Affichage des articles dont le libellé est #07 Lectures en vrac. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est #07 Lectures en vrac. Afficher tous les articles

vendredi 21 janvier 2011

[Lecture] Le musee de l'homme - David Abiker



Un jour je suis tombée follement amoureuse, intellectuellement parlant, de David Abiker. Oui j'étais jeune mais je regardais Arrêt sur Images. Il y a quelques temps, on a eu l'excellente idée de m'offrir son premier livre, dans la foulée j'ai lu le reste.
Mais avec ce premier tome nous sommes projetés dans le cerveau de l'homme moderne, celui qui a subit les brusques changements dûs à l'émancipation de la femme, de sa femme.
Expliquant comment, elle, cadre sup' excellente dans tout ce qu'elle touche et irradiant de sa perfection ceux qu'ellle approche, a pris le pouvoir au sein de son couple, l'auteur s'interroge longuement sur sa place au sein du couple (voire parfois de son utilité (de l'homme, pas du couple) ) 

En fait, je suis convaincue par son ton aux limites du cynisme et tellement accessible pourtant. Le livre se dévore littéralement, chaque anecdote est un délice de dérision de la situation de l'homme. Et loin d'être nombriliste, l'auteur se prête au jeu de la critique sociale sans méchanceté mais avec mordant et ça fait parfois mal, écornant le populaire et stigmantisant l'élitiste.
On devrait créer une télé pour les faits-divers et les victimes. Ca désengorgerait les rédactions et les familles auraient leur cassette vidéo à se repasser le soir au coin du feu. Les ministres aussi. Je dois manquer de coeur, d'écoute, de compassion, de compréhension, de psychologie.
Je ne dois pas être philanthrope.
Cela dit, je suis dur avec la télé, car une à deux fois par an, un programmateur fou propose un documentaire, quelque chose d'intéressant, sans larmes, sans confession, sans psychologue, sans intérieur de rêve, sans pédophile et sans enfant à problèmes. 
Parfois de mauvaise foi,
Mais je sentais le pouvoir m'échapper.
quand est-ce arrivé?
Je ne sais plus, je me souviens juste de la phrase qui a tout déclenché :
 - Laisse je vais le faire, elle a dit en soupirant.
Bien sûr, je l'ai laissée faire. J'ai bien fait car elle s'en occupait mieux. Ma femme lave plus blanc. C'est un fait. Lénine a perdu peu à peu le contrôle du Parti en abandonnant la nomination des cadres à Staline. Moi j'ai abandonné les lessives à ma femme et j'ai perdu le contrôle de ma vie.
Quand on lâche la lessive, on est cûit.

En définitive, j'aime car c'est simplement brillant.

Quatrième de couverture:
" Au début, je croyais qu'un métrosexuel, c'était un type qui avait un sexe suffisamment gros pour le montrer dans le RER en déployant, tel un albatros, les pans de son imperméable. Je me trompais. Un métrosexuel est un type qui va au salon d'esthétique en plein samedi après-midi parce que ni sa femme ni ses filles n'ont envie de l'emmener voir un match de foot féminin. Voilà la vérité. " Manuel de lâcheté conjugale, traité de puériculture déjanté, livre noir de la société maternante, lettre d'amour tachée de gras, bible du père martyr, cahier de tendances pour homme-parasite, pamphlet lubrique et séditieux... Le musée de l'homme est tout cela à la fois. Dans ce récit hilarant, l'auteur, un jeune père de famille déjà fatigué, cède la place et les commandes aux femmes de sa vie avec un masochisme et une jubilation d'une lucidité déconcertante.

mardi 18 janvier 2011

[Lecture] Français je vous haime - Stephen Clarke



Entre nos voisins d'outre-manche et nous, l'histoire est ponctuée de "je t'aime moi non plus".
A travers ce nouvel opus (le troisième de l'auteur) Stephen Clarke passe au crible les manies réelles des français aussi bien que les clichés. sur un ton toujours humoristique à la limite de l'ironie.
Il livre ainsi au lecteur les onze commandements du comportement du parfait frenchie.


Cette critique taquine d'un anglais installé en France sur la manière de vivre à la française est pourtant d'un réalisme criant, malgré la pointe caricaturale. Parmi les multiples situations décrites, du guichet de la poste à la soirée entre amis, il est certain que le lecteur français se reconnaitra bien dans l'une d'elle.


C'est sans nul doute un excellent livre de détente, on en ressort tout sourire. Une petite critique piquante de nos moeurs assez fine en définitive. Mais après tout qui haime bien chatie bien. 

Dans un village breton appelé la Masse, au sommet d'une colline non loin du Mont-Saint-Michel, se dresse ce qui ressemble à un moulin à vent en miniature dont les ailes seraient restées coincées à la vertical.  Ce moulin miniature a fait partie d'un système français de télécommunications qui était censé révolutionner le monde dans les années 1790.  [...] Le message le plus courant devait probablement être : " C'est vraiment couvert ici en bretagne. Si vous nous avez envoyé un message recemment, on ne l'a pas reçu".

Quatrième de Couverture:
« Les froggies vus par les rosbifs. Aucun des petits travers français n'échappe à la sagacité de Stephen Clarke, photos compromettantes et tableaux fallacieux à l'appui (soulignons toutefois que, dans un esprit de justice, l'auteur s'en prend avec la même verve à ses compatriotes). Bref, il nous faut bien l'admettre : si la critique est perfide, elle n'en est pas moins juste. Est-ce masochisme ou mégalomanie, le lecteur français s'en délecte et en redemande. »

vendredi 14 janvier 2011

[Lecture] Lignes de vie - Samantha Bailly



Il n'y a rien de moins décevant que d'apprécier le premier livre d'un auteur et de ne pas accrocher au second.

Je partais avec des critiques positives en tête et je trouvais l'idée sinon originale au moins intéressante.
J'aime les romans épistolaires, j'en ai beaucoup lu ces derniers mois, et si l'histoire d'un jeune homme et d'une jeune fille s'écrivant par lettre à l'ère d'internet est séduisante, on déchante rapidement, une fois que l'on comprend que dans ce scénario cousu de fil blanc, ils finiront par tomber amoureux l'un de l'autre.
Comme c'est romantique, ou vu et revu.


