuis des années, mais cette attaque est d'autant plus grave qu'elle s'en prend directement à la formation des enseignants. Car tout le monde le sait, un enseignant n'est pas qu'un reservoir de savoir dans sa spécialité, enfin ce n'est pas ça qui fait de lui un "bon prof".
Je dis "on" parce qu'au delà des élus qui ont adopté cette loi, nous sommes responsables de ne pas avoir été jusqu'au bout d'une contestation qui avait pour la première fois réussi à fédérer étudiants, enseignants et chercheurs.
Avec le recul il y avait du potentiel.
Avec le recul nous sommes aussi responsables de cet echec.

Il n'y a pas de vraie de conclusion à ce billet. Elle viendra peut-être le jour où on se décidera à sauver l'école ou au contraire à l'achever.
Mais j'ai envie de vous dire que jusqu'au dernier moment, rien n'est jamais perdu.

dimanche 30 janvier 2011

Twitter c'est le mal!!

Ce titre c'est en substance ce que j'ai envoyé à une amie par texto... Et là tu t'aperçois que t'as un problème quand tu te me à parler de Twitter par SMS.

Flashback : je bosse sur mes archives, comme un dimanche après-midi à Paris, genre, je n'ai strictement rien d'autre à faire qu'écouter France culture en essayant de prendre pour la Georgette Duby de la Renaissance.

Donc, in fine, je meurs d'ennui sur des discours politiques inintéressants que personne n'a relu depuis plus de 4 siècles. Mais tout va bien parce que comme d'habitude, je me ballade sur Twitter histoire de procrastiner un peu plus.



Jusqu'au moment où un thé à la main, j'ai failli suicidé mon compte comme j'ai suicidé mes comptes FB.
Certains pousseront des cris horrifiés, d'autres acclameront cette prise de conscience tardive blablabla. Non mais plus sérieusement en fait la vie des autres on s'en fout ou presque.
Parce dans la vraie vie, je suis une fille qui aime les ragots, et j'ai un petit côté Œil de Moscou (tu savais pas que j'étais flippante en vrai? Ben maintenant tu le sais)

Mais dans la vraie vie de tous les jours, ce que sont devenus mes anciens camarades de primaire je m'en tape, pareil pour les gens à qui je n'ai presque jamais parlé, que je ne reverrais pas tout ça leur vie, leurs photos, les tests bidons m'emmerdent au plus haut point. Oui je suis vulgaire, je sais
Ce que j'aime c'est le contact humain, le vrai, avec la vraie voix des gens au bout du fil, leur visage devant un café, un verre de blanc ou un jus d'orange. Et puis même sur skype pour ceux du bout du monde (like BFF qui s'est cassé en N-Z sans moi la biatch)
Mais je digresse.




Dans la vraie vie de tous les jours ça me choque que les gens me souhaitent mon anniversaire juste parce que c'est inscrit sur leur page d'accueil. Et puis même que maintenant les gens, et ben ils te rencardent par messages sur un site communautaire, alors que de mon temps tu vois ya encore quoi 3 - 4 ans on faisait ça par texto, voire même que l'on s'appelait pour de vrai. Et puis là non même plus.
Même les enguelades sont différentes.
A la limite, tu mettras un statut assassin mais quand même un peu énigmatique pour que les gens te demande "mais qu'est ce qu'il y a?" pardon "ms keskia".

Mais j'en reviens à Twitter. Ces derniers temps, je remarque que ça se transforme en FB. Tu peux y suivre des révolutions ou le live-tweet des emissions bidons. Et là c'est le drame.
Je jete la pierre mais je fais pareil, comme une chèvre, embarquée par la masse. Attends tu crois que ça intéresse les gens quand je live-tweete une réunion? Bah non, mais mon nombrilisme me fait croire sur le coup que oui... 
Je ne dis pas que ça ne sert à rien.
J'ai découvert des gens géniaux sur Twitter. Enfin non, j'ai découvert des blogs de gens et ensuite, je les ai découvert eux, ils/elles se mettent un peu à nu sur ma TL en 140 caractères.
Et puis j'en ai rencontré quelques uns en vrai de vrai. On a bu des cafés et des chocolats, on a discuté de trucs méga-futiles, on a eu des débats politiques. Et ils y en a d'autres que je veux découvrir un jour.



Et c'est là quelque part entre le RT et les #FF, tu te rends compte de la fragilité des "relations virtuelles". En fait le terme de relations est mal choisi mais je n'en ai pas d'autres sous la main.
Quand tu es un peu accro à twitter, tu entres dans la vie quotidienne des gens.
Quelque part, tu t'attaches à eux, c'est pas de l'affection, c'est pas de l'amitié, c'est un truc un peu batard, juste comme quelqu'un avec qui tu discutes tous les matins dans le bus. Et paf un jour, elle n'est plus là. Alors tu ne sais pas vraiment ce qui te manque. La discussion du matin? La personne? Même si tu ne connais pas son vrai nom? Et puis un jour quelqu'un vient s'assoir à sa place et te parle et la remplace.
Twitter c'est ça, c'est un bus qui va je ne sais pas où mais je le prend chaque jour.
Et au final, je ne veux pas être quelqu'un qu'on remplace d'un clic de souris et je ne veux pas non plus m'attacher aux gens pour qu'un jour ils disparaissent sans laisser de traces.

Tu trouves que j'exagère? Même pas. Le fait est que sympathiser avec une personne derrière un écran te force à prendre en compte des critères que tu zapperais dans un premier temps IRL. Pour la moitié des gens intéressants de ma TL je ne connais, ni leur nom, ni leur âge, ni leur livre ou leur groupe favori.
Ca peut paraitre débile dit comme ça, mais connaitre les pensées et les états d'âmes des gens sans même connaitre leur nom c'est troublant.
Des critères donc. On passe sur l'aspect physique, ça compte pas.
Quand tu rencontres quelqu'un tu commences par aborder des sujets bateaux, genre tu fais quoi dans la vie, tu viens d'où et sinon qu'est ce que tu aimes.
Sur twitter, j'ai juste l'impression que tout est inversé. tu parles d'abord de tes opinions politiques ou de ta dernière expérience de cul ou tu partages ton humour avant le reste. La notion même de privé/public est finalement totalement chamboulée
En fait, avec ces rencontres virtuels tu vois la vraie personnalité des gens plus vite que dans une relation "normale".
Le problème étant, de facto, que tu as l'impression de mieux connaitre les gens, de passer plus de temps avec eux.

C'est ça. Twitter c'est le mal, parce que ça boulverse ma vision des relations sociales et parfois ça fait mal à mon petit coeur de blonde
En réalité je pense vraiment (oui ça m'arrive parfois, ne regarde pas ton écran d'un œil torve) que la dématérialisation (quel mot horrible) des relations sociales modifie vraiment nos comportements vis à vis de l'Autre.

J'ai un peu mis 2h à écrire et autocensurer ce billet alors je renonce à le supprimer comme je renonce pour l'instant à petit-suissider mon compte. Ne me supplie pas de rester dans tes commentaires, parce que je ne prendrais même pas la peine de répondre à ça. On en rediscutera à mon retour à la vie normale en Mars.
Tu peux toujours me raconter ta vie qui m'intéresse quand même, en envoyant un mail. Je te promets de te répondre :)

Si vous êtes allez jusqu'au bout de cet article, remerciez Anne-Elisabeth qui m'a poussé, limite obligé à le poster.

Pour finir sur une note plus douce, sachez que j'ai pris la décision de rendre tous mes travaux de recherche  sur le discours politique en Comic sans MS histoire d'emmerder le monde.

samedi 29 janvier 2011

Le Routard des dictatures.

A l'aune des révoltes qui secouent le Magreb et le Moyen-Orient, il faut être prudent à parler de révolution. On ne décrète pas une révolution. Elle s'impose tout simplement. L'histoire est truffée de revolutions avortées, de promesses de changement balayées d'un revers de manche. Le pouvoir confisqué, bridé et asservi.

D'un point de vue strictement linguistique, la révolution c'est quoi? 
Les révolutions politiques caractérisent un changement radical de personnel politique, et souvent d’institutions, du fait d’un soulèvement populaire ou de la victoire d'une faction représentant, ou prétendant représenter, une part importante de la population. (source wikipédia)

Sauf qu'à l'heure de l'internet, de l'instantané, de l'info brulante, on s'est échiné à galvauder le terme, à qualifier ainsi tout soulevement ou insurrection.
C'est le problème de l'histoire immédiate. Analyser et traduire en profondeur sans avoir le moindre recul sur les évènements.
C'est dangereux, c'est inefficace.  

Je reviens à ce que je disais plus haut, la révolution, ça ne se décrète pas. Si c'était le cas, le monde serait soit plein de soviets dirigés par des sosies de Mélenchon, soit plein de poneys violets et de papillons au gout de guimauve.

Hier tandis que le pays des sarkophages tentait sa chance au grand Loto de l'insurrection, le petit Nicolas faisait la fête et déballait sans doute peinard ses cadeaux envoyés de l'autre coté de la Mediterranée par ses potes dictateurs d'Afrique.



Alors un régime autoritaire (oui la dictature en politique c'est has-been) c'est quoi?

« L’autoritarisme désigne un rapport gouvernants-gouvernés reposant de manière suffisamment permanente sur la force plutot que sur la persuasion. C'est également, une relation politique dans laquelle le recrutement des dirigeants relève de la cooptation et non de la mise en concurrence électorale des candidats aux responsabilités publiques. »
« La vie politique existe par le biais de relais (partis syndicats) dévoués tandis que l’opposition est tolérée ou bannie. Les élections ne sont qu’une apparence démocratique et vise à légitimer le système politique aux yeux du monde et à l’intérieur de s’assurer de l’apathie des masses sans que leur résultat connu à l’avance n’ait quelconque influence. »
Guy Hermet, « L'autoritarisme » in Traité de Science politique, Tome 2, M Grawitz, J Leca. p.270

Le problème reste de définir l'autre solution à savoir la démocratie. Je vous laisse seuls juges d'une définition parfaite. Nous ne serions probablement pas d'accord. De même que du degré de libertés acceptable.
Mais pour vous donner une idée, The Economist a créé un classement basé sur un indice de démocratie. Classement au sommet duquel on retrouve La Norvège, L'Islande, le Danemark et la Suède.
La France elle passe de la 24e à la 31e, et fait son entrée dans la catégorie des"Démocraties imparfaites". Il est beau le pays des droits de l'homme.

Et sinon concrètement ça donne quoi?


(tu peux cliquer pour agrandir, plus le pays est sombre, plus sa démocratie est en panne)

Angola, Arabie Saoudite,
Biélorussie, Burkina Faso, Barein,
Cameroun, Chine, Comores, Congo, Cote d'Ivoire, Cuba, Corée du Nord,
Djibouti,
Egypte, Emirats Arabes Unis, Erythrée, Ethiopie,
Fidji,
Gambie, Guinée equatoriale, Guinée Bissau
Iran,
Jordanie,
Kazakhstan, Kirghizistan, Koweit,
Laos, Lybie,
Madagascar, Maroc, Mauritanie, Myanmar (Birmanie),
Niger, Nigéria,
Oman, Ouzbékistan,
Qatar,
République Centrafrique, Rwanda,
Soudan, Syrie, Swaziland
Tadjikistan, Tchad, Togo, Turkmenistan,
Vietnam,
Yemen
Zimbabwe

J'écarte volontairement l'Irak et la Tunisie qui sont en transition, du moins espérons pour eux.
J'en ai probablement oublié mais ça vous donne une idée.

Alors maintenant dis moi, où souhaites-tu partir en vacances?

vendredi 28 janvier 2011

Bribes d'insomnies...



Quand je suis à Paris, la nuit parfois je me lève, je m'assois sur le rebord de la fenêtre et je regarde les gens passer en bas. J'écoute.
Quand je suis en Catalogne perdue dans ma campagne, la nuit parfois je me lève, je vais m'asseoir dans l'herbe et je regarde les étoiles.
Lorsque l'on quitte la campagne pour vivre en ville, la première chose que l'on remarque c'est l'absence d'étoiles la nuit.

Parfois la nuit, j'ai envie de vous dire des "trucs"... oui plein de "trucs" des déclarations, des rétractations, des billeversées.
Parfois je me perds en hypallages et oxymore.
C'est cela, la nuit est propice aux confidences.
On les croit à l'abri sous le voile.

Il y a une chanson pour la nuit.
Une seule qui se laisse écouter en boucle, sans lassitude aucune.
Elle parle de changements, de révolutions, elle parle de Berlin et de Moscou, du premier soleil qui s'est levé librement à l'est en 89
Peut-être que tu le sais déjà mais si dans toute l'histoire du monde, il me fallait choisir un instant ce serait celui de la chute du Mur.
Je ne l'ai pas vu, trop jeune.




A être trop jeune on manque tellement de moments importants.
Le siège de Sarajevo, sa chute aussi.
Fin d'un monde.
Trop jeune.
C'était il y a longtemps.
J'étais marquée par Sarajevo
Suite à ça je voulais être reporter de guerre. Je voulais que les gens soient touchés par le malheur des autres.
Mais à 10 ans tu te rends pas compte qu'en fait le malheur des peuples, 99,5% de la population s'en fout.
Quant aux 0,5% restant...

jeudi 27 janvier 2011

Un jour je serais enterrée au Panthéon

Et paf, mes chevilles viennent de tripler de volume.

Je voulais faire un billet un peu sérieux en vain... Je reste là assise comme une cruche avec ma tasse de café en me demandant de quoi je vais parler. Des baisses de crédit dans la recherche?
De la presse quotidienne qui perd chaque jour un peu plus de son intérêt en essayant de rivaliser avec le Web mondial 2.0? 
J'ai plein de billets commencés qui attendent quelque part dans mes brouillons que je daigne leur accorder un instant.

En fait, moi et mon blog vivons une crise de couple. Il ne comprend pas que je le délaisse pour bosser sur de vrais articles scientifiques censés me rapporter une publication. Il ne comprend pas que je passe plus de temps à écrire un roman que je ne montrerais probablement jamais à personne.

Lui et moi étions il ya encore peu sur le point de divorcer. Oui la blogosphère littéraire a fini par me souler. Lire 20 fois les mêmes avis me gongle au plus au point. Et à reproduire ça ici me fait me sentir un peu débile. (Attends toi qui vient de la blogo littéraire, je n'ai pas dit qu'elle était débile hein)

Alors j'ai dit au blog "allons voir un conseiller conjugal"
Le blog a dit d'accord.
Alors j'ai dit au conseiller que je n'avais plus de sentiments pour le blog, le blog a pleuré chez le conseiller et le conseiller a dit 'mais essayez de changer vos sujets de conversation. Et revenez me voir, ça fera 150e"
A ce tarif là, il a intérêt à être compétent le conseiller.
Alors le blog et moi avons discuté de sujets différents. On a failli écrire sur la Tunisie mais on a pas voulu faire comme tout le monde. On a discuté de Céline quand même parce que le blog sait que je l'aime d'amour culturel.
Et le blog a dit "on pourrait ne parler que de ce qui te touche vraiment, tu pourras continuer à écrire et m'écrire différemment et moins fréquemment mais la passion sera toujours là"
Alors j'ai dit au blog que je ne voulais plus le quitter, mais qu'il allait devoir faire des efforts. Nous avons décidé de repartir sur de bonnes bases.
Alors j'ai dit au blog que j'allais changer son nom.
Et le blog a dit d'accord.

Vous ne pigez rien à ce billet c'est normal.
En attendant, je retourne écrire, il faut que je m'y remette si je veux pouvoir entrer un jour au Panthéon.

dimanche 23 janvier 2011

J'ai mal à ma Culture

La communauté historienne est en deuil ou presque, les auditeurs assidus de France Inter aussi.
Depuis vendredi, le petit monde de l'Internet un peu culturé se désole. Tout est parti d'une rumeur (pour une fois presque vrai) selon laquelle France Inter arrêtait la diffusion de son émission 2000 ans d'histoire proposée par Patrice Gelinet.
En réalité il s'avère que l'ancien patron de France Culture (de 1997 à 1999) est nommé au CSA. En conséquence France Inter lui cherche un remplacant.
Mais avouons le, cela ne sera jamais plus pareil. Dans la vraie vie de tous les jours, 2000 ans d'histoire est l'émission la plus podcastée de France. En grande partie grâce à un lobbying actif des professeurs d'université.


 Je me souviens (il a fort fort longtemps) lors de mon premier cours, de ma première année de fac quand mon fabuleux prof d'histoire contemporaine nous a expliqué avant tout qu'il nous fallait absolument écouter les émissons du type La fabrique de l'histoire et 2000 ans d'histoire. Oui il y a des classiques qui ont bercé les milliers de jeunes premières années.

Tout cela pour partir jouer le censeur au CSA. Shame on you Mr Gelinet.
Ca c'était vendredi.



Mais vendredi, la culture a pris encore un coup de l'aile quand notre le ministre thailandais de coeur de la culture a pris la décision "citoyenne et républicaine" de sortir l'anniversaire de la mort de Louis Ferdinand Céline de la liste des commémorations officielles 2011.
Ici nous sommes d'accord, Céline était un salaud antisémite mais quand même un putain de génie. Un maitre de la littérature et l'un des plus talentueux  écrivains du XXe siècle au même titre qu'Albert Camus.

Or une des premières choses que l'on apprend aussi en première année d'histoire c'est à comprendre les ressorts et les causes d'une époque, ce qui implique souvent de mettre de coté notre vision humaniste, égalitariste ou droit de l'hommiste. Mais comprendre n'est pas justifier. De toute façon, le travail ne se situe pas à cette étage.
Apprendre à faire la différence entre le comportement des gens et leur production. Voila ici ce qui importe.
Si demain, un groupe d'illuminés, ultra conservateurs, se pointait au ministère de l'éducation en demandant la suppression des programme de Baudelaire sous pretexte qu'il avait des tendances homosexuelles, la France entière s'indignerait en criant qu'il ne faut pas toujours au patrimoine national.

(Attention je ne mets pas sur un même pied antisémitisme et homoséxualité, j'avais juste besoin de l'exemple d'un auteur qui pourrait être attaqué sur sa vie plutôt que sur ces oeuvres.)

Patrimoine national, c'est bien de cela dont il est question dans cette affaire. L'un des problème étant que la France a du mal a faire la paix avec son passé et son histoire. Elle s'autoflagelle quand le politiquement correct l'exige quand elle ne s'engage pas dans des débats qui ne devraient pas être du ressort du politique à l'instar de la question du role positif de la colonisation.
Faire la paix avec son passé est d'autant plus difficile quand il existe encore des témoins des évenements qui prend son expérience et son ressenti pour la seule et unique vérité et qui tente d'influer sur l'écriture de cette Histoire.
Je m'éloigne mais pas tant que cela. Dans le cas de Céline c'est cette écriture de l'histoire qui est au coeur de la polémique et fait perdre de vue l'essentiel, l'aspect profondement culturel.
L'an dernier la France célèbrait les 400 ans de la mort d'Henri IV. Si le personnage politique est fabuleux, coté privé, il y aurait tellement à redire. Pourtant on a passé cette partie sous silence.

On créait des gentils et des méchants pour pouvoir se raccrocher à des valeurs qui seraient caduques de leur temps. Mais nous en avons besoin pour rester un brin optimiste.



La question étant doit-on subordoner la culture (et l'histoire de fait) aux exigences du politiquement correct? Je ne vous ferais pas l'affront d'une dissertation sur le suje.
Mais un pays qui a honte de son histoire et de ses productions, à titre personnel ça me fait peur. C'est ainsi que l'on commence à réécrire l'histoire au service d'une identité nationalement tronquée alors qu'au contraire, c'est ce qui devrait cimenter une communauté.

Face aux polémiques permanentes, il reste certain que nous sommes dans une période skyzophrène où la médiatisation passe avant la qualité. Car à l'instant où nous clamons la réussite des grands expos telles celles de Picasso ou de Monet, le même ministère boycotte et fait fermer une exposition qui se tenait aux Archives Nationales. Pourquoi? Pour faire plier des grévistes de ces mêmes Archives.

Aujourd'hui le service public culturel est à la dérive ou pire encore, il s'autodétruit.

Si tu as eu le courage de tout lire, félicitations pour la peine un jour peut-être je vous parlerais du projet de "Musée de l'Histoire de France".

vendredi 21 janvier 2011

Une histoire de communication



Parfois il m'arrive de participer à des "trucs" qui sur papier avait l'air génial et finalement d'avoir l'impression de retourner en CP.

Parfois aussi parce que vous êtes une femme, jeune et engagée en plus d'être compétente on vous prend pour la cousine d'ET.
Tout ça parce que femme, compétente et jeune dans la même phrase ça fait frémir la quantité impressionnante de machos bedonnants trustant les postes à responsabilités dans le domaine associatif. Parce que tu comprends toi, femme, jeune et compétente tu n'es pas crédible.
Non tu n'es pas crédible face aux autorités politiques locales, régionales ou nationales, tu n'es pas crédible face aux sponsors même s'il s'agit du boucher du coin, tu n'es pas crédible face à l'employé de l'association même si techniquement, tu es son supérieur hiérarchique.

Juste pour que tu visualises la situation:
En France dans le domaine associatif, 60% des dirigeants sont des hommes le plus souvent entre 30 et 59 ans. Et dans le domaine sportif, 87% des présidents d'associations sont des hommes.
Une fois que l'on a le portrait type du dirigeant en tête, passons à la suite.

En mars dernier on m'a gentilment demandé de participer à une formation sur le leadership féminin. Le tout visant à développer mon sens de la communication.
Et c'est là que le bât blesse. Mon sens de la communication et surtout de la diplomatie est proche du Zéro Absolu. J'ai bien essayé un jour de voir le sens du mot dans un dctionnaire, mais malgré mes efforts soutenus, je n'ai jamais brillé dans ce domaine. A la limite je pourrais toujours être engagée comme conseiller communication de MAM c'es.

Donc motivée je me lance dans l'aventure et là c'est le drame.
Saches que ce grand projet n'était qu'un cours de prise de parole. Tu te sens un peu flouée quand la soi-disant "pro" t'explique que s'il existe des inégalités hommes/femmes c'est quand même la faute aux femmes qui certes s'autocensurent mais surtout préfèrent quand même faire des gateaux pour leurs enfants chéris pendant que l'homme est en réunion le soir plutôt que de se retrouver dans la situation inverse. Parce que les femmes qui s'engagent trop c'est quand même qu'elles ont un grave problème à régler avec elle-même.
Ensuite on t'explique à grand renfort de graphiques que toi, bénévole, tu as quand même un certain devoir envers ton orga même si le contraire n'est pas nécessairement réciproque.
Et pour finir tu entames de petits jeux de rôles destinés à faire emerger ta personnalité soumise et à la combattre.

Ok et une fois sortie de là, que tu as ingéré toute cette propagande anti-émancipatrice tu te dis que quand même que tu vas un peu pourrir ton président au prochain conseil.

Le pire c'est qu'une fois sortie, tu te sens encore moins crédible.

Au final il est clair que la France sportive a un vrai problème avec ses bénévoles et en particulier avec les femmes. Et ce n'est ni en séparant le ministère des sports et celui de la vie associative, ni en mettant l'accent sur les performances sportives que ça changera.

mardi 12 octobre 2010

A travers la vitre du train, je vois la pluie tomber


Vous ai-je déjà dis à quel point les trains m'inspiraient? Parce ce qu'une fois encore, je prends le rail direction le Sud, la maison tout ça (bien sûr en plein milieu des grèves pourquoi faire simple)
Donc je disais, le train, j'ai une peur bleu de le manquer, si l'on ajoute ça au fait que je suis un peu à fleur de peau, je suis capable de me battre contre moi même pour retenir une larme de dépit si je trouve que je suis en retard et que je me persuade que je vais le louper.

Cela dit, ce lundi matin, j'ai de la marge, je peux donc checker mes mails en prenant le temps de boire mon café et en zappant sur les chaines d'infos internationales (oui je suis sur le pied de guerre dès 5h du mat' mwa) Et là je bloque, je viens de m'apercevoir que je reçois d'une des chaines japonaises et de deux, des chaines de mangas. Non as que je sois fan (ça fait travailler mon japonais c'est déjà ça). Mais quand je revois certaines animés je retombe littéralement en enfance. Oui parce que quand j'étais toute petite (genre j'avais 6 ou 7 ans hein ) j'écrivais des pièces de théâtre à mes Barbies et j'étais amoureuse de deux personnages de DA. Le chevalier du lion des chevaliers du zodiaque et puis je vouais une passion inquiétante à Ranma 1/2 et surtout de son père qui se transformait en Panda parce que oui j'aime les pandas au moins autant que les chats (mais c'est plus facile de faire rentrer un chat dans mon appart qu'un panda et puis je vous dis pas la galère quand il faut prendre le train avec votre panda adulte) Je sais c'est comme les Dodos parfois j'ai des lubies plus que bizarres.

Quoi qu'il en soit j'ai bloqué dessus et finalement j'ai failli louper mon train. Comme quoi on ne se refait pas. Et de surcroit j'ai passé mes 5h de trajet avec la musique du générique dans la tête.

Bref l'autre point ûber important que je voulais évoquer c'est que je vais fermer mon compte facebook, je vous expliquerais ça plus tard. Mais surtout je vois des connaissances à moi (et pas les meilleures) débarquer sur Twitter et commencer à m'y chercher. Je veux dire la plupart des gens que je côtoie ne savent pas que j'ai un blog (à la limite ils m'ont entendu vanter ma twittaddiction mais ça s'arrête là) Et voilà qu'une cruche que j'appellerais Miss sportive wannabe (oui oui elle me dit toujours je vais me remettre au sport à haute dose mais ne le fait jamais et d'ailleurs je ne suis pas sûre qu'elle en ai fait un jour mais passons) a trouvé mon Twitter, O rage, O désespoir, O univers 2.0 ennemi!
Mais au lieu des commentaires ou plutôt des critiques auxquels j'étais habituée et que j'attendais de pied ferme, non. Même pas. J'ai juste eu droit au fait que certains de mes followers avaient l'air très mignon et que je de vrais en profiter. Owned -_- J'avoue je suis restée pantoise suite à ça d'autant que j'ignore quelle tête ont mes followers et en vrai et ben on s'en fout. Cela dit ça me fait penser à un article de Owni sur la drague sur Twitter.

Enfin la morale est qu'il faut vraiment que je fasse le tri parmi mes "amis" IRL encore plus que parmi mes contacts du web. Et sur ce je vais écouter la BO de Bridget Jones.

lundi 27 septembre 2010

De l'inconstance


Je suis inconstante, je l'ai toujours été.
Mais s'il y a bien quelque chose dont j'étais jusqu'à présent sûre de vouloir faire, c'était de l'Histoire. c'était de la recherche et puis il y avait les à coté, l'écriture, l'actualité, le sport, la littérature. 
Depuis près de 10 ans je sais que je veux être historienne, mais il faut croire que tout change. Après 5 ans de fac, 5 ans à avaler des dates, des théories et des analyses parfois fumeuses, j'en viens à me demander si c'est vraiment pour moi.
Je suis incapable de me concentrer sur une seule chose à la fois. Je suis une touche à tout et surtout à n'importe quoi. Alors me cantonner à une matière me fait peur. Peur oui mais pas autant que la perspective de passer le reste de ma vie derrière un bureau à essayer d'enseigner à des élèves qui n'en ont pour la majorité strictement rien à foutre. Peur de devenir (si j'y parviens) une de ses universitaires imbue de sa personne, pensant avoir une intelligence et une culture plus impressionnante que le commun des mortels. J'ai peur aussi de passer ma vie derrière un bureau, dans une bibliothèque ou dans une salle d'archives (ou combo suprême, les trois à la suite) J'ai peur en fait que mon champs des possibles ne se limite qu'au nombre de maitresses d'Henri IV.
Je ne suis pas une hyperactive, j'aime bien avoir mon petit confort, mais j'aime aussi ne pas rester figée. C'est très rêveur de dire que l'on veut découvrir d'autres horizons mais sans aller jusqu'au bout du monde, je crois que je veux autre chose que ça. Je veux une véritable interraction avec d'autres gens que ceux que j'ai l'habitude de fréquenter. Je veux, je veux pleins de choses en fait et j'essaie tant bien que mal de catégoriser ou du mois de mettre un peu d'ordre dans l'avalanche d'idées qui assaille mes pauvres neurones.
En fait, quand j'étais petite je voulais être juge ou astrophysicienne aussi (bon avec un bac L c'est rapé)

Filipa parlait de suivre son instinct. Et son article m'a beaucoup fait réfléchir et honnêtement, je ne sais pas ce que je vais faire, mais je crois presque savoir ce que je veux faire. Il y a des intérêts que je veux pouvoir concilier. Je veux écrire mais je ne serais jamais une écrivain(e) renommée, je veux faire du sport mais je ne serais jamais sportive de haut-niveau, je veux de la diversité et non pas me spécialiser dans un sujet pointu à l'extrême.
Et là oui vous l'avez vu venir la phrase magique! En fait, je veux remplacer Nelson Monfort! Oui moi aussi je veux aller interviewer des athlètes, je veux poser des questions dérangeantes aux dirigeants. Tout ça quoi!

Que vais-je bien pouvoir faire de ma vie? That's the question!

mardi 14 septembre 2010

C'est l'automne

Enfin pas tout à fait, mais pour moi c'est un peu comme si.


J'aurais pu vous parler de la rentrée, des enfants courant joyeusement de la cour de récréation, j'aurais pu aussi vous parler de la reprise du travail pour tout le monde, la fin des vacances, jusqu'à noël. Mais non, je vais tacher d'être un peu plus joyeuse que cela.

Car oui septembre me rend joyeuse et même heureuse.
C'est l'heure des feuilles de toutes les couleurs, des nouveautés tv et politiques (oui si en ce moment la politique française ressemble aux Sopranos il vaut mieux faire un package)
Et puis c'est aussi l'heure d'Halloween (et de mon anniversaire)

Je suis une fille de l'automne, j'aime le vent, l'air frais, le soleil voilé et les jours de plus en plus court. J'aime pouvoir allumer des bougies partout autour de moi, j'aime porter des echarpes aux couleurs improbables mais tellement confortable. C'est aussi le signal des fins d'après-midi calée dans le canapé avec un chocolat chaud, enroulée dans un plaid après avoir marché sous la pluie.

L'automne m'inspire et la simple perspective de revivre encore ça me rend happy. 

J'organise une séance de sculpture de citrouilles début Octobre. Si quelqu'un veut venir ;)

mercredi 11 août 2010

[Cinema] L'apprenti sorcier : Merlin chez les geeks

Et si un jour Morgane se trouvait prisonnière d'une poupée russe? Pardon une poupée gigogne
Et si un jour un Sorcier du nom de Balthazar Blake (ressemblant furieusement à Sirius Black) se mettait tel un moine bouddhiste - les cheveux en plus - à la recherche du nouveau Merlin parmi les enfants du monde?
Et si la magie finalement se résumait à une souris avec un chapeau pointu laissant danser des balais tel un chef d'orchestre sous la houlette du vieux Walt?
Et si finalement nous, spectateurs, nous aimions ça?
Par "ça" j'entends les grands classiques revus à l'aune de la technologie et remis au goût du XXIe siècle. Goethe re-remixé par Walt Disney Pictures, je crois rêver. Même pas me souffle-t-on dans l'oreillette. 



L'apprenti sorcier finalement c'est quoi? 

Un blockbuster certes. Un film aux effets spéciaux omniprésents sans pour autant choquer les fragiles rétines du spectateur trop habitué à ses nouvelles images. Parce que oui les loups gris d'un calendrier qui prennent vie, le dragon de papier qui s'anime et grimpe le long de la façade d'un immeuble c'est du réchauffé. Pourtant içi on en redemande.



Et puis il y a l'histoire. Parce qu'il y a une histoire, une histoire bateau. Une sorcière maléfique qui veut détruire l'humanité, une jeune homme "hors de la meute" qui se révèle avoir un avenir exceptionnel devant lui, une histoire - deux en fait - d'amour, des êtres séparés qui se retrouvent dans l'un de ses langoureux baisers comme seul hollywood sait les faire et qui nous extirperait presque une larme.
Oui du classique on a dit. Et alors? Ce n'est pas pour ça qu'il ne faut pas aimer. D'ailleurs même si la fin est un peu téléphonée le film ne manque ni d'action, ni de suspens



D'autres raisons d'aller le voir? New York. Oui parce que si l'on échappe pas au fameux plan des building la nuit, on reste néanmoins schotché devant cette capacité à jouer avec l'environnement urbain. Du Chrysler building à Chinatown, tout un monde que le spectateur ne se lasse pas d'admirer. 


Notre héros?
Certains y verront là une sorte d'Harry Potter 2.0, pâle imitation d'un geek étudiant en physique. Mais à la différence de l'élève de Poudlard, il y a un emerveillement quasi permanent dans cette production qui en fait un peu plus qu'un divertissement estival. (Je ne serais pas surprise de voir le nombre de visites exploser sur la page "Bobine Tesla" de Wikipédia)
Et puis y a de tout dans ce film, des références - et des emprunts - aux films à succès (Fantasia, Harry Potter, Star Wars) un peu d'humour, beaucoup l'auto-dérision.


Sans en faire un film hautement intellectuel, le mode opératoire est tout ce qu'il y a de plus consacré, ravivant nos plus vieux souhaits dont le plus commun :  "Après tout pourquoi pas nous?"
Nous créatures ordinaires noyés dans la masse d'une population grandissante et toujours plus uniforme.
Chaque scène est un stimuli à notre bon vieux cerveau reptilien. Et on se souvient que nous aussi on aurait aimé plus jeune apprendre que l'on était un être hors du commun. 
Pas de doute, s'il y a quelque chose que ce film déverse dans notre inconscient c'est du rêve

Sinon? Et si on y allait juste pour voir Nicolas Cage avec des cheveux longs?




Pour finir la Bande - Annonce



Ou alors on pourrait aussi terminer sur le poème de Goethe traduit par Gerard de Nerval

Le vieux maître est enfin sorti, et je prétends que ses génies fassent aussi ma volonté. J’ai bien remarqué les signes et les paroles qu’il emploie, et j’aurai bien la hardiesse de faire comme lui des miracles.

« Allons ! allons ! vite à l’ouvrage : que l’eau coule dans ce bassin, et qu’on me l’emplisse jusqu’aux bords !

« Approche donc, vieux balai : prends-moi ces haillons ; depuis longtemps, tu es fait au service, et tu te soumettras aisément à devenir mon valet. Tiens-toi debout sur deux jambes, lève la tête, et va vite, va donc ! me chercher de l’eau dans ce vase.

« Allons ! allons ! vite à l’ouvrage : que l’eau coule dans ce bassin, et qu’on me l’emplisse jusqu’aux bords ! »
Tiens ! le voilà qui court au rivage !… Vraiment, il est au bord de l’eau !… Et puis il revient accomplir mon ordre avec la vitesse de l’éclair !… Une seconde fois ! Comme le bassin se remplit ! comme les vases vont et viennent bien sans répandre !

« Attends donc ! attends donc ! ta tâche est accomplie ! » Hélas ! mon Dieu ! mon Dieu !… j’ai oublié les paroles magiques !
Ah ! ce mot, il était à la fin, je crois ; mais quel était-il ? Le voilà qui revient de nouveau ! « Cesseras-tu, vieux balai ?… » Toujours de nouvelle eau qu’il apporte plus vite encore !… Hélas ! quelle inondation me menace !
Non, je ne puis plus y tenir… Il faut que je l’arrête… Ah ! l’effroi me gagne !… Mais quel geste, quel regard me faut-il employer ?

« Envoyé de l’enfer, veux-tu donc noyer toute la maison ? Ne vois-tu pas que l’eau se répand partout à grands flots ? » Un imbécile de balai qui ne comprend rien ! « Mais, bâton que tu es, demeure donc en repos !

« Tu ne veux pas t’arrêter, à la fin !… Je vais, pour t’apprendre, saisir une hache, et te fendre en deux ! »
Voyez-vous qu’il y revient encore ! « Comme je vais me jeter sur toi, et te faire tenir tranquille !… » Oh ! oh ! ce vieux bâton se fend en craquant !… C’est vraiment bien fait : le voici en deux, et, maintenant, je puis espérer qu’il me laissera tranquille.
Mon Dieu ! mon Dieu ! les deux morceaux se transforment en valets droits et agiles !… Au secours, puissance divine !
Comme ils courent ! Salle, escaliers, tout est submergé ! Quelle inondation !… Ô mon seigneur et maître, venez donc à mon aide !… Ah ! le voilà qui vient !

« Maître, sauvez-moi du danger : j’ai osé évoquer vos esprits, et je ne puis plus les retenir.
— Balai ! balai ! à ton coin ! et vous, esprits, n’obéissez désormais qu’au maître habile, qui vous fait servir à ses vastes desseins. »

jeudi 29 juillet 2010

I wanna do bad things with you

Bien parlons vampires. 
Oui shame shame! Vous pouvez me pourchasser à travers Pigalle avec un crucifix. Je le mérite, j'ai cédé à la folie vampirique.
Je sais pas, ça doit être la saison ou le matraquage médiatique qui a fini par infiltré mon cerveau.
Cela dit, je sais aussi que j'arrive un peu après la bataille mais ce n'est pas grave je vais quand même donner mon avis.
Je ne vais te parler que d'adaptations visuelles puisque je n'ai pas lu Twilight donc je ne jugerais pas les livres et j'ai à peine commencer Le Journal d'un Vampire.

Il parait qu'il y a un vampire dans le machin de TF1. Mais si secret story. Le gamin avait un skyblog (vas y marres toi tu peux) et il se prend pour un vampire. Bref, c'est beau d'être jeune. 
Et donc il est là sur les écrans des foyers français quand au même moment sort sur les écrans de ciné le troisième volet de Twilight. Oui celui qui fait hurler et couiner toutes les midinettes du globe et qui hurlent à la mort telles des louves-garous à la vue de Robert Pattinson. 
Bon je ne vois franchement pas ce qu'elles lui trouvent. A la limite elles pourraient hurler devant les pectoraux des loups-garous. Parce que comme le dit si bien si bien TardisGirl, ce volet c'est un peu "les feux de l'amour au Club Med".
Donc je disais, moi qui n'ai ni lu, ni vu Twilight, j'ai du rattraper mon retard avant d'aller voir le n°3. Et 2 films en deux jours avec tous ces bons sentiments bien puritains. Yeark yark yeark. J'ai frolé l'overdose voire le choc anaphylactique. Et après ce visionnage intensif, je suis ressortie du cinéma avec l'idée que finalement le troisième volet que cette fameuse saga est loin d'être le pire même si ça ne vole pas très haut.



Acteurs: Hmmmm, peut mieux faire, beaucoup mieux même. Je suis déçue par l'interprétation de Victoria qui est plus pathétique qu'effrayante.

Ambiance: De l'eau de rose bon marché et encore. Pourtant le film ou du moins la première scène était alléchante et sombre. Et puis soudain, des fleurs, des sentiments à recracher ses pop-corns. Oui il s'agit d'un film pour midinettes survoltées et adolescentes mal dans leur peau rêvant au grand amour avec un être fort, puissant et exceptionnel. Et non ce n'est pas romantique. c'est mièvre.



Bande Son: Muse vraiment? Bon je crois qu'il faut vraiment qu'ils arrêtent les bande son de film. C'est vraiment en dessous de tout. Je reste persuadée que la BO du permier est la seule potable.

Et sinon: Coup de coeur pour Jackson Rathbonne qui joue le rôle de Jasper. Si on laisse de coté sa nouvelle coiffure, j'aime beaucoup son jeu oui c'est un peu le seul (avec Peter Facinelli) qui tient la route. Il a un petit coté Johnny Depp à ses débuts. Bref je vais parler comme une midinette mais "il vient planter ses crocs dans mon cou quand il veut"


Au final: Rassurez moi, la seule raison pour laquelle tant de personnes se jettent sur ce film c'est pour voir des gamins à peine sortis de la puberté torse-nus? Cela dit, j'ai tout de même eu un sourire pour cette réplique "Tu ne connais pas les tee-shirts" oui c'est bête mais c'est un peu ce que tout le web se demande.
Et s'il ne fallait retenir qu'une scène? L'entrainement avec le pseudo combat final.




Bien une fois que tu as cette vision étrange des vampires à l'esprit, passons au point suivant de notre reflexion.
Oui, j'aime me faire du mal, alors j'ai entrepris de regarder "The Vampire Diaries" pour m'enfoncer un peu plus dans cet univers fait de sang et de rivalités (je n'ai pas cédé à l'appel de True Blood, j'essaie de résister)

Verdict après avoir fini la saison complète? J'aime, contrairement à Twilight. Parce que c'est plein de clichés. De vrais clichés sur comment tuer un vampire avec un pieu, pourquoi ne pas l'inviter à rentrer dans une maison. Alors oui il y a une histoire d'amour impossible, des méchants vampires qui menacent la ville, des gentils vampires (un seul?) qui ne boit pas de sang humain. 

 D'ailleurs vous ne trouvez pas que cette coiffure et ces sourcils épais lui donne un faux air de Robert Pattison?

Oui les vampires c'est bien connu vont au lycée comme tous les jeunes de leur âge. Oui les vampires... tiennent des journaux intimes ou même lisent Twilight? WTF?
On retiendra d'ailleurs ce dialogue lors du 4e épisode entre Damon et sa copine humain 

"Oh, I miss Anne Rice. She was so on it."
"How come you don't sparkle?"
"Because I live in the real world, where vampires burn in the sun"

Et oui les vampires de brillent pas de mille feux d'amour au soleil
Alors au final c'est plein de clichés mais les dialogues me font rire et puis il y a Ian Somerhalder et juste pour ça, je veux bien me faire croquer.


En définitive, mon adhésion va vous l'aurez compris à Vampire Diaries, même si l'adaption TV a d'étranges similitudes avec la saga de Meyer. J'attends la suite, la saison 2 est prévue pour septembre. 
Et puis il faut que je lise tous les livres, tant de Twilight que le Journal d'un Vampire car j'aime pouvoir faire le comparatif entre livres et adaptations.

Mais Anne Rice me manque tellement.

Pour finir, voici deux petits analyse sur le phénomène twilight et plus largement vampire dans la littérature 

La prochaine fois on parlera licornes promis.