Nous revenons, non pas pour vous jouer un mauvais tour, en espérant avoir le courage de prendre le temps de pouvoir écrire plus régulièrement.
Et pour entamer cette résolution 2012, une petite sélection de films vu récemment dont certains sortant dans les jours à venir
# Tinker, Tailor, Soldier, Spy (La Taupe)
Ma première réaction à la sortie a du être "OMG, Gary Oldman est un Dieu vivant" Et avec le recul, je suis à peine moins enthousiaste. Oserais-je dire qu'il mérite l'oscar? Oui d'ailleurs la presse britannique le pense aussi ^_^
Bon maintenant parlons un peu du film qui partait avec un casting des plus alléchant, qui à lui seul est une raison d'aller voir ce film. Ainsi s'égrainaient tour à tour sur l'écran Colin Firth, Mark Strong, Tom Hardy, John Hurt, Benedict Cumberbatch et Gary Oldman (pas forcement dans cet ordre) entre autres. Partant de là, le duo Oldman/Cumberbatch destiné à débusqué la taupe soviétique ayant infiltré les services secrets de Sa Majesté fonctionne plutôt bien. Le doute quand à l'identité de la taupe est jusqu'au bout maintenu. Les quelques fils qui auraient pu conduire le spectateur à choisir parmi l'un ou l'autre des suspects sont soigneusement effacés et parfois même l'on en vient à se poser la question : "Et si l'enquêteur était le coupable?"
En fait, cette adaptation du livre de John Le Carré renoue avec les grands films d'espionnage et le fait de revenir en 1973 nous change totalement de cette vague de films qui a fait son beurre sur la menace terroriste. Dans des tons flirtant avec le sépia, ce film retrace un univers de mensonges, de trahisons, de paranoïa, jouant sur cette opposition tranchée comme seule la Guerre Froide a si bien pu la créer. Pourtant c'est un film qui se révèle loin des clichés à la James Bond, loin des super-agents secrets sautant de trains en marche. C'est un film qui fait la part belle à la reflexion, où l'homme y est de nature froide, distante.
C'est un bijou du genre qui est apte à toucher des spectateurs dont les films d'espionnages ne sont pas le genre de prédilection.
Pourquoi aller le voir? Parce que l'on aime frissonner sans avoir peur, parce que l'on aime être dépaysé, parce que le casting vaut de l'or et que jamais on n'aurait imaginer que la taupe puisse être ...
Sortie le 08 Février
# La Dame de Fer
Pourquoi faut-il que les biopics se ressemblent tous. Même cheminements, même ressorts. Cela en devient ennuyeux et répétitif. Après J.Edgar où se confondent souvenirs, passé narré et histoire présente, La dame de fer emprunte le même chemin.
Je ne savais pas trop à quoi m'attendre et je suis ressortie déçue. Oui Meryl Streep campe une Margaret Tatcher plus vrai que nature jusqu'à me semble-t-il s'enlaidir pour lui ressembler un peu plus. Son jeu d'actrice est formidable. Mais quel besoin avait Phyllipa Lloyd d'attaquer sous l'angle de la vieille femme atteinte d'Alzheimer qui par bribe se souvient de son parcours? Le résultat est parfois flou, parfois même dégradant pour la femme même si le parti semble clairement être féministe à travers la succession de combats et de victoires que "Maggie" a pu remporter face aux hommes dans ce milieu tellement machiste qu'est la politique. Le fait est qu'il s'agit surtout d'une tentative pour entrainer le spectateur sur le terrain de l'empathie, rendant cette "dame de fer" presque sympathique. L'alternance de scènes contemporaines, de souvenirs et parfois même d'images d'archives en ce qui concerne les grandes grèves ou la guerre des Malouines sont lassants.
Pourquoi aller le voir? Pour Meryl Streep qui y est grandiose et pourrait bien rafler l'oscar
Sortie le 15 Février.
# War Horse
Steven Spielberg s'est lancé avec War Horse dans un film particulier à contre-courant de ses précédentes réalisations. C'est un vrai bol d'air onirique, touchant dans lequel Spielberg réinvente l'amour en temps de guerre, l'amour passionnel même... Entre deux chevaux.
Vous l'aurez devinez, le personnage principal est un cheval anglais au doux nom de Johnny. Et c'est à travers ses yeux et ses multiples aventures que l'on plonge dans les tranchées de 14-18 dans la Somme, dans les camps de soldats de Quiévrechain, dans la lande du Devon. Où les allemands ont des casques à pointe (ceux de la Somme, pas du Devon), où la guerre est admirablement crue à l'écran, entre gaz, grosse Bertha et gueules cassés. Et quelques part au milieu de cette horreur, ce cheval-miracle nous apparait comme une promesse, un espoir qu'il y aura toujours une issue.
Considération hautement inutile mais qui pourtant m'a troublée, pourquoi les allemands entre-eux ne parlent-ils pas allemand mais anglais? Pareil pour les français? La crise du cinéma est-elle a ce point importante qu'il n'y a plus de budget pour les sous-titres?
Pour finir j'ai particulièrement accroché à la bande originale du film, signé John Williams, extrêmement mélancolique et complètement magique.
Pourquoi aller le voir? Parce que c'est un film qui ne peut nous laisser de marbre. Pour la qualité des plans, pour son originalité et tout simplement pour passer un bon moment.
Sortie le 22 Février
# Anonymous
Il y aurait tellement de choses à écrire sur ce film. Du bon comme du mauvais frôlant l'exécrable. Quoi qu'il en soit, je n'en suis pas ressortie indemne. Je passerais rapidement sur la thèse selon laquelle Edouard de Vere, comte d'Oxford aurait écrit des oeuvres pour lesquelles William Shakespeare aurait servi de prête-nom. Cette hypothèse a depuis longtemps était réfutée par les chercheurs. En revanche en temps que ressort narratif autour duquel le film s'articule, cela fonctionne plutôt bien. La figuration d'un Londres au tournant des 16e et 17e siècle, la représentation de ces foules assemblées dans des théâtres et la conséquence en terme de mécanique de sociabilisation qui en découle permettent au film de s'enraciner dans un background crédible. En revanche le passage récurrent d'une Elizabeth jeune à une Elizabeth en fin de vie est parfois déroutant.
Point positif s'il en est, le jeu de pouvoir autour des conseillers de la reine, les questions de succession qui ont rythmé le règne d'Elizabeth. Il en va de même pour les affres et trahisons du comte d'Essex dont la tête finira sur le billot. Même si Roland Emmerich prend de larges libertés (voire prend parfois l'Histoire à contre pied) avec la réalité historique, j'ai été agréablement surprise par certains détails, Notamment cette petite phrase d'Essex au bourreau : "Frappez juste" (On sait que ledit bourreau dû s'y reprendre à trois fois pour détacher la tête félonne du noble corps du comte)
On regrette cependant que le jeu des acteurs soit inégal. Rhys Ifans en comte d'Oxford et Vanessa Redgroove dans le role d'Elizabeth I parviennent à incarner parfaitement leurs personnages pendant que Rafe Spail joue un Shakespeare, inculte et imbu de sa personne sans grand succès. Alors que l'on devrait haïr le personnage, on ne parvient qu'à lui trouver un coté pathétique.
Pourquoi aller le voir ? Pour les représentations des pièces de Shakespeare, pour la critique politique aussi
Sortie le 4 Janvier.
# Sherlock Holmes : A Game of Shadows
Ces derniers temps, nos écrans frolent l'overdose. Et d'après RadioTimes, les ventes des intégrales de Sir Arthur Conan Doyle s'envolent. Oui la saison 2 de Sherlock et la confrontation avec Moriarty ont accaparé les ondes de la BBC et le net qui ne jurent que par cette nouvelle adaptation, tandis que dans les salles obscures Robert Downey Jr. se ballade dans Paris essayant de déjouer les mesquines petites manipulations de son propre Moriarty!
Alors oui, entamer le film sur un plan de la cathédrale de Strasbourg est étrange, la présence d'un anarchiste au doux nom de Claude Ravache, n'est pas sans rappeler Ravachol, anarchiste lui aussi de son état, il y a des bohémiens où l'héroïne est une chèvre, des allemands sans casques à pointe (et qui parlent allemands entre eux, détail hautement important) des échecs, des jeux, des jeux d'échecs, de la fourrure, des cartes géantes de l'Europe. Une éternelle rivalité franco-allemande, une guerre mondiale en préparation (en 1891 oui) et Strasbourg ville qui bien sur se trouve en France (en 1891 cherchez l'erreur). Voila qui résume en vrac le contenu de ce film qui se projettent sur nos rétines dans des tons vraiment sombres (parfois trop) avec une musique qui résonnent étrangement comme celle du film Thor.
Mais dans tout ce bombardement de détails (je sais je suis comique) c'est un film qui, s'il a du mal a démarré, nous projette dans une course poursuite haletante à dos de poney. En somme un bon divertissement qui renvoie le spectateur dans une fin de siècle troublée, dans une entre deux-guerres (1871-1914) où l'équilibre du monde repose sur l'éternelle hypocrisie des relations diplomatiques franco-allemande. Et comme l'exprime si bien Moriarty : "Ce n'est pas tant moi que vous combattez, Monsieur Holmes, que le genre humain"
Une mention spéciale au personnage de Mycroft qui dévoile un visage plus humain, moins cynique, plus présent aux cotés de son frère aussi. En revanche on regrettera l'absence du commissaire Lestrade.
Pourquoi aller le voir ? Parce que c'est le plus célèbre des détectives (avant Maigret et Colombo), parce que nous sommes chauvins et qu'en l'occurrence le Paris du 19e y est bien restitué. Parce que c'est un film d'action qui remplit parfaitement son rôle divertissant.
Sortie le 25 Janvier
mardi 31 janvier 2012
samedi 6 août 2011
Billet pour le "Voyage imaginaire d'Hugo Pratt"
Corto Maltese - Couverture du Monde Voyages, supplément du journal Le Monde,
(1988) aquarelle et encre de Chine
Aristote déjà l'écrivait : « Il y a trois sortes d'hommes, les vivants, les morts et ceux qui vont sur la Mer » Il en va de même chez Hugo Pratt, dans ses oeuvres et ses ombres.
Celui qui a observé avec un tant soi peu d'intérêt, les dessins de l'italien, aura certainement repéré les mouettes, partout, tout le temps. La mer comme toile vierge sur laquelle s'animent des figures à l'encre de Chine.
Quand on parle d'Hugo Pratt, la première chose qui vient à l'esprit c'est son personnage fétiche Corto Maltese, ses yeux perçants et sa fossette au menton, mais c'est oublié tout un pan de l'immense travail du maitre, un pan qui aujourd'hui encore, en miroir aux reflets pastels, renvoit aux sources d'une réalité fantasmée, aux frontières de l'onirisme.
Corto Maltese - Occident (1984) Aquarelle
« Avec Corto nous avons en commun le goût de l'aventure et certaines références culturelles. Sa création est une intuition.
Quand je le montre pour la première fois, crucifié sur un radeau, c'est une référence au film de pirates « Le Réveil de la Sorcière Rouge » avec John Wayne »
Quand je le montre pour la première fois, crucifié sur un radeau, c'est une référence au film de pirates « Le Réveil de la Sorcière Rouge » avec John Wayne »
Raspoutine - Corto Maltese - La maison dorée de Samarkand
(1992) Aquarelle et encre de Chine
Cette exposition remplace habilement celle, prévue dans le cadre de l'année du Mexique en France. Et chacune des pièces présentées est un voyage particulier. Une traversée de toutes les mers, une excursion dans toutes les îles, une marche dans tous les déserts. Des planches tracées à l'encre, colorées à l'aquarelle vive et rehaussées de pastels. Ces feuillets sont autant de billets vers des ailleurs enchanteurs. Un aller simple vers la période des grands baroudeurs, celle des colonies aussi. Il a d'ailleurs illustré (entre autre) une édition des « Poèmes » de Rudyard Kipling.
Oui Hugo Pratt est allé partout, Hugo Pratt a tout visité et Hugo Pratt a posé ses souvenirs sur papier.
Wheeling - Le sentier des amitiés perdues
(1995) Aquarelle
C'est la piqûre de rappel d'une époque révolue où voyager était une véritable épopée, loin des stations balnéaires et des clubs de vacances. Ici et tout au long de cette exposition c'est « l'aventure » qui tient lieu de fil d'Ariane. L'élément central est censé être la présentation des 196 planches de l'album « La Ballade de la Mer Salée ». Mais finalement, je crois que les plus belles pièces de cette collection sont les moins connues. Bien sûr il est toujours agréable de voir les aquarelles des albums de Corto mais tout le monde les connait. Mais c'est plus la diversité des 6 thèmes qui compose ce parcours (Iles et Océans ; Indiens ; Militaires ; Femmes ; Desert ; Villes) qui rend cette exposition exceptionnelle.
Lancers - Poèmes, Rudyard Kipling
(1993) Aquarelle
On appréciera particulièrement l'espace réservé aux femmes présentent dans son oeuvre
« On ne peut pas marier Corto Maltese. Mon public féminin ne voudrait pas qu'il ait une femme fixe. C'est surtout pour cela qu'il va d'échec en échec. Mais il a des liaisons avec des femmes »
Après tout quelle fille ayant lu et aimé les aventures de Corto Maltese n'a pas rêvé une fois l'album refermé de rencontrer un alter égo réel du marin (pour ma part je veux le même aventurier, mais avec des yeux verts)
Cordoba (1989) Aquarelle et encre de Chine
Finalement je ne peux que vous conseiller de profiter des derniers jours de cette exposition, même si vous ne connaissez pas Hugo Pratt, le dépaysagement est garanti.
Rhodes - Corto Maltese La maison dorée du Samarkand
(11987) gouache
Je terminerais par les premiers vers de « Mandalay » de Kipling qui me semble être la parfaite conclusion à ce voyage fabuleux
A Moulmein près de la vieille Pagode, regardant la mer à l'est,
Est assise une jeune Birmane, et je sais qu'elle pense à moi;
Car il y a du vent dans les palmiers, et les clochettes du temple disent:
"Reviens-t-en, soldat Britannique; reviens-t-en à Mandalay!"
Reviens-t-en à Mandalay,
Où la vieille Flottille est en panne:
N'entends-tu pas le lourd travail des aubes de Rangoon à Mandalay?
Sur la route de Mandalay,
Où jouent les poissons volants,
Et L'aurore se lève comme l'orage, en Chine, de l'autre côté de la Baie!
Est assise une jeune Birmane, et je sais qu'elle pense à moi;
Car il y a du vent dans les palmiers, et les clochettes du temple disent:
"Reviens-t-en, soldat Britannique; reviens-t-en à Mandalay!"
Reviens-t-en à Mandalay,
Où la vieille Flottille est en panne:
N'entends-tu pas le lourd travail des aubes de Rangoon à Mandalay?
Sur la route de Mandalay,
Où jouent les poissons volants,
Et L'aurore se lève comme l'orage, en Chine, de l'autre côté de la Baie!
Exposition Hugo Pratt - Pinacothèque de Paris
jusqu'au 21 août
28 place de la Madelaine
mardi 28 juin 2011
Des lettres, des mots, des phrases et des paragraphes...
OH! Un billet.
Oui cela relève presque du miracle. Ou peut-être est ce l'influence de l'été.
Quoi qu'il en soit pour mon plus grand plaisir (et peut-être le votre) je vais tacher de reprendre régulièrement l'écriture de cet espace après presque 3 mois d'abandon. D'ailleurs j'ai un paquet de billets culturels à écrire. Et aussi au passage un concours pour la fin de l'été. Une aventure humaine à vous conter aussi (Non je n'ai pas escaladé le Kilimanjaro). Je ne vous raconterais pas ce que j'ai fait pendant 3 mois. Ce n'est finalement pas si intéressant.
Mais parlons de l'avenir. Les aventures et petites notes d'une prépa agreg font leur retour. Je suis certaine que ces anecdotes vous manquaient (ne me dites pas non, je serais déçue). Etant donné que cette année, je veux la préparer avec tout le sérieux et l'ardeur possible et imaginable (tu sens ma motivation? Je lance les paris sur la durée de notre magnifique entente elle et moi). D'un coté nous avons l'agreg, de l'autre l'association. Un peu en pause pour l'été mais quand même, quelques réunions se profilent et là encore, il va y avoir matière à écrire.
Sinon un 3615Mavie pour finir. Je passe mon temps à écrire. Au soleil certes mais j'écris. J'espère pouvoir vous faire lire quelques extraits prochainement. Mais j'écris en musique et à cause de La souris rose. Me voiçi bloquée sur la BO de Juno
C'est tout pour l'instant, je suis néanmoins ravie de vous retrouver et en attendant je vous conseille un charmant nouveau blog de lecture. Celui d'Elsa
Oui cela relève presque du miracle. Ou peut-être est ce l'influence de l'été.
Quoi qu'il en soit pour mon plus grand plaisir (et peut-être le votre) je vais tacher de reprendre régulièrement l'écriture de cet espace après presque 3 mois d'abandon. D'ailleurs j'ai un paquet de billets culturels à écrire. Et aussi au passage un concours pour la fin de l'été. Une aventure humaine à vous conter aussi (Non je n'ai pas escaladé le Kilimanjaro). Je ne vous raconterais pas ce que j'ai fait pendant 3 mois. Ce n'est finalement pas si intéressant.
Mais parlons de l'avenir. Les aventures et petites notes d'une prépa agreg font leur retour. Je suis certaine que ces anecdotes vous manquaient (ne me dites pas non, je serais déçue). Etant donné que cette année, je veux la préparer avec tout le sérieux et l'ardeur possible et imaginable (tu sens ma motivation? Je lance les paris sur la durée de notre magnifique entente elle et moi). D'un coté nous avons l'agreg, de l'autre l'association. Un peu en pause pour l'été mais quand même, quelques réunions se profilent et là encore, il va y avoir matière à écrire.
Sinon un 3615Mavie pour finir. Je passe mon temps à écrire. Au soleil certes mais j'écris. J'espère pouvoir vous faire lire quelques extraits prochainement. Mais j'écris en musique et à cause de La souris rose. Me voiçi bloquée sur la BO de Juno
C'est tout pour l'instant, je suis néanmoins ravie de vous retrouver et en attendant je vous conseille un charmant nouveau blog de lecture. Celui d'Elsa
jeudi 31 mars 2011
La vie est une boite de pastels à l'huile...
...c'est joli mais ça tâche.
Après cette pensée hautement métaphysique, je dois confesser que j'ai du mal à écrire un vrai billet ces temps-ci. Pourtant j'en ai un en cours de construction mais le contre-maitre du chantier (à savoir mon demi-neurone de blonde) s'est subitement mis en grêve. Des tractations entre la direction et les syndicats sont en cours.
Mais en attendant, je ne peux guère vous proposer qu'un poème de René Char, auteur que j'admire entre tous et dont j'ai récemment racheté le recueil Fureur et msytère que je ne peux que vous conseiller.
LA LIBERTE
Elle est venue par cette ligne blanche pouvant tout aussi bien signifier l'issue de l'aube que le bougeoir du crépuscule.
Elle passa les grèves machinales ; elle passe les cimes éventrées.
Prenaient fin la renonciation à visage de lâche, la sainteté du mensonge, l'alcool du bourreau.
Son verbe ne fut pas un aveugle bélier mais la toile où s'inscrivit mon souffle.
D'un pas à ne se mal guider que derrière l'absence, elle est venue, cygne sur la blessure, par cette ligne blanche.
Pour aller plus loin, je vous incite à lire les Feuillets d'Hypnos écrits en 1943-1944 et dédiés à Albert Camus
Après cette pensée hautement métaphysique, je dois confesser que j'ai du mal à écrire un vrai billet ces temps-ci. Pourtant j'en ai un en cours de construction mais le contre-maitre du chantier (à savoir mon demi-neurone de blonde) s'est subitement mis en grêve. Des tractations entre la direction et les syndicats sont en cours.
Mais en attendant, je ne peux guère vous proposer qu'un poème de René Char, auteur que j'admire entre tous et dont j'ai récemment racheté le recueil Fureur et msytère que je ne peux que vous conseiller.
LA LIBERTE
Elle est venue par cette ligne blanche pouvant tout aussi bien signifier l'issue de l'aube que le bougeoir du crépuscule.
Elle passa les grèves machinales ; elle passe les cimes éventrées.
Prenaient fin la renonciation à visage de lâche, la sainteté du mensonge, l'alcool du bourreau.
Son verbe ne fut pas un aveugle bélier mais la toile où s'inscrivit mon souffle.
D'un pas à ne se mal guider que derrière l'absence, elle est venue, cygne sur la blessure, par cette ligne blanche.
Pour aller plus loin, je vous incite à lire les Feuillets d'Hypnos écrits en 1943-1944 et dédiés à Albert Camus
dimanche 27 mars 2011
Culture & Confiture du dimanche n*8 Spécial politique
"Politique : La politique est la conduite des affaires publiques pour le profit des particulier."
Ambrose Bierce - Le dictionnaire du Diable
Parler politique? Une journée d'elections cantonales? Mais vous n'y pensez pas.
Alors aujourd'hui, je vous raconte l'histoire des premiers "Politiques" de France.
Il a fort longtemps, alors que le débat sur la Laicité n'était pas encore d'actualité, la France était en proie à de violentes guerres de religions opposant Catholiques et Huguenots (ou "protestants" même si le terme est bien plus tardif)
(il n'empêche qu'il est interessant d'étudier la terminologie utilisée par les parties en présence dans les conflits et leur façon de qualifier leurs adversaires mais je m'égare)
La France se déchire donc autour de deux partis ; la Ligue (catholique) et les Huguenots.
Passé la St Barthélemy en 1572 et le massacre (pas tant que ça quand même) des Huguenots, La Ligue se durcit et s'extremise sous la houlette du Duc de Guise
Massacre de la Saint Barthelemy - François Dubois (peintre huguenot)
Cependant entre ces deux partis fortement organisés et fortement extremistes (avouons-le) se dessine un tiers parti (non je ne parle pas du Modem) un parti composé de "politiques" c'est à dire d'hommes modérés et réalistes qui font passser l'Etat avant la religion. Il ne s'agit certes pas d'un parti structuré mais plutôt d'un mouvement d'idées qui regroupe des esprits très divers qui préconisent des solutions de paix (sociale) dans le ralliement de tous à la monarchie.
Pourquoi je vous raconte tout ça?
Certes nous ne sommes plus dans un monarchie même si le rituel présidentiel n'est finalement pas si différent.
Cependant pendant que certains se lancent dans ce qu'ils appellent une nouvelle "croisade" sous couvert d'une mondialisation de la démocratie, que d'autres stigmatisent une religion plutôt qu'une autre sous couvert d'une pseudo défense de la laicité et que les derniers s'empêtrent des affaires financières... on finit me semble-t-il par oublier ce que devrait véritablement être la Politique, la vraie.
Bon dimanche à vous et n'oubliez pas d'aller voter ;)
dimanche 6 mars 2011
Culture & Confiture du dimanche n*7
"L'ennemi se déguise parfois en géranium, mais on ne peut s'y tromper, car tandis que le géranium est à nos fenêtres, l'ennemi est à nos portes."
- Desproges, Manuel de Savoir-Vivre à l'usage des rustres et des malpolis
Donnez votre vision de Desproges en trois mots : cynique, renversant, drôle. Et en numéro complémentaire, un quatrième : mort.
Ce type me fait rire. Travail immense en amont, construction parfaite, lissée à la virgule près. Drôle.
Rupture avec la complaisance facile pour le monde. Travail de sape constant. Critique de tout et de tout le monde, surtout du meilleur. Renversant.
Comme chacun sait, quand on arrache le pansement d'un coup, ça fait moins mal (mensonge). Lui, il arrache. En permanence, et avec un sourire. Cynique.
Je l'aime ^^
- Desproges, Manuel de Savoir-Vivre à l'usage des rustres et des malpolis
Donnez votre vision de Desproges en trois mots : cynique, renversant, drôle. Et en numéro complémentaire, un quatrième : mort.
Ce type me fait rire. Travail immense en amont, construction parfaite, lissée à la virgule près. Drôle.
Rupture avec la complaisance facile pour le monde. Travail de sape constant. Critique de tout et de tout le monde, surtout du meilleur. Renversant.
Comme chacun sait, quand on arrache le pansement d'un coup, ça fait moins mal (mensonge). Lui, il arrache. En permanence, et avec un sourire. Cynique.
Je l'aime ^^
mercredi 2 mars 2011
Beja, Meknès et autres tas de pierres
Je suis juste bonheur, joie et presqu'amour. En même temps, je suis fatigue et épuisement total
En partie parce que BFF est de retour en France jusqu'en Mai. D'autre part parce qu'elle s'est pointée chez moi, dans l'après midi avec un gateau au citron et des pré-réservations d'avions pour toutes les deux. Elle est restée 45mn. Et pourtant ce fut long
Oui je sais BFF est géniale parfois, surtout quand elle arrive et de but en blanc avant que j'ai le temps de refermer la porte commence avec sa traditionnelle diarrhée verbale.
- Un week-end archéologique ça te tente?
- Hein quoi? Bonjour, tu aurais pu prévenir que tu rentrais
- Toi, Moi, le Sud, le Soleil et des ruines archéologiques à perte de vue
- Nimes?
- Non j'ai dit LE SUD! Tiens tu me fais du thé j'ai amené un gateau pour gouter.
- Tu es à Paris depuis quand?
- J'ai fait les réservations. Il ne manque que ta confirmation
- Quand? Ou?
- J'ai toujours voulu voir ça, toi aussi
- ...
- Alors?
- Alors quoi?
- Ca va être génial et puis tu as rien prévu pour les vacances
- Si!
- Tant pis annule, on va au Soleil en mai et puis Antonin c'est ton empereur favori non?
- C'est Hadrien
- On s'en fout! Bon tu me sers ce thé?
- Tu m'emmerdes, va te chercher une tasse.
- Tu as du sucre? Non tout va partir dans mon cul.
- Oui évite ce serait con d'aggraver la situation
- Salope! Bon tu m'en veux encore d'avoir annuler nos vacances
- Non
- Alors on peut partir en w-e
- Si tu veux, que toute les deux?
- Toi Moi, nos appareils photos et nos carnets de croquis et on ira draguer aussi.
- Moui
- Bah oui un coup d'une nuit ça nous fera du bien
- Si tu veux, on va où tu veux je n'ai pas le courage de débattre.
- Et puis à force de passer pour une lesbienne en nouvelle-zelande, j'en ai oublié ce que ça faisait d'avoir un mec entre mes cuisses
- Tu peux trouver les mêmes à Paris, pas besoin de partir en w-e
- Mais sinon on peut partir une semaine aussi.
- Ne commences pas.
- Attends on fait un circuit spécial archéologie, ce sera intellectuellement jouissif.
- Le terme intellectuel m'est reservé, toi, ce serait plutôt...
- Dis ça et je te tue!
- Combien de temps?
- 6 jours. On sera coupé du monde.
- Et on se déplace à dos d'âne?
- Mauvaise langue! Mais non on sera coupées de nos vies habituelles blondasse.
- Hmmm fais ce que tu veux.
- Bon files moi ton PC qu'on confirme les dates
- Au fait on va où?
- Beja. Et on repart de la capitale. Sinon j'ai aussi pré-reserver à Meknès, on ira passer nos journées à hanter Volubilis, je te laisse le choix. Et tu verras les thermes d'Antonin.
- Je pense que 3 jours de w-e suffiront.
- Tu n'aimes pas Antonin avoue
- J'ai du boulot
- Pourtant Antonin...
- Quoi Antonin?
- Rien Antonin! 3 jours?
- 3 jours
- Tu choisis notre destination de rêve.
- Pourquoi moi?
- C'est pour me faire pardonner.
- Non tu vas raler si je choisis pas la bonne.
- Mais non
- Mais si. Pile ou face?
- Ok Pile Meknès / Face Béja
Oui BFF a des idées nazes à la pelle.
Oui BFF et moi on a tjrs ce genre de discussion et elle finit toujours par avoir ce qu'elle veut. Un vrai travail d'usure et de non-écoute. Des années d'entrainement pour me faire faire ce qu'elle veut.
Et pour plus de compréhension, sachez que BFF et moi avons fait nos études d'histoire et d'archéo ensemble, alors quand elle prononce le mot "archéologie" face à moi, c'est un peu comme dire "toshop" à une blogueuse mode ;)
Apprenez qu'Antonin et moi c'est une véritable histoire de désamour. Les termes d'Antonin furent mon premier TD d'archéo de ma vie d'étudiante en première année. 3 jours pour le faire, 72h a vivre, penser, lire et écrire sur lui. Je crois que j'en connais par coeur chaque recoin, sans jamais avoir visiter. J'étais zelée en première année. Depuis on ne peut pas en dire autant.
Quand à Volubilis... un souvenir de partiel d'archéo de l'Orient où j'ai majoré devant BFF à son grand désespoir.
Sachez aussi pour votre culture qu'il y a une vrai différence entre Antonin et Hadrien (en plus de leurs murs respectifs en Albion) Et qu'Hadrien est le plus grand et merveilleux des empereurs alors qu'Antonin... no comment
J'vous ramenerais des photos ET des croquis ;)
En partie parce que BFF est de retour en France jusqu'en Mai. D'autre part parce qu'elle s'est pointée chez moi, dans l'après midi avec un gateau au citron et des pré-réservations d'avions pour toutes les deux. Elle est restée 45mn. Et pourtant ce fut long
Oui je sais BFF est géniale parfois, surtout quand elle arrive et de but en blanc avant que j'ai le temps de refermer la porte commence avec sa traditionnelle diarrhée verbale.
- Un week-end archéologique ça te tente?
- Hein quoi? Bonjour, tu aurais pu prévenir que tu rentrais
- Toi, Moi, le Sud, le Soleil et des ruines archéologiques à perte de vue
- Nimes?
- Non j'ai dit LE SUD! Tiens tu me fais du thé j'ai amené un gateau pour gouter.
- Tu es à Paris depuis quand?
- J'ai fait les réservations. Il ne manque que ta confirmation
- Quand? Ou?
- J'ai toujours voulu voir ça, toi aussi
- ...
- Alors?
- Alors quoi?
- Ca va être génial et puis tu as rien prévu pour les vacances
- Si!
- Tant pis annule, on va au Soleil en mai et puis Antonin c'est ton empereur favori non?
- C'est Hadrien
- On s'en fout! Bon tu me sers ce thé?
- Tu m'emmerdes, va te chercher une tasse.
- Tu as du sucre? Non tout va partir dans mon cul.
- Oui évite ce serait con d'aggraver la situation
- Salope! Bon tu m'en veux encore d'avoir annuler nos vacances
- Non
- Alors on peut partir en w-e
- Si tu veux, que toute les deux?
- Toi Moi, nos appareils photos et nos carnets de croquis et on ira draguer aussi.
- Moui
- Bah oui un coup d'une nuit ça nous fera du bien
- Si tu veux, on va où tu veux je n'ai pas le courage de débattre.
- Et puis à force de passer pour une lesbienne en nouvelle-zelande, j'en ai oublié ce que ça faisait d'avoir un mec entre mes cuisses
- Tu peux trouver les mêmes à Paris, pas besoin de partir en w-e
- Mais sinon on peut partir une semaine aussi.
- Ne commences pas.
- Attends on fait un circuit spécial archéologie, ce sera intellectuellement jouissif.
- Le terme intellectuel m'est reservé, toi, ce serait plutôt...
- Dis ça et je te tue!
- Combien de temps?
- 6 jours. On sera coupé du monde.
- Et on se déplace à dos d'âne?
- Mauvaise langue! Mais non on sera coupées de nos vies habituelles blondasse.
- Hmmm fais ce que tu veux.
- Bon files moi ton PC qu'on confirme les dates
- Au fait on va où?
- Beja. Et on repart de la capitale. Sinon j'ai aussi pré-reserver à Meknès, on ira passer nos journées à hanter Volubilis, je te laisse le choix. Et tu verras les thermes d'Antonin.
- Je pense que 3 jours de w-e suffiront.
- Tu n'aimes pas Antonin avoue
- J'ai du boulot
- Pourtant Antonin...
- Quoi Antonin?
- Rien Antonin! 3 jours?
- 3 jours
- Tu choisis notre destination de rêve.
- Pourquoi moi?
- C'est pour me faire pardonner.
- Non tu vas raler si je choisis pas la bonne.
- Mais non
- Mais si. Pile ou face?
- Ok Pile Meknès / Face Béja
Oui BFF a des idées nazes à la pelle.
Oui BFF et moi on a tjrs ce genre de discussion et elle finit toujours par avoir ce qu'elle veut. Un vrai travail d'usure et de non-écoute. Des années d'entrainement pour me faire faire ce qu'elle veut.
Et pour plus de compréhension, sachez que BFF et moi avons fait nos études d'histoire et d'archéo ensemble, alors quand elle prononce le mot "archéologie" face à moi, c'est un peu comme dire "toshop" à une blogueuse mode ;)
Apprenez qu'Antonin et moi c'est une véritable histoire de désamour. Les termes d'Antonin furent mon premier TD d'archéo de ma vie d'étudiante en première année. 3 jours pour le faire, 72h a vivre, penser, lire et écrire sur lui. Je crois que j'en connais par coeur chaque recoin, sans jamais avoir visiter. J'étais zelée en première année. Depuis on ne peut pas en dire autant.
Quand à Volubilis... un souvenir de partiel d'archéo de l'Orient où j'ai majoré devant BFF à son grand désespoir.
Sachez aussi pour votre culture qu'il y a une vrai différence entre Antonin et Hadrien (en plus de leurs murs respectifs en Albion) Et qu'Hadrien est le plus grand et merveilleux des empereurs alors qu'Antonin... no comment
J'vous ramenerais des photos ET des croquis ;)
lundi 28 février 2011
J'aimerais tant être un flan ou un abat-jour en liberty
Cet article est écrit à 4 mains avec A-E. Il est donc tout autant sa propriété que la mienne. Car elle le dit si bien,"cette collaboration ouvre de nouveaux horizons au monde" ;)
Aujourd'hui soyons cruels et tapons allégrement sur l'une des choses les plus inutiles que l'Internet mondial ait créé (mis à part les bots). Parlons de la blogo mode.
(je vois déjà le duvet de vos avant-bras se dresser de terreur) (parce qu’une vraie blogueuse mode, ELLE, aurait les avant-bras épilés, photos obligent) (ou pas).
La SPA s'est plainte de ma consommation trop elevée de chatons et de faons innocents, il fallait bien varier et partir pêcher un peu (personnellement je préfère le caviar à la petite cuillère mais si vous aimez la morue c'est votre choix)(non nous ne militons pas pour le retour d'Evelyne Thomas sur nos écrans). (note d’A-E : comme dirait mon père, les thons se déplacent toujours en bans :p)
Ce billet sera donc viscéralement méchant, vous êtes prévenus.
Soyons honnête, par « blog mode » j'entends les sites uniquement consacrés à "ça". S'il t'arrive lecteur/lectrice une fois l'an de poster un article sur ton vernis OPI ou sur une superbe paire de bottes, je te pardonne. Mais venons-en à l'essentiel.
La blogueuse mode, celle qui rêve de siéger un jour aux cotés d'Anna Wintour lors d'un défilé, vit dans un monde merveilleux rempli de cupcakes, de macarons et abhorre le chocolat (qui est quand même moins vicieux que les deux aliments sus-cités) (mais le chocolat n’est plus in depuis 2007, sauf que la mode étant un cycle éternel peut-être qu’en 2029 vous serez considéré comme un précurseur si vous continuez à en manger, qui sait ?)
La blogueuse mode aime aussi beaucoup parler anglais, Non je ne parle pas de la traduction google de chaque billet visant à rendre son blog international. Non! D'ailleurs la BM te dira que c'est du "homemade" et là tu te demanderas ce qui est pire. Ou elle te dira que c’est ‘Marant-like’, et quand tu chercheras à savoir ce qui est marrant like une blogueuse mode (oui oui, on dit marrant as a blogueuse mode, mais c’est pour le jeu de mots tu comprends), tu passeras à côté d’Isabel Marant, grande créatrice aux pièces in-dis-pen-sables chaque saison.
Le problème étant le suivant il n'y a certainement pas de signe plus flagrant de "je me la pète" que de parler anglais quand tout le monde parle français. Parce que bien sûr le "french" c'est "so 2008" Et puis c'est toujours plus simple de placer des idiomatiques et faire genre"I'm fluent" que d'apprendre vraiment l'anglais
(oui j'écris fluent et pas influent ce n'est pas une erreur)
Ca vaut aussi pour les commentaires de leurs fidèles (je ne compare pas avec une secte! Qui a dit ça? J'ai trop d'admiration pour le pouvoir de persuasion des gourous) (encore qu’il faudrait se pencher sur les statistiques de certaines marques jamais rencontrées hors de la blogo et vendues sur des sites Internet à un SMIC de frais de port).
Cela dit, nous parlons d'expressions mais un jour je ferais ma pouf moi aussi et j'écrirais un billet avec le suffixe -han partout. Juste pour donner une intensité dramatique à mon prochain achat de bottes (quoi la situation en Lybie ? OK, mon monde s’est écroulé avec la suspension de John Galliano, m’enfin il est pas lybien non plus, donc tant qu’on peut assister aux défilés, ma foi …)
Blogueuse mode si tu lis ce billet je t'invite à chercher le mot "suffixe" sur wikipédia.
La blogueuse mode vit dans un monde parallèle où les paysages sont soit pastels soit saturés. Parfois elle tente le style "photo vieillie" artificiellement en se prenant ostensiblement pour une héroine austenienne (Colin Firth et le talent en moins).
On vous a pourtant dit que l'abus de drogues était mauvais pour la santé mentale.
Parce que le monde parfait de la BM, plein de macarons et de cupcakes (oui je radote) c'est un peu comme celui de la jeune lycéenne en fleur qui débarque en fac. Où comment passer d'un monde tranquille au monde des grands, où les fleurs sont écrasés et où il faut prendre ses responsabilités. Quelle horreur. Alors la BM se réfugie dans son petit univers rose, mauve, parfois parme (oui il existe une différence, c'est comme entre le orange et le corail et aussi le tangerine, on a chassé Ben Ali pour moins que ça) et c'est là que BAM! elle te raconte sa vie trépidante sur son blog
Mais nous n’avons pas abordé un point crucial qui, j’en suis sûre, te fascine : comment la BM finance-t-elle sa garde-robe ? Plusieurs solutions : la BM a un mec/homme/Prince (ne rayer aucune mention) qui l’entretien et lui paye à peu près ce qu’elle veut pour avoir la paix (et au moins elle sera bien fringuée quand les huissiers débarqueront), ce qu’elle ne manque pas de mentionner avec des petits cœurs partout ; ou la BM a un job payé de manière inversement proportionnelle à son niveau de français et d’orthographe ; ou encore, elle … non, rien.
Oui comme son nom l'indique, la blogueuse mode a un blog, où tu trouveras surtout des photos d'elle avec la liste exhaustive des fringues qu'elle porte sur chacune des photos (accessoires compris)
Une question cependant me questionne (oui j'ai conscience de l'absurdité de cette tournure de phrase mais j'ai une excuse je suis blonde) Faut-il être jolie pour être blogueuse mode? Si j'écoute mon coté humain et naif je dirais "oui bien sur, elle est censé mettre en valeur la tenue, si tu mets un trench superbe sur un thon, ça va pas le faire"
Mais la réalité est beaucoup plus cruelle avec nos pauvres yeux (remarque que pour une fois c'est la réalité qui est cruelle pas moi) et je ne parle pas des tenues "mises en valeur" (malgré les avants-bras épilés susmentionnés). Mais c’est beau, autant de filles décomplexées qui s’assument aussi bien une fois retouchées.
Je ne parle pas des billets sponsorisés, ce serait trop facile... Et puis si, quand même soyons horrible jusqu'au bout. Parfois la modasse, se lance dans un billet avec plus de 100 mots. Mais attention, point trop n'en faut pour son petit cerveau vide et futile. Alors la BM se fait rémunérer ses posts, non pardon pas rémunérer, spon-so-ri-ser. C'est différent. Bref, elle se fait acheter, comme une vulgaire... non j'ai rien dit. Parfois aussi histoire de faire grimper son compteur de commentaires elle lance des concours où son chat de marque, prêté pour la saison par une grande maison, tirera au sort, photos à l'appui.
Allez après ce torrent de mauvais esprit, je vais faire un geste généreux, si tu me lis blogueuse mode.
Je vais mettre la définition des mots compliqués en fin de billet. Ou pas, d'ailleurs, tu n'as qu'à vendre ton trench et acheter un dictionnaire
PS : (Ce billet milite pour la sauvegarde des parenthèses)
Aujourd'hui soyons cruels et tapons allégrement sur l'une des choses les plus inutiles que l'Internet mondial ait créé (mis à part les bots). Parlons de la blogo mode.
(je vois déjà le duvet de vos avant-bras se dresser de terreur) (parce qu’une vraie blogueuse mode, ELLE, aurait les avant-bras épilés, photos obligent) (ou pas).
La SPA s'est plainte de ma consommation trop elevée de chatons et de faons innocents, il fallait bien varier et partir pêcher un peu (personnellement je préfère le caviar à la petite cuillère mais si vous aimez la morue c'est votre choix)(non nous ne militons pas pour le retour d'Evelyne Thomas sur nos écrans). (note d’A-E : comme dirait mon père, les thons se déplacent toujours en bans :p)
Ce billet sera donc viscéralement méchant, vous êtes prévenus.
Soyons honnête, par « blog mode » j'entends les sites uniquement consacrés à "ça". S'il t'arrive lecteur/lectrice une fois l'an de poster un article sur ton vernis OPI ou sur une superbe paire de bottes, je te pardonne. Mais venons-en à l'essentiel.
La blogueuse mode, celle qui rêve de siéger un jour aux cotés d'Anna Wintour lors d'un défilé, vit dans un monde merveilleux rempli de cupcakes, de macarons et abhorre le chocolat (qui est quand même moins vicieux que les deux aliments sus-cités) (mais le chocolat n’est plus in depuis 2007, sauf que la mode étant un cycle éternel peut-être qu’en 2029 vous serez considéré comme un précurseur si vous continuez à en manger, qui sait ?)
La blogueuse mode aime aussi beaucoup parler anglais, Non je ne parle pas de la traduction google de chaque billet visant à rendre son blog international. Non! D'ailleurs la BM te dira que c'est du "homemade" et là tu te demanderas ce qui est pire. Ou elle te dira que c’est ‘Marant-like’, et quand tu chercheras à savoir ce qui est marrant like une blogueuse mode (oui oui, on dit marrant as a blogueuse mode, mais c’est pour le jeu de mots tu comprends), tu passeras à côté d’Isabel Marant, grande créatrice aux pièces in-dis-pen-sables chaque saison.
Le problème étant le suivant il n'y a certainement pas de signe plus flagrant de "je me la pète" que de parler anglais quand tout le monde parle français. Parce que bien sûr le "french" c'est "so 2008" Et puis c'est toujours plus simple de placer des idiomatiques et faire genre"I'm fluent" que d'apprendre vraiment l'anglais
(oui j'écris fluent et pas influent ce n'est pas une erreur)
Ca vaut aussi pour les commentaires de leurs fidèles (je ne compare pas avec une secte! Qui a dit ça? J'ai trop d'admiration pour le pouvoir de persuasion des gourous) (encore qu’il faudrait se pencher sur les statistiques de certaines marques jamais rencontrées hors de la blogo et vendues sur des sites Internet à un SMIC de frais de port).
Cela dit, nous parlons d'expressions mais un jour je ferais ma pouf moi aussi et j'écrirais un billet avec le suffixe -han partout. Juste pour donner une intensité dramatique à mon prochain achat de bottes (quoi la situation en Lybie ? OK, mon monde s’est écroulé avec la suspension de John Galliano, m’enfin il est pas lybien non plus, donc tant qu’on peut assister aux défilés, ma foi …)
Blogueuse mode si tu lis ce billet je t'invite à chercher le mot "suffixe" sur wikipédia.
La blogueuse mode vit dans un monde parallèle où les paysages sont soit pastels soit saturés. Parfois elle tente le style "photo vieillie" artificiellement en se prenant ostensiblement pour une héroine austenienne (Colin Firth et le talent en moins).
On vous a pourtant dit que l'abus de drogues était mauvais pour la santé mentale.
Parce que le monde parfait de la BM, plein de macarons et de cupcakes (oui je radote) c'est un peu comme celui de la jeune lycéenne en fleur qui débarque en fac. Où comment passer d'un monde tranquille au monde des grands, où les fleurs sont écrasés et où il faut prendre ses responsabilités. Quelle horreur. Alors la BM se réfugie dans son petit univers rose, mauve, parfois parme (oui il existe une différence, c'est comme entre le orange et le corail et aussi le tangerine, on a chassé Ben Ali pour moins que ça) et c'est là que BAM! elle te raconte sa vie trépidante sur son blog
Mais nous n’avons pas abordé un point crucial qui, j’en suis sûre, te fascine : comment la BM finance-t-elle sa garde-robe ? Plusieurs solutions : la BM a un mec/homme/Prince (ne rayer aucune mention) qui l’entretien et lui paye à peu près ce qu’elle veut pour avoir la paix (et au moins elle sera bien fringuée quand les huissiers débarqueront), ce qu’elle ne manque pas de mentionner avec des petits cœurs partout ; ou la BM a un job payé de manière inversement proportionnelle à son niveau de français et d’orthographe ; ou encore, elle … non, rien.
Oui comme son nom l'indique, la blogueuse mode a un blog, où tu trouveras surtout des photos d'elle avec la liste exhaustive des fringues qu'elle porte sur chacune des photos (accessoires compris)
Une question cependant me questionne (oui j'ai conscience de l'absurdité de cette tournure de phrase mais j'ai une excuse je suis blonde) Faut-il être jolie pour être blogueuse mode? Si j'écoute mon coté humain et naif je dirais "oui bien sur, elle est censé mettre en valeur la tenue, si tu mets un trench superbe sur un thon, ça va pas le faire"
Mais la réalité est beaucoup plus cruelle avec nos pauvres yeux (remarque que pour une fois c'est la réalité qui est cruelle pas moi) et je ne parle pas des tenues "mises en valeur" (malgré les avants-bras épilés susmentionnés). Mais c’est beau, autant de filles décomplexées qui s’assument aussi bien une fois retouchées.
Je ne parle pas des billets sponsorisés, ce serait trop facile... Et puis si, quand même soyons horrible jusqu'au bout. Parfois la modasse, se lance dans un billet avec plus de 100 mots. Mais attention, point trop n'en faut pour son petit cerveau vide et futile. Alors la BM se fait rémunérer ses posts, non pardon pas rémunérer, spon-so-ri-ser. C'est différent. Bref, elle se fait acheter, comme une vulgaire... non j'ai rien dit. Parfois aussi histoire de faire grimper son compteur de commentaires elle lance des concours où son chat de marque, prêté pour la saison par une grande maison, tirera au sort, photos à l'appui.
Allez après ce torrent de mauvais esprit, je vais faire un geste généreux, si tu me lis blogueuse mode.
Je vais mettre la définition des mots compliqués en fin de billet. Ou pas, d'ailleurs, tu n'as qu'à vendre ton trench et acheter un dictionnaire
PS : (Ce billet milite pour la sauvegarde des parenthèses)
dimanche 27 février 2011
L'enfer c'est aussi soi-même
J'écris de manière un peu éparse ces dernières semaines. C'est certainement un reflet anecdotique mais réaliste de ma vie.
Mais n'ayez crainte vous qui lisez ce billet, je n'ai pas du tout l'intention de vous raconter mes malheurs. En plus je n'ai pas de malheurs.
Sinon je crois que lorsqu'il a écrit "l'enfer c'est les autres", Sartre devait se prendre le chou dans une colloc qui partait à vau-l'eau. Et qu'est ce que je le comprend.
Alors je prends la décision de séparer ce que j'écris ici et mes reflexions nocturnes, plus personnelles, moins étalées. Plus littéraires, plus visuelles aussi, ça me servira probablement de galerie photo.
Je crois que c'est mieux :)
Alors vous pouvez toujours rester lire ce que j'écris ici ou partir là-bas ou faire les deux à la fois, je n'ai rien contre.
Moi je rentre à Paris, j'y ai tant à faire.
Mais n'ayez crainte vous qui lisez ce billet, je n'ai pas du tout l'intention de vous raconter mes malheurs. En plus je n'ai pas de malheurs.
Sinon je crois que lorsqu'il a écrit "l'enfer c'est les autres", Sartre devait se prendre le chou dans une colloc qui partait à vau-l'eau. Et qu'est ce que je le comprend.
Alors je prends la décision de séparer ce que j'écris ici et mes reflexions nocturnes, plus personnelles, moins étalées. Plus littéraires, plus visuelles aussi, ça me servira probablement de galerie photo.
Je crois que c'est mieux :)
Alors vous pouvez toujours rester lire ce que j'écris ici ou partir là-bas ou faire les deux à la fois, je n'ai rien contre.
Moi je rentre à Paris, j'y ai tant à faire.
Culture & Confiture du dimanche n*6
"The poets have been mysteriously silent on the subject of cheese."
- G.K. Chesterton
Citation légère aujourd'hui, parce qu'en ces temps troublés nous en avons besoin.
- G.K. Chesterton
Citation légère aujourd'hui, parce qu'en ces temps troublés nous en avons besoin.
Et surtout aujourd'hui je prépare ma valise pour mon retour à Paris.
En conséquence, j'ai autre chose à faire que de blablater là-dessus.
Le pire, c'est qu'on pourrait sûrement en tirer quelque chose de valable; après tout, Baudelaire a bien parlé des ordures...
(Et pour votre culture personnelle, sachez que Chesterton a été surnommé "le prince du paradoxe". Dixi.)
(Et pour votre culture personnelle, sachez que Chesterton a été surnommé "le prince du paradoxe". Dixi.)
samedi 26 février 2011
"Ils ne doivent pas fermer les yeux"
j'aurais pu vous parler de Vassili, un ami qui en 2005 à son retour de voyage comparait la Tunisie et le Belarus avec cette phrase qui m'a marqué
"les mêmes personnes, même président, le même niveau de vie, comme un simulacre d'élections et la même indifférence à tout."
J'aurais du vous parler des "révolutions arabes" mais cette tendance à tout mettre dans un même panier me rappelle l'époque où l'on appelait "Serbes" slovaques, ukrainiens et georgiens.
J'aurais voulu vous parler de cette théorie de comparaison entre les états post-soviétiques et les révoltes actuelles parce que structurellement, "l'insurrection arabe" est un cas classique de "contagion révolutionnaire" alors même que la science politique mondiale considérait presque unanimement que le monde arabe était "inapte à la démocratie". Car c'est une chose de renverser un régime autoritaire, s'en est une autre de construire une démocratie L'Iran de 1978 en est un parfait exemple.
Cependant, cet effet de «contagion» donné il ya trois mois comme absolument impossible, se met soudain à être réel. Oui je pourrais vous parler de la théorie de la "contamination" pendant des heures mais...
Je vais juste vous traduire la fin d'un appel écrit suite aux exactions commises après les élections au Belarus le 19 décembre. Simplement parce qu'au delà de sa vocation initiale, sa validité perdure tant qu'il existe des dictatures.
"Si l'Europe et le monde ne veut pas une répétition dans les crimes staliniens et post-nazie, ils doivent adopter une position ferme contre le régime politique actuel. Ensemble, nous ne devons pas laisser le peuple subir la violence dictatoriale.
Nous vivons tous sur une seule planète. Et si les droits de l'homme sont violés si les adversaires politiques subissent la répression et la violence, alors les pays voisins ne peuvent pas et ne doivent pas fermer les yeux.
Car ils sont sans pitié avec tous ceux qui peuvent les atteindre Chacun de leurs actes, se réfèrent à ce qu'il y a de plus bas chez l'homme. Ils sont la pire chose à qui l'humanité ait donné naissance."
"les mêmes personnes, même président, le même niveau de vie, comme un simulacre d'élections et la même indifférence à tout."
J'aurais du vous parler des "révolutions arabes" mais cette tendance à tout mettre dans un même panier me rappelle l'époque où l'on appelait "Serbes" slovaques, ukrainiens et georgiens.
J'aurais voulu vous parler de cette théorie de comparaison entre les états post-soviétiques et les révoltes actuelles parce que structurellement, "l'insurrection arabe" est un cas classique de "contagion révolutionnaire" alors même que la science politique mondiale considérait presque unanimement que le monde arabe était "inapte à la démocratie". Car c'est une chose de renverser un régime autoritaire, s'en est une autre de construire une démocratie L'Iran de 1978 en est un parfait exemple.
Cependant, cet effet de «contagion» donné il ya trois mois comme absolument impossible, se met soudain à être réel. Oui je pourrais vous parler de la théorie de la "contamination" pendant des heures mais...
Je vais juste vous traduire la fin d'un appel écrit suite aux exactions commises après les élections au Belarus le 19 décembre. Simplement parce qu'au delà de sa vocation initiale, sa validité perdure tant qu'il existe des dictatures.
"Si l'Europe et le monde ne veut pas une répétition dans les crimes staliniens et post-nazie, ils doivent adopter une position ferme contre le régime politique actuel. Ensemble, nous ne devons pas laisser le peuple subir la violence dictatoriale.
Nous vivons tous sur une seule planète. Et si les droits de l'homme sont violés si les adversaires politiques subissent la répression et la violence, alors les pays voisins ne peuvent pas et ne doivent pas fermer les yeux.
Car ils sont sans pitié avec tous ceux qui peuvent les atteindre Chacun de leurs actes, se réfèrent à ce qu'il y a de plus bas chez l'homme. Ils sont la pire chose à qui l'humanité ait donné naissance."
jeudi 24 février 2011
il était brun il était beau, il sentait bon le sable chaud
mais il lui manquait un cerveau...
Ce billet est un peu la chronique du naufrage annoncé de ma vie sentimentale.
J'vais pas tout vous raconter. On ne parle pas de ce genre de choses içi, mais mon dernier rencard a atteint un tel niveau lolesque que je ne pouvais pas faire l'impasse.
Parce qu'il était beau et sexy le brancardier. Alors je l'ai travaillé à coup d'ironie et de phrases qui font mouche jusqu'à ce qu'il me file son numéro et un rdv. L'objectif assumé était de me faire oublier mon affection pour Mr S
C'est donc toute pimpante, mes boucles blondes tombant en cascade sur mon pull à col roulé noir (on sous-estime le potentiel des pulls à col roulé, surtout en Catalogne) que je suis allée le voir.
Il faisait beau, chaud et il m'attendait en terrasse.
Il a pris une vodka orange et moi un thé à la menthe
(tu entends les petits oiseaux gazouiller là derrière)
Et puis mon cauchemar a commencé.
20 longues, très longues minutes à l'écouter parler de sa passion pour le rugby et de son si fabuleux boulot (quelle folle vie que celle de brancardier)
Impossible d'en placer une.
Parce que j'aime bien le rugby à petite dose certes mais là...
Le serveur m'a lancé un regard empreint de compassion en passant derrière lui et moi je soupirais, hypnotisée par la couleur de mon thé.
J'ai failli m'endormir quelque part entre l'apologie des résultats du l'USAP et le dénigrement du BO... (non il ne faut pas dénigrer les basques sinon je me fache)
Et là nous sommes 20mn plus tard, la question qui tue "Mais autrement, ça t'intéresse la politique?"
Oh joie dans ce marasme de banalités!
Une question sur moi, et qui plus est une question intéressante.
Je crois que j'ai relevé la tête un peu vite, les yeux brillants.
Comment faire comprendre à quelqu'un qui ne vous connait pas que généralement, vous dormez, rêvez, vivez et mangez politique.
Surtout ne pas lui faire peur.
J'ai murmuré (oui je murmure à l'oreille des hommes) quelque chose comme "A l'occasion ça m'arrive"
J'aurais mieux fait de me taire, mieux de rester chez moi.
J'ai eu droit à un couplet lénifiant à base de "ben tu vois les femmes et la politique, c'est pas trop compatible, ces femmes là, elles se prennent pour des mecs"
Sinon il m'a dit avoir voté Sarkozy en 2007 et il songe à prendre sa carte à l'UMP.
Autrement, l'actualité, ça ne l'interesse pas, lui ce qu'il aime c'est le sport (et uniquement les sports d'équipe) les férias, les soirées entre potes et l'electro.
Le must, la partie sur son arbre généalogique. Parce que lui, fils d'ouvrier, et bien il est brancardier, tu vois, lui il aide les gens, il sert à quelque chose, il s'est battu pour sortir de son milieu social. Si le coup j'ai du hésiter entre éclater de rire et avoir pitié.
Une caricature du jeune catalan pseudo branchouille qui passe ses w-e en boite à la frontière espagnole et qui une fois par mois va payer une passe à La Jonquères.
Rideau. J'ai débranché, et suis passée en mode automatique.
J'ai hoché la tête comme une dinde oui, pas le courage de me battre politiquement avec un inconnu.
J'ai juste glissée que j'avais été bénévole pour la CIMADE, il a mis un moment à comprendre. Il a eu l'air choqué. Si je lui avait déroulé mon parcours militant, c'était la crise cardiaque assurée, j'aurais peut-être dû.
J'ai payé mon thé et je suis partie.
Alors après cette "expérience" plus jamais je ne rencarderais un mec simplement parce qu'il est à croquer/beau/sexy ou dans ce cas les trois à la fois.
Pourquoi je ne choisis que des cons?
Je voulais un mec avec de l'esprit, de la repartie, des choses intelligentes à me dire. C'est pas encore pour cette fois
Mais je me pose une question, à l'heure des nouvelles technologies, où tu discutes et fais la connaissance de gens sans même les voir, est ce que l'amour simplement intellectuel ça existe vaiment? Ou alors c'est une simple vue de l'esprit?
Ce billet est un peu la chronique du naufrage annoncé de ma vie sentimentale.
J'vais pas tout vous raconter. On ne parle pas de ce genre de choses içi, mais mon dernier rencard a atteint un tel niveau lolesque que je ne pouvais pas faire l'impasse.
Parce qu'il était beau et sexy le brancardier. Alors je l'ai travaillé à coup d'ironie et de phrases qui font mouche jusqu'à ce qu'il me file son numéro et un rdv. L'objectif assumé était de me faire oublier mon affection pour Mr S
C'est donc toute pimpante, mes boucles blondes tombant en cascade sur mon pull à col roulé noir (on sous-estime le potentiel des pulls à col roulé, surtout en Catalogne) que je suis allée le voir.
Il faisait beau, chaud et il m'attendait en terrasse.
Il a pris une vodka orange et moi un thé à la menthe
(tu entends les petits oiseaux gazouiller là derrière)
Et puis mon cauchemar a commencé.
20 longues, très longues minutes à l'écouter parler de sa passion pour le rugby et de son si fabuleux boulot (quelle folle vie que celle de brancardier)
Impossible d'en placer une.
Parce que j'aime bien le rugby à petite dose certes mais là...
Le serveur m'a lancé un regard empreint de compassion en passant derrière lui et moi je soupirais, hypnotisée par la couleur de mon thé.
J'ai failli m'endormir quelque part entre l'apologie des résultats du l'USAP et le dénigrement du BO... (non il ne faut pas dénigrer les basques sinon je me fache)
Et là nous sommes 20mn plus tard, la question qui tue "Mais autrement, ça t'intéresse la politique?"
Oh joie dans ce marasme de banalités!
Une question sur moi, et qui plus est une question intéressante.
Je crois que j'ai relevé la tête un peu vite, les yeux brillants.
Comment faire comprendre à quelqu'un qui ne vous connait pas que généralement, vous dormez, rêvez, vivez et mangez politique.
Surtout ne pas lui faire peur.
J'ai murmuré (oui je murmure à l'oreille des hommes) quelque chose comme "A l'occasion ça m'arrive"
J'aurais mieux fait de me taire, mieux de rester chez moi.
J'ai eu droit à un couplet lénifiant à base de "ben tu vois les femmes et la politique, c'est pas trop compatible, ces femmes là, elles se prennent pour des mecs"
Sinon il m'a dit avoir voté Sarkozy en 2007 et il songe à prendre sa carte à l'UMP.
Autrement, l'actualité, ça ne l'interesse pas, lui ce qu'il aime c'est le sport (et uniquement les sports d'équipe) les férias, les soirées entre potes et l'electro.
Le must, la partie sur son arbre généalogique. Parce que lui, fils d'ouvrier, et bien il est brancardier, tu vois, lui il aide les gens, il sert à quelque chose, il s'est battu pour sortir de son milieu social. Si le coup j'ai du hésiter entre éclater de rire et avoir pitié.
Une caricature du jeune catalan pseudo branchouille qui passe ses w-e en boite à la frontière espagnole et qui une fois par mois va payer une passe à La Jonquères.
Rideau. J'ai débranché, et suis passée en mode automatique.
J'ai hoché la tête comme une dinde oui, pas le courage de me battre politiquement avec un inconnu.
J'ai juste glissée que j'avais été bénévole pour la CIMADE, il a mis un moment à comprendre. Il a eu l'air choqué. Si je lui avait déroulé mon parcours militant, c'était la crise cardiaque assurée, j'aurais peut-être dû.
J'ai payé mon thé et je suis partie.
Alors après cette "expérience" plus jamais je ne rencarderais un mec simplement parce qu'il est à croquer/beau/sexy ou dans ce cas les trois à la fois.
Pourquoi je ne choisis que des cons?
Je voulais un mec avec de l'esprit, de la repartie, des choses intelligentes à me dire. C'est pas encore pour cette fois
Mais je me pose une question, à l'heure des nouvelles technologies, où tu discutes et fais la connaissance de gens sans même les voir, est ce que l'amour simplement intellectuel ça existe vaiment? Ou alors c'est une simple vue de l'esprit?
lundi 21 février 2011
J'ai honte pour l'Humanité
J'ai fini la nuit assise, en tailleur sur le canapé, les yeux rivés sur l'écran de télé, incapable de me détacher des images qui tournent des boucles. 10, 20 fois peut-être plus à écouter ces témoignages, finir par les connaitre par coeur. Changer de chaine, tomber sur des images encore plus folles, encore plus atroces.
Pourtant j'étais à l'abri, moi, dans mon salon, sur mon canapé, dans ma petite vie tranquille.
Dans ma petite vie tranquille justement, où j'aime me plaindre des petits désagréments du quotidien, de la pluie ou du soleil trop chaud, des gens, de tout et de rien.
Mais cette nuit je suis restée là, j'ai regardé ces images passer en boucle. Et j'ai pleuré, sans le vouloir mais sans pouvoir m'arrêter non plus.
Parce que pendant que je me plains, d'autres se font massacrer.
Je ne comprendrais jamais comment des hommes peuvent tirer sur leurs propres frères.
Je ne comprendrais jamais comment on peut avoir aussi peu de considération pour la vie humaine.
L'Homme dans son abjection la plus absolue.
A ce stade, ce n'est même plus de l'animalité.
Et puis dans ce bain de sang, il y a ces pilotes qui se sont posés à Malte pour ne pas obéir, pour ne pas tuer les leurs. Ces hommes, pour moi, ce sont des héros tout simplement. Comme tous ceux qui ont refusé un jour d'ouvrir le feu sur une foule désarmée.
Ca donne encore envie de croire qu'il y a quelque chose de sauvable chez l'homme.
Mais au delà de ces actes de courage, il y a tout le reste.
Et c'est ce reste justement qui me hante cette nuit. J'ai mal, j'ai du mal à me dire que des centaines de personnes se font massacrer pour simplement un peu de liberté. C'est tellement dérisoire vu d'ici et pourtant si essentiel.
J'ai du mal à me dire qu'une fois le réveil passé, le monde reprendra sa marche, comme les jours précédents, comme les jours suivants parce que la plupart n'en ont strictement rien à faire.
Il y aura quelques voix qui s'élèveront, d'autres qui relaieront et puis tout cela se perdra dans la masse d'informations. Une danse diplomatique et on passera à autre chose.
J'ai encore plus de mal quand je comprends que je ne peux strictement rien y faire.
Juste regarder ou fermer les yeux et dans tous les cas, me battre avec ma conscience.
Parce que ce qui n'auront rien fait sont aussi coupables, parce que c'est si simple de tourner la tête.
Alors cette nuit, j'ai juste pleuré devant mon écran parce que j'ai honte pour l'Humanité.
Edit: Après quelques heures de sommeil et une relecture, ce billet n'a vocation ni à moralisr, ni à culpabiliser. Il s'agit simplement d'un état d'âme nocturne
Pourtant j'étais à l'abri, moi, dans mon salon, sur mon canapé, dans ma petite vie tranquille.
Dans ma petite vie tranquille justement, où j'aime me plaindre des petits désagréments du quotidien, de la pluie ou du soleil trop chaud, des gens, de tout et de rien.
Mais cette nuit je suis restée là, j'ai regardé ces images passer en boucle. Et j'ai pleuré, sans le vouloir mais sans pouvoir m'arrêter non plus.
Parce que pendant que je me plains, d'autres se font massacrer.
Je ne comprendrais jamais comment des hommes peuvent tirer sur leurs propres frères.
Je ne comprendrais jamais comment on peut avoir aussi peu de considération pour la vie humaine.
L'Homme dans son abjection la plus absolue.
A ce stade, ce n'est même plus de l'animalité.
Et puis dans ce bain de sang, il y a ces pilotes qui se sont posés à Malte pour ne pas obéir, pour ne pas tuer les leurs. Ces hommes, pour moi, ce sont des héros tout simplement. Comme tous ceux qui ont refusé un jour d'ouvrir le feu sur une foule désarmée.
Ca donne encore envie de croire qu'il y a quelque chose de sauvable chez l'homme.
Mais au delà de ces actes de courage, il y a tout le reste.
Et c'est ce reste justement qui me hante cette nuit. J'ai mal, j'ai du mal à me dire que des centaines de personnes se font massacrer pour simplement un peu de liberté. C'est tellement dérisoire vu d'ici et pourtant si essentiel.
J'ai du mal à me dire qu'une fois le réveil passé, le monde reprendra sa marche, comme les jours précédents, comme les jours suivants parce que la plupart n'en ont strictement rien à faire.
Il y