J'avoue que le style d'écriture est un point positif, il est assez fluide et l'histoire sous la plume de la jeune auteur en devient assez réaliste. Cependant, malgré cette qualité pour le moins indéniable, ces échanges épistolaires n'en sont pas moins mièvres et frôlant parfois la psychologie de comptoir.
Passés les premières lettres, je reste sceptique.
Finalement, je n'ai pas réussi à entrer dans l'histoire, trop stéréotypée à mon goüt, trop prévisible, ni à vraiment m'attacher aux personnages.
Néanmoins, je reste convaincue que l'auteur possède un très beau style, le petit quelque chose qui fait la différence
J'ai été subjuguée par son diptyque fantasy (ndlr La Langue du silence, review à venir)
Jongler entre les genres est un exercice difficile. Et pour ce qui est du roman réaliste, je suis loin d'être convaincue

Quatrième de couverture:
Gabrielle et Antoine n’auraient jamais dû se rencontrer et pourtant… une simple lettre anonyme va faire basculer leurs destins. Le hasard ? La chance ? Tous deux vont découvrir ce que le mot Confidence veut réellement dire. Peut-on s’attacher à un être juste au travers de mots, peut-on changer son chemin pour un inconnu ? Nous avons tous besoin d’une épaule mais a-t-on conscience de ce que cela implique ? De nos jours on communique essentiellement par mail, par SMS. Dans ce livre on redécouvre le plaisir de la correspondance manuscrite, de l’ambiguïté. La peur de se dévoiler, d’oser se rencontrer pour de vrai…

mardi 11 janvier 2011

5 - Le début de la fin - Jasper Fforde


Le début de la fin, cinquième tome des aventures de Thursday Next est aussi ce que l'on pourrait appeler le premier tome de la seconde saison.

Ce dernier tome est assez particulier en comparaison des quatres premiers. A dire vrai, il introduit une véritable rupture de fond dans l'histoire mais aussi dans la psychologie des personnages. Le fait que l'intrigue se déroule 14 ans après le dernier tome n'y est pas étranger. Mais le mordant qui donne tout son charme à cette série est toujours présent. Le monde fascinant des livres également, en activité malgré les nouvelles technologies toujours plus menaçante.
D'une actualité criante, le récit s'inscrit à l'aube du XXIe siècle avec en problème de fond la concurrence entre papier et numérique, entre domaine public et privatisation des oeuvres.
Comme toujours, la véritable menace tarde à apparaitre dans le livre et boulverse tout dans la seconde moitié du roman. Mais les méchants sont comme à l'accoutumée machiavéliques et sournois.

Cet opus s'intéresse particulièrement au fils de Thursday et la question des voyages dans le temps est parfois un peu confuse mais l'essentiel y est.
Alors comment faire d'un ado ce qu'il doit être dans le futur?
Mais d'ailleurs que doit-il vraiment être?
En arrière plan se développe toute la question des chemins que chacun emprunte pour se réaliser. Y a-t-il une voie tracée à l'avance?
Une prédestination à ce que nous sommes censés devenir?
C'est tout le mystère autour du jeune Friday.

Enfin, la lecture est toujours aussi hilarante et les répliques parfois dénuées de sens font presque toujours mouche.
Une mention spéciale à la référence à Dr Who...
 - Et que me vaut le plaisir de ta visite?
 - Landen m'a prévenu qu'il m'avait enregistré Dr Who, et je suis à fond pour les Daleks
 - Je pencherais quant à moi pour les Sontaran, répliqua Miles
 - Pffff! dit Joffy. Ca ne m'étonne même pas venant de quelqu'un qui considère que Jon Pertwee était le meilleur medecin.  .
(p.186)
Sinon je trouve également remarquable l'idée de livre réalité.

 - ... Et le premier classique à être transformé en livre-réalité
 - Orgueil et préjugés, déclara fièrement Cherie Yogert. Il va être rebaptisé Les Bennet et le feuilleton sera diffusé en direct dans votre exemplaire familial dès après-demain. Situé dans l'Angleterre guindée du début du XIXe siècle, il met en scène Mr et Mrs Bennet et leurs cinq filles, à qui certaines missions vont être confiées. Un vote désignera celles qui seront éliminées, et la gagnante participera à Northanger Abbey, qui à son tour fera l'objet d'une nouvelle lecture interactive.
(p.383)

Pour finir sachez que le tome 6 devrait paraitre en anglais le 22 Février 2011 sous le titre One of our Thursdays is missing

Quatrième de couverture
Quatorze ans après la tentative d'assassinat dont elle a été victime, la célèbre détective littéraire Thursday Next est toujours aux prises avec la fiction : on lui a collé son alter ego en guise de stagiaire, un Excédent de Bêtise menace, et, surtout, la fin des Temps est à craindre. Tout ça alors que son fils, le petit Friday jadis si mignon, est devenu un adolescent mollasson qui lui cause bien du souci. Pourtant la ChronoGarde cherche à tout prix à le recruter... il est selon eux destiné à sauver la planète... pas moins de 756 fois ! Et ce n'est que le début... car un livre interactif dans lequel les lecteurs pourront tout bonnement éliminer les passages dits ennuyeux est censé pallier la baisse vertigineuse de la lecture dans le Monde Extérieur ! Les lecteurs qui prennent le pouvoir ? Thursday doit bien avouer qu'on ne lui avait encore jamais fait ce coup-là. Et c'est à elle et à elle seule qu'il revient d'empêcher le Monde des Livres de voler en éclats...

mercredi 10 novembre 2010

[Illustrations] Elixir - Mélanie Delon





Un artwork pour changer un peu des livres traditionnels et quel artwork. En réalité, il y a deux tomes proposés par les Editions Milady Graphics.


Qui est Mélanie Delon?
Il s'agit simplement d'une artiste française, travaillant sur support digital et vogant allègrement entre fantasy, fantastique, romantisme et tradition merveilleuse. Elle travaille à la conception de couverture pour des maisons d'édition mais également pour des magazines d'arts graphiques

Son sujet de prédilection, la femme mystérieuse, attirante, un peu mystique ou énigmatique. Ce qui me touche le plus dans son oeuvre c'est son attrait pour les détails. Ils se multiplient dans ses travaux à tel point que chacun mériterait une critique propre. C'est une chasse au trésor symbolique qui commence dès la première page.

Les visages et les corps oscillent entre impressions photographiques et romantiques, le background lorsqu'il est détaillé attire et fascine autant que le personnage central. Les robes sont peintes avec force de détails et que dire des jeux d'ombres. Chaque peinture s'accompagne d'un petit texte explicatif, historique parfois.

Ce que je vois - 2007                    Elixir - 2006

Ma favorite reste Trapped. Demoiselle enfermée dans un univers Streampunk, il s'agit d'une peinture riche, et il est nécessaire de prendre le temps de l'observer
Trapped - 2009

Pour en savoir plus sur Mélanie Delon : Son site

Un autre avis tout aussi positif chez Galleane


L'ensemble de ces peintures sont la propriété exclusive de leur auteur.

vendredi 5 novembre 2010

4 - Sauvez Hamlet ! - Jasper Fforde



Avec Sauvez Hamlet! le lecteur retrouve les mêmes sensations que lors du premier tome des aventures de Thursday Next. Les deux précedents semblent faire office de transition et ici, on retrouve tout ce qui nous a envouté à la lecture de l'Affaire Jane Eyre, cette magie, ce suspense, cette fantaisie absurde.
Sauvez Hamlet! est certainement le tome que je préfère des 5 déjà parus. Pour le personnage d'Hamlet bien sûr, pour l'introspection que ce dernier effectue tandis que les pièces shakespeariennes s'entremelent et se fourvoient sous l'égide d'Ophélie.
J'ignore si c'est Alan le dodo rebelle ou le trafic de fromage gallois qui donne une saveur nouvelle et rafraichissante à ce nouvel opus. Ou peut-être est ce la réincarnation de ce St Zvlkx, grand parieur devant l'éternel?

Quoi qu'il en soit, il y a beaucoup plus d'action dans ce tome que dans les 2 précédents et c'est peut-être dû à cette réécriture uchronique aux accents de critique politique. La lutte antidanoise et les autodaffés n'est cependant rien.
A coté, Fforde met un peu plus l'accent sur les relations familiales de Thursday, sur les atermoiements quand au retour de son mari éradiqué. Et comme toujours le comique et l'absurde prime dans tous les échanges.
Ainsi Herr Bismark drague sans vergogne la mère de notre héroine. Lady Hamilton flirte avec le prince du Danemark.

En définitive, ce quatrième tome s'éloigne un peu du monde de la Jurifiction, s'ancre dans la réalité ce qui n'est pas pour me déplaire.

Quelques extraits:

- Mais pourquoi les Danois?
- Ca prouve à quel point il est dans la panade, hein? En tant que peuple, nous avons trop longtemps accusé les Gallois et les Français, et puisque les russes sont hors jeu, il n'a rien trouvé de mieux que les Danois comme ennemi public numéro un. Il s'est inspiré des raids vikings de l'an 800 et de la domination danoise au XIe siècle pour relancer une vague de xénophobie obscurantiste.
p69

- Bonjour. Une Chose Terrible a été commise par Quelqu'un cette semaine, et j'aimerais savoir si vos invités le condamnent ou pas.
- Excellente question, répondit Webastow. Mr. Kaine, vous voulez bien ouvrir le bal?
- Merci, Tudor. Oui, je condamne totalement et sans appel la Chose Terrible en des termes les plus energiques. Je dois dire que le parti Whig est atterré par la manière dont les Choses Terribles surviennent dans notre pays sans aucune conséquence pour le Quelqu'un qui s'en rend coupable. Le nombre de Choses Terribles commises dans nos villes et nos campagnes est un héritage qui nous vient du parti du Sens Commun, mais j'ajouterai qu'en données corrigées, leur taux a chuté de vingt-huit pour cent depuis notre arrivée au pouvoir.
p72

Il s'était fait connaitre sous le nom de chat de Cheshire, mais les pouvoirs publics ayant déplacé les frontières du comté de Cheshire, il était devenu "le chat de l'Autorité unitaire de Warrington" [...] Son véritable nom était Archibald, mais il était reservé à sa mère quand elle était en colère contre lui.
p318


Quatrième de couverture
Retour à Swindon, dans le Monde Extérieur, pour la célèbre détective littéraire Thursday Next désireuse d'offrir à son fils, Friday, une vie paisible... Le vœu pieux dans toute sa splendeur! D'abord, elle n'aurait jamais dû accepter d'embarquer Hamlet dans la réalité. Rongé par ses états d'âme et tellement soucieux de savoir ce que les gens pensent de lui, il s'incruste chez les Next, flirte avec Lady Hamilton, pendant qu'en son absence Ophélie fomente une révolution dans la pièce éponyme de Shakespeare. En fait de vie calme, Thursday aura à peine quelques jours pour régler le problème Hamlet, récupérer Landen, son mari éradiqué par Goliath, et empêcher le redoutable Yorrick Kaine de déclencher un cataclysme planétaire. Sauver le monde? Pas de problème, Thursday a l'habitude... Mais qui va garder Friday?

mercredi 3 novembre 2010

[Lecture] Mots d'excuse - Fabrice Romain


Quatrième de couverture:
Retards, absences, chicaneries entre élèves, difficultés scolaires, contestations de notes, poux… Les occasions d’échanges épistolaires ne manquent pas entre les parents et les maîtres de leurs « chères têtes blondes ». 
Patrice Romain a recueilli durant vingt ans ces perles, drôles, émouvantes, pleines de bonne ou de mauvaise foi.
Au-delà du sourire, ces billets sont également le reflet d'une société, de sa culture et des éternels quiproquos entre parents et enseignants

Mon avis:
En lisant ce petit recueil, je m'inscris en faux contre l'idée que la génération sms/msn a détruit l'orthographe. J'ignore s'il faut trop à défaut de mots, des excuses aux parents qui écrivent ces billets doux ou parfois amer aux enseignants. Je me dis même qu'après tout il est impossible de critiquer. Après tout, l'ensemble n'a-t-il pas été choisi parce qu'extrémiste, parce que caricatural?

En fait, j'ignore ce que je pourrais bien dire d'intéressant sur ce receuil, si ce n'est : "lisez le et faites le lire, amusez vous, sautez des pages, revenez y, commencez le par la fin si besoin, peu importe mais surtout dégustez le"

Drapeau Blanc
Madame, laissez tombé pour Mike : moi même j'y arrive pas. quand il fait sa tête de lard on ne peus rien tiré de sa caboche et sa démange les mains. Je vous autorise à le punir
Signé: Son père
PS: et encore bravo d'arrivée à pas vous enervez! Respet!

Pris sur le fait
Monsieur, je vous informe aimablement que je vous ai vu et entendu cette nuit. Rassurez vous je suis muet comme une tombe, mais pensez-y à l'avenir avant de sanctionner mon fils...

mardi 2 novembre 2010

[Illustrations] Beautiful Nightmares - Nicoletta Ceccoli

C'est d'un sublime livre d'illustrations dont nous allons parler en ces lendemains d'Halloween.
Cet artwork regroupe l'ensemble du travail de Nicoletta Ceccoli, artiste italienne de son état. En 2006 ses oeuvres sont faites à l'acrylique sur papier et retravaillées sur Photoshop, mais dès 2007, elle ne produit plus qu'un travail entièrement à l'acrylique.





The elephant's journey 2009


Beautiful Nightmares est un univers qui n'est pas sans rappeler, au premier regard, celui de Burton. Ces monstres fascinants et attachants dansent dans un monde où le jeu de couleurs et de lumières est permanent.

Octopussy girl 2009

Cette ambiance pop-surréaliste sur fond de thématique onirique est mise en valeur par la finesse du trait. Déclinaison d'une éternelle jeune fille, mi-poupée, mi-monstre sans cesse revisitée pour la jeunesse. En observant ces illustrations, on se prend à y chercher les sources d'inspirations, du gothique au romantisme en passant par le surréalisme de Dali et l'esthétique post-apocalytique ou streampunk.


Isis 2008

Le site de Nicoletta Ceccoli

L'ensemble de ces peintures sont la propriété exclusive de leur auteur et ne sont publiés qu'avec son accord écrit.

dimanche 10 octobre 2010

C'est lundi! que lisez-vous?



Vu chez Jess et initié par Mallou, voici un petit rendez-vous hebdomadaire (que je ne ferais pas toutes les semaines, ma régularité en matière de billets étant déplorable)

Le but étant bien sur de faire un bilan lecture de votre semaine en répondant aux trois questions suivantes

Qu'est ce que j'ai lu la semaine passée ? 
 

Leslie Plée - Moi vivant vous n'aurez jamais de pause
Anna Sam - Les tribulations d'une caissière
Jane Austen - Persuasion
 
Qu'est ce que je lis en ce moment ? 
 
Muriel jolivet - Homo Japonicus


Que lirais-je la semaine qui vient ?
 
Ambre Dubois - Les soupirs de Londres
 
 

vendredi 1 octobre 2010

[Lecture] Absolument dé-bor-dée! - Zoe Shepard



Quatrième de couverture:
« Les premières semaines, j'ai cherché les caméras.
C'était forcément une plaisanterie.
Six mois après avoir été embauchée à la mairie, j'ai accepté la triste réalité : je suis un petit rouage d'un univers absurde.
Un monde où ceux qui en font le moins se déclarent « dé-bor-dés ! » Où les 35 heures se font... en un mois.
Je passe mes trois heures de travail hebdomadaire à pipeauter des notes administratives, bidouiller de vagues rapports, jouer les GO pour délégations étrangères et hocher la tête en réunion.
L'essentiel est de réussir à gaspiller son temps en prenant un air important, à lécher les bottes des dirigeants pour glaner quelques informations et à jouer les fidèles vassaux des élus tout puissants... »

Tel est en résumé le quotidien d'une « desperate fonctionnaire » comme des millions d'autres, qui n'en peut plus de n'avoir rien à faire et d'être obligée, par solidarité avec la fonction, de faire semblant.

Mon Avis:
Il y a la satire, il y a la critique, il y a aussi le cynisme. Melangez le tout et obtenez un mini Tchernobyl dans l'administration.
Je reste profondement divisée après cette lecture.
Oui je me suis marrée, le ton est acide, sulfurique même.
Et après? Quelques anecdotes croustillantes mais romancées de l'aveu même de l'auteur. Mais j'ai juste l'impression que cela tourne rapidement à la méchanceté gratuite. La moquerie facile et point. Rien derrière.
Dénoncer? Pourquoi pas, mais il y a l'art et la manière. Et içi au final. J'en garde un petit gout amer même si le style pauvre fait néanmoins sourire.

Un extrait?
"Je me demande comment la petite fille de sept ans qui devait être chauffeuse de montgolfière ou horticultrice, se marier avec Vincent et remporter la super-cagnotte du Juste Prix pour meubler la maison que nous devions construire nous-mêmes sur le rond-point de notre ville, se retrouve, vingt ans plus tard, à attendre qu'un improbable cargo débarque une statue en bronze de deux mètres pesant deux cent cinquante kilos.
J'aimerais savoir à quel moment cet imparable plan de vie a dégénéré.
Parce que "dégénéré" est bien le terme : je ne suis jamais passée au Juste Prix, habite une rue piétonne et ne conserve de Vincent qu'une carte de Saint-Valentin offerte en sicième. Et je suis devenue fonctionnaire territorial."
p.63

jeudi 30 septembre 2010

3 - Le puits des histoires perdues - Jasper Fforde


Mais où est donc passé Godot? En attendant que ce dernier daigne réapparaitre, Fforde entraine une fois encore son lecteur dans un univers où la littérature est reine est où la reine de coeur sait se montrer charitable, voire magnanime.
De l'autre coté du miroir, où plutôt de la page, se trouve la plus grande bibliothèque, l'héritière de la feu bibliothèque d'Alexandrie, au coeur du Monde des Livres.
Thursday Next s'y installe donc pour un congé maternité très peu relaxant.
Il lui faudra lutté contre la petite soeur Hadès, un bouleversement destiné à asservir le monde des livres et une série de meurtre. Le tout en essayant de ne pas oublier son mari éradiqué à sa naissance.
Rajoutez à celà, un minotaure en cavale, un chat effrayant, Heatcliff qui prend la grosse tête et vous aurez le 3e volet des aventures de Thursday.

Un concentré d'humour assez explosif.
Mais au delà de celà, une fois encore Fforde met l'accent sur les personnages secondaires des grands classiques. Et puis il y a Miss Havisham, son personnage, son eternelle robe de mariée, sa passion pour les courses automobiles qui vous donne envie de lire ou relire les Grandes Espérances de Dickens.
Et mise à part ça? Et bien dans cet opus, Fforde s'attaque à l'autopsie de la création littéraire. Après tout, la "dernière idée originale" ne date-t-elle pas de 1884? Tout roman ne s'inspire-t-il pas des précédents? Et puis, qu'est ce que l'Originalité?
Et sinon comment se construisent les histoires?
Et d'où viennent les fautes d'orthografe? Vyrus ou petit farceur?
Qui a volé la ponctuation du dernier chapitre d'Ulysse?
Qui gagnera un prix lors des Livres d'Or?

Otant de kestions écenssiele okelles se livre répont. Oups un Vyrus ortografique.

Quelques extraits:
Un livre, ça n'a l'air de rien, des mots sur une page, mais en réalité, il s'agit d'une technologie infiniment complexe qui traduit des gribouillis bizarres tracès à l'encre en images à l'intérieur de votre crâne.
p.71

- Tout à fait. La demande d'histoires écrites s'est accrue de manière exponentielle au cours des XVIIIe et XIXe siècles. A l'époque de Dickens, les idées étaient dejà presque entièrement recyclées. En 1884, en tout état de cause, nous avions épuisé notre stock d'idées neuves.
[...]
Le XXe siècle a connu une production littéraire sans précédent; même l'introduction de virus tels que Procrastination 1.3 et BlocagePageBlanche 2.4 n'a pas réussi à la freiner.
p.154

Quatrième de couverture:
Un mari qui n'a jamais existé, une multinationale à ses trousses et... un enfant à naître : même la star des détectives littéraires a quelquefois besoin de répit.
Réfugiée à bord d'un vieil hydravion, dans un polar que jamais personne ne lira, Thursday Next a bien l'intention, cette fois, de souffler ! C'est sans compter avec sa nouvelle carrière d'agent de la Jurifiction, la police interne des livres. Dans un étrange ballet où se croisent personnages de Dickens, extraterrestres, l'empereur Jark qui règne en tyran que la galaxie, le capitaine Nemo, une tortue, un hérisson et les trois sorcières de Macbeth, Thursday se trouve mêlée malgré elle à une macabre machination ; elle n'a pas d'autre choix que de sauver sa peau... et peut-être même le Monde des Livres tout entier !

dimanche 26 septembre 2010

2 - Delivrez moi - Jasper Fforde



Il y a dans cette suite maintes raisons de se réjouir, de sourire et même de rire. de ne pas vouloir que le livre se termine même si on sait qu'il y en a encore 3 (bientôt 4) derrière à lire.

Alors qu'est ce que l'on apprend dans ce second tome?
Qu'être éradiqué c'est la loose.
Que le Chat de Cheshire est en réalité bibliothécaire.
Que l'on peut manipuler le juge du procès de Kafka avec un peu de cynisme;
Que Pickwick le dodo est une femelle. Et que par la même occasion, j'ai développer un amour inconditionnel pour les dodos. Moi aussi je veux un kit de régénation 1.2
Mais le diable serait peut-être un peu jaloux.

Je dois avouer que par rapport au premier tome celui ci est un peu en dessous. Mais le rythme est toujours là, les personnages aussi (enfin ils disparaissent parfois mystérieusement)
Toujours aussi absurde aussi dans les dialogues. et finalement c'est ce coté completement loufoque qui est fascinant dans ce livre.

Une dernière chose que j'apprécie vraiment, c'est le nombre de références littéraires, de grands classiques et autres oeuvres tout à fait fascinantes. De Dickens à Austen et Poe, il y a du Camus et Beatrix Potter.

Quelques extraits:

- La pensée scientifique un boys band? D'où tu tiens ça?
- Et bien, regulièrement, on voit émerger un boys band. On s'en entiche. On achète leur albums, leurs posters, on les exhibe à la télé, on les idolatre jusqu'au jour où...
- ... arrive un nouveau boys band? hasardai-je.
- Exactement. aristote était un boys band. Excellent, certes, mais seulement sixième ou septième au hit parade. C'a été le meilleur boys band jusqu'à Isaac Newton mais même Newton a été supplanté par un nouveau boys band. Même coupe de cheveux... mais chorégraphie différente.
- Tu parles d'einstein?
p76 - 77

A propos du Chat de Cheshire
Et, avec un geste de la patte, le Chat commença à s'évanouir, tout doucement, à partir du bout de la queue. Il eut tout juste le temps de me demander de lui rapporter des boites de Grosminet au thon la prochaine fois que je rentrerais chez moi, avant de disparaitre complètement.
p212

- Moi, je suis Marianne Dashwood, et je vous souhaite la bienvenue, Miss Next, dans Raison et sentiments. [...] Pardonnez mon impertinence, mais pourriez-vous me rapporter quelque chose, la prochaine fois que vous viendrez?
- Du genre...?
- Des Menthos, J'adore les Menthos. Vous connaissez, bien sur? C'est mou et ç'a un gout de menthe... oh et si ça ne vous ennuie pas, plusieurs paires de collants en nylon... et des piles AA ; une douzaine ce serait parfait.
p317
 Quatrième de couverture:
Thursday Next, détective littéraire et agent des OpSpecs, est de retour! Après être entrée dans l'intrigue du roman Jane Eyre, elle bénéficie d'un repos bien mérité. Elle a aussi retrouvé l'homme de ses rêves, Landen, et comme un bonheur n'arrive jamais seul, la voilà enceinte! Seulement, la corporation Goliath ne l'entend pas de cette oreille, et pour la contraindre à libérer le criminel qu'elle a enfermé dans un poème de Poe, le groupe tout-puissant fait éradiquer son mari de la réalité! Seule Thursday se souvient que Landen a un jour existé... Et le portail de la prose ayant disparu, elle doit subir un entraînement spécial à la Jurifiction - la police interne des livres - avant de pouvoir reprendre ses voyages à l'intérieur des chefs-d'œuvre de la littérature.

mardi 17 août 2010

1 - L'affaire Jane Eyre - Jasper Fforde



Imaginez.
Imaginez un univers où la littérature occupe une place primordiale dans la société.
Imaginez une police uniquement chargé d'enqueter sur les délits littéraires.
.
IMAGINATION c'est un peu le maitre mot de ce livre. Une uchronie complètement déjantée où depuis plus d'un siècle l'Angleterre dispute la crimée à la Russie, où le pays de Galles est une République Populaire aux forts accents de Corée du Nord.
Et maintenant, ajoutez à tout cela une enquête policière, une héroïne enlevée de son roman, un méchant démoniaque au doux nom d'Hades et une Société tentaculaire digne de 1984.
Secouez.
Assaisonnez de quelques comiques de situation et servez frais.

Voila comment on pourrait résumer L'affaire Jane Eyre.

Et sinon?
A titre personnel, je me suis totalement laissée envouter par ce premier tome (d'une série qui en compte 5). Que vooulez-vous, un univers entièrement dédié à la littérature où Dikens et les soeurs Brontë sont lus par tous et où il existerait une brigade spéciale Shakespeare, cela ne pouvait que me plaire et plaire aux amoureux des livres.

La seule chose que je regrette, c'est que l'Affaire Jane Eyre en elle-même n'est présente qu'à partir des 2/3 du livre.
toutefois ce maigre défaut si c'en est un est largement compensé par deux aspects à mon sens majeurs du roman.
Le premier étant le travail fait autour de la frontière réalité/fiction et de ses débordements. Le second se trouve être l'importance donnée aux personnages secondaires. Oui, vous souvenez-vous de tous ces personnages secondaires peuplant les grands classiques littéraires,
Non? Et bien c'est précisement eux que Fforde met à l'honneur, évitant ainsi de les laisser croupir au simple rang de faire valoir.

Pour finir, moi aussi je veux un dodo comme animal de compagnie :)

"Le groupe Goliath était à l'altruisme ce que Gengis Khan était aux tissus d'ameublements" p92

" - Achéron l'escroc, dit Mycroft lentement, Achéron le ravisseur et le maître-chanteur?
Le sourire d'Achéron ne vacilla pas.
- Oui, trois fois oui. Mais vous oubliez le meurtrier. Quarante-deux meurtres mon ami, Le plus dur, c'est le premier. Après, ça ne compte plus ; on ne vous pendra qu'une seule fois. c'est un peu comme quand on entame un paquet de sablés au beurre ; impossible de s'arrêter au premier" p174

" - Ne me traitez jamais de fou, mycroft. Je ne suis pas fou, j'ai juste... une morale qui est différente, c'est tout." p179


Quatrième de couverture:
Dans le monde de Thursday Next, la littérature fait quasiment office de religion. A tel point qu'une brigade spéciale, les Litteratecs,  a dû être créée pour s'occuper d'affaires aussi essentielles que les plagiats, découvrir la paternité des oeuvres de Shakespeare ou arrêter des revendeurs-dealers de faux manuscrits. Un jour Thursday est appelée pour appréhender un suspect bien habile et bien plus fort que tous ceux qu'elle a pu rencontrer jusqu'à maintenant. Il s'agit d'Achéron Hadès. Ce dernier, qui incarne la mal à la perfection, veut rayer de la carte les grands chefs-d'oeuvre de la littérature. Mais quand il s'attaque à Jane Eyre en personne, Thursday tente tout pour sauver son héroïne préférée......

mardi 10 août 2010

[Lecture] Mathilde [BD]


A bientôt 25 ans, caissière dans un supermarché pour gagner de quoi manger et payer son loyer, Mathilde s’interroge sur son avenir et sur ces études qui auraient dû lui permettre d’avoir une bonne place. Elle cherche aussi à concrétiser son rêve : devenir écrivain, mais voilà déjà un moment qu’elle planche sans succès sur son manuscrit. Et puis ses amours avec Julien, graphiste en devenir, qu’elle connaît depuis le lycée, ne sont pas au beau fixe. Surtout depuis qu’il passe presque tout son temps avec son équipe et Judith, cette amie pour laquelle il a déjà eu un faible. Tout semble vouloir lui échapper des mains. Pourtant, la solution est peut-être là, toute proche, incarnée par ce client un peu bizarre rencontré à la caisse…
 
Je lis très très rarement des BD et pour cause, je reste chaque fois sur ma faim. C'est un format qui ne me convient pas. Mais après lu l'avis de Lianna sur le sujeT. Je n'ai pas résisté. J'aurais peut-être dû.
En effet, je trouve le dessin trop simpliste et l'histoire peu consistante.
Je me disais que le thème de l'aspirante écrivaine ne pouvait que me séduire. Erreur, une fille qui passe son temps à se retrouver par mégarde face à son patron à poil et dont la vie amoureuse part à vau-l'eau, jusque là rien de fascinant, d'autant plus que sa vie à proprement parler d'aspirante écrivaine n'est que briefvement mise en avant dans ces deux premiers tomes.
Je lirais probablement les tomes 3 et 4 une fois sortis mais je reste néanmoins déçue par cette BD qui s'annoncait pourtant prometteuse.

dimanche 25 juillet 2010

[Lecture] Meg Cabot's Theme

Pour ceux qui l'ignore, mon inscription à la bibliothèque de Paris est l'occasion pour moi de découvrir Meg Cabot. J'ai donc profité de ladite occasion pour emprunter une grande partie de ses livres. Voici donc pour les deux premiers
.
#Le jour où j'ai voulu devenir populaire


Résumé : 
Cette année, c'est décidé, moi, Steph Landry, seize ans, je veux plaire, être la première en tout. Je veux devenir populaire. Et pour cela, j'ai un secret : un vieux bouquin, qui donne les recettes pour se faire aimer de tous. Au point où j'en suis, je ne risque rien! Du moins, c'est ce que je crois…

Mon Avis : 
Pour ce premier tête à tête avec Meg Cabot disons que j'ai apprécié ma lecture. Certes il s'agit de littérautre jeunesse ce que je ne lis jamais, certes ça se lit trop vite à mon goût, mais qu'importe. Ce bouquin est juste un concentré d'humour, de références complétement décalées et de clichés sur les lycéens américains. Ca donnerait presque envie d'aller faire un tour dans un de ses bahuts. Et nécessairement on s'y retrouve aussi un peu. Nos propres expériences refont surface et en fermant le livre j'ai eu un mini pincement au coeur en me disant que je n'avais probablement pas vécu mes années lycées à fond. 
Seul point négatif, la petite touche de morale bien-pensante sur la fin (qui se termine bien, évidemment) je trouve ça un peu dommage même si ça n'enlève rien au plaisir de cette petite lecture. 


# Une (irrésistible) envie de sucré
Résumé : 
Heather Wells, ex-lolita de la pop, ne veut plus être victime de la mode. Elle se sent très bien en jean. Et sa vie d'avant, les paillettes et les larmes, non merci. Elle décroche un job dans une résidence d'étudiants où l'on ne s'ennuie vraiment pas : deux filles meurent coup sur coup. Heather est persuadée qu'il s'agit de meurtres. Ça tombe bien, le sublime garçon qui l'héberge dans sa sublime maison - Cooper est détective. En plus, il se fiche qu'elle fasse du 46 ! Une nouvelle vie commence pour Heather ! Pour un peu, elle porterait même une robe...

Mon avis:  
Là encore j'ai très vite accroché à tous les aspects du bouquin, l'histoire mais aussi les personnages. J'adore la caricature des étudiantes complètement déchainées et un peu fofolles. Et le personnage d'Heather est quand même selon moi bien ficelé, complet et attachant. Bon je ne m'attendais pas à cette fin là (Pourquoi? Mais pourquoi??? ) 
Cece dit, c'est un livre très sympathique à lire, même si au final je me rends compte que je n'ai pas grand chose à dire dessus. Mis à part que j'ai aimé tout simplement

mardi 13 juillet 2010

Katharina Hagena - Le goût des pépins de pomme




Quatrième de couverture:
À la mort de Bertha, ses trois filles, Inga, Harriet et Christa, et sa petite-fille, Iris, la narratrice, se retrouvent dans leur maison de famille, à Bootshaven, dans le nord de l’Allemagne, pour la lecture du testament. A sa grande surprise, Iris hérite de la maison et doit décider en quelques jours de ce qu’elle va en faire. Bibliothécaire à Fribourg, elle n’envisage pas, dans un premier temps, de la conserver. Mais, à mesure qu’elle redécouvre chaque pièce, chaque parcelle du merveilleux jardin qui l’entoure, ses souvenirs se réveillent, reconstituant l’histoire émouvante, parfois rocambolesque, mais essentiellement tragique, de trois générations de femmes.


Mon avis :

Aujourd'hui lumière sur ce livre de Katharina Hagena. Un véritable coup de coeur littéraire et un grand moment de plaisir. Je l'ai acheté un peu par hasard lors d'une correspondance en gare de Montpellier. L'affiche et le titre m'avaient surprise.
Donc commençons par le commencement, les livres traitant d'histoire de famille où l'on ne retrouve que des femmes sont légions. Il en va de même pour le thème du souvenir. Mais en revanche peu sur la maladie d'Alzheimer. Thème de la mémoire, de l'oubli certes mais également de l'absence, dans ce "roman domestique" la part belle est finalement faîte au traditionnel, à l'immuable et au pommier.
Or, ici, autour de la succession de sa grand-mère, la narratrice Iris redécouvre la vie des 2 générations qui l'ont précédé. Le roman est composé en alternance de découvertes et de souvenirs jusque là enfouis.
Le style d'écriture quant à lui est sobre. Pas ou très peu de fioritures. C'est doux comme une pomme sucrée. Même si c'est un livre assez court (267p) il est néanmoins très riche et se lit assez rapidement, peu être trop. Où alors peut-être est ce que l'on perd la notion du temps en se remémorant nos propres souvenirs.

Pour terminer, un extrait parmi les plus marquants :

« A présent , Bertha ne savait plus l'âge qu'elle avait. Cela variait en fonction des circonstances. Elle pouvait avoir huit ans quand elle appelait Harriet Anna, ou la trentaine lorsqu'elle parlait de son défunt mari et nous demandait q'il était rentré du bureau. Quiconque oubli le temps cesse de vieillir. L'oubli triomphe du temps, ennemi de la mémoire. Car le temps en définitive, ne guerit toutes les blessures qu'en s'alliant à l'oubli. »

Le Goût des pépins de pomme, par Katharina Hagena, traduction de Bernard Kreiss, ed. Anne Carrière, 268 p., 19,50 euros.

vendredi 18 juin 2010

[Lecture] Investigations avec un triton - Jess Kaan




Quatrième de Couverture:
Shell Eidonius n'est pas un détective comme les autres. Epicurien dans l'âme, ce triton accro' aux moules hallucinogènes est le spécialiste des enquêtes biscornues.
Secondé par Geoffroy de Monthardi, chevalier courageux mais pas téméraire, et Circéonne, lanceuse de sorts diplômée de la calamiteuse E.M.A (Ecole de Magie Appliquée), Eidonius se trouve face à une sombre histoire de malédiction dans un royaume dont le sort dépend de la confiance du peuple, lequel prend trop souvent des allures de mouton bicéphale
Si vous voulez savoir ce qu'est une amulette antidragonmorphose, un ferveuromètre, des langsambecool, si vous en avez assez des héros beaux, forts, virils, plein de qualités qui courtisent à chaque page et collectionnent les conquêtes, si vous en avez marre des magiciennes super canon et des guerriers philosophes, et si une seule de ces conditions ne vous paraît pas un argument publicitaire éhonté, alors ce roman est pour vous.

Mon avis: 
J'ai adoré tout simplement, je me suis rarement autant amusée en lisant un livre de fantasy. Il est au moins aussi décapant de Pratchett ou Dufour. Merlin est un méchant qui veut dominer le monde et le detective triton a la facheuse tendance de se transformer en dragon à la moindre contrariété.
C'est dans un univers assez déjanté (il n'y a qu'à voir le résumé pour le comprendre) qu'on l'on plonge pour une sombre enquête. Les jeux de mots et situations cocasses sont omniprésentes. C'est un anti-héros marin attachant qui enchaine les bétises accompagnés d'une paire de magiciens incompétents et du nobliau pas très "brave heart".

On y retrouve des questionnements éthiques sur le chomage des tritons, la crise environnementale et financière, des moules hallucinogènes, des montagnes jaunes, un roi complètement allumé et à coté de la plaque, un méchant qui ne peut pas mentir.
 
Il s'agit là d'une véritable perle éditée par Mille Saisons. Si vous ne connaissez ni la maison, ni l'auteur et que vous avez un brin d'humour, jetez-vous dessus.

Et pour vous convaincre, un petit extrait du début du chapitre 5

Le responsable de l'écurie, un dénommé Maitre Frinadou, ne fit aucune difficulté pour nous prêter des canassons mécaniques et la paperasse qui allait avec. Dès que nous en eûmes les brides, nous filâmes comme une meute de banshees se rendant à son premier concert. A l'instar des gauchers, mal-aimés du monde technique, je découvris que ces automates n'étaient pas adpatés aux créatures marines. Mes pauvres palmes n'arivaient pas à s'insérer dans les étriers ou lorsqu'elles y parvenaient les cahots du chemin les en retiraient aussitot. Je m'abstins de me plaindre. S'il fallait supporter ces bidets pour rentrer à Poseidonia, alors je les supporterais.
Et ensuite, à moi les bourriches, que dis-je, les rochers de moules hallucinogènes. Je me taperai un méga coma crutacique.

mardi 15 juin 2010

[Lecture]La nuit dernière au XVe siècle - Didier van Cauwelaert



Quatrième de Couverture:
Comment vivre une histoire d'amour avec une jeune femme du XVe siècle, quand on est contrôleur des impôts de nos jours à Châteauroux ? C'est tout le problème de Jean-Luc Talbot, qui était un homme normal, rangé et rationnel... jusqu'à la nuit dernière, où tout a basculé. Est-il rattrapé par une passion vécue au Moyen Age, ou victime du complot diabolique d'un contribuable ?

Mon avis: 
Il m'en aura fallu du temps pour terminer les 250 pages de ce livre de poche. L'histoire en elle même est bien sympathique mais l'écriture est lourde.
Le début est lent et aussi chiant que la vie et la personnalité dudit controleur des impôts. Le coeur de l'ouvrage bien ficelé et entrainant s'étent sur 50-60 pages et ensuite plus rien les multiples rebondissements à la fin sont un peu "abracadabrantesques", on ne voit pas bien d'où ils sortent.
A ce moment là j'ai fini par me dire que ça ne s'arrêterait jamais. Mais si mais si, on en vient finalement à bout. Même si au final on finit par faire une overdose d'ondes karmiques.
Au final je me suis laissé avoir par le titre et je le regrette amèrement. Il parait que Didier van Cauwelaert est un auteur qui vaut le détour. Je n'en doute pas mais je n'ai pas du tomber sur sa plus belle oeuvre.

lundi 31 mai 2010

[Lecture] Place au bouddhisme

Aujourd'hui, deux lectures complémentaires, mais rassures toi cher lecteur, je ne suis pas en pleine crise spirituelle, j'ai juste farfouillée dans la bibliothèque de ma chambre d'enfant. C'est fou les trucs bizarres que je lisais quand j'étais plus jeune.

Le coeur des enseignements du Bouddha par Thich Nhat Hanh

Quatrième de couverture : 
Le vénérable Thich Nhat Hanh présente ici avec simplicité et clarté les fondements mêmes et les pratiques du bouddhisme zen. Il revient sur les Quatre Nobles Vérités, base de la doctrine du bouddha Shakyamuni, ainsi que sur le Noble Sentier des huit pratiques justes, encore appelé Octuple Sentier. Faisant référence aussi bien au vaste fonds de littérature bouddhique qu'à des anecdotes contemporaines, ce livre propose une vue générale du bouddhisme Mahayana, tout en permettant une réflexion humaniste très enrichissante sur la souffrance humaine.

Mon avis: 
Tout est dit ou presque dans le quatrième de couverture. La lecture se fait avec pour fil rouge, la compréhension et le travail sur la souffrance de l'homme mais après tout rien de plus normal c'est le fondement même du bouddhisme. Quelques redites tout au long du livre, mais rien de vraiment rébarbatif. 
En fait, les explications sont claires, les anecdotes parlantes et extrêmement éclairantes. Ce n'est pas une sorte de "Le bouddhisme pour les nuls" loin de là. En fait, l'avantage de cet ouvrage est d'être écrit par un moine, cela lui confère une dimension plus humaine, plus touchante aussi.

 Comprendre le bouddhisme par Dennis Gira


Quatrième de Couverture: 
Trois cent millions de personnes dans le monde se réclament aujourd'hui du bouddhisme. En France, on compte quelque trois cent mille adeptes de cette conception de la vie et du monde formée il y a deux mille cinq cents ans. Nul doute qu'à l'instar de l'Islam, elle ne soit en train de s'inscrire, durablement, dans notre culture. Spécialiste des spiritualités d'Extrême-Orient, Dennis Gira nous fait partager ici le fruit de sa recherche personnelle et de son enseignement dans diverses institutions universitaires occidentales. La naissance et l'histoire du bouddhisme, son corps de doctrine, ses diverses formes - Grand et Petit Véhicule, bouddhisme tibétain, bouddhisme zen - font l'objet d'une présentation claire et précise, accessible à tous. Comprendre la spiritualité d'autrui ne peut qu'aider chacun de nous à enrichir la sienne propre : telle est la conviction qui a inspiré ce livre rigoureux et objectif, écrit dans le respect de toutes les convictions. 

Mon Avis: Après la lecture du premier, on ne peut être que déçu par celui là, un ouvrage purement universitaire au style sec et scientifique. Cependant son avantage c'est qu'il est riche de détails sur l'histoire même du bouddhisme, les différences entre les divers courants, les divers pratiques. Même s'il reste moins agréable à lire, c'est un excellent ouvrage d'histoire de la religion qui ne peut qu'enrichir notre culture générale (et qui est indispensable pour ceux qui s'intéressent au bouddhisme de près ou de loin)

Au final, je le disais ces deux ouvrages sont complémentaires pour qui veut approcher la doctrine, l'histoire et la comprehension de la religion (ou de la philosophie) bouddhiste.

vendredi 14 mai 2010

[Lecture] La Dame à la Licorne - Tracy Chevalier

 Quatrième de couverture: 
Jean Le Viste, noble du Moyen Age, effectue la commande des tapisseries de La dame à la Licorne pour décorer sa riche demeure parisienne. Entre le peintre qu'il choisit pour dessiner les cartons, le marchand qui négocie, les artisans qui la réalisent, leurs épouses filles et servantes, se déchaînent des sentiments de haine, de passion, de désir et de trahison.

Mon Avis:

Une lecture qui remonte à quelques semaines déjà puisque je l'ai lu en allant à Bruxelles justement. Un roman historique écrit autour du mystère de la commande de la plus célèbre tapisserie médiévale, La dame à la Licorne.

Je reste mitigée à la suite de cette lecture. Avouons que pour le coté historique j'ai été agréablement surprise, voir même charmée. Mais un petit bémol cependant en ce qui concerne le trame, je n'aime pas les histoires d'amour perdu, et si le « héros » Nicolas des Innocents est un Don Juan irrécupérable, il n'empêche que je l'ai trouvé extrêmement mièvre.

Si l'on omet ce détail, il faut rendre gloire à l'auteur qui a usé du procédé merveilleux qu'est le multi-focus. Chaque personnage ayant l'occasion de s'exprimer et de partie en partie ajouter sa vision de la scène. Ainsi une même scène racontée trois fois sera d'autant plus intéressant que si elle avait été rédigée d'un point de vue omniscient.

En définitive, si vous aimez la petite Histoire un peu romanesque (et beauco)up romancée) je vous le conseille. Cela reste un agréable moment de lecture.

NB: Tracy Chevalier est également l'auteur de La jeune fille à la perle qui a mon mon sens est tout de même plus aboutie que ce roman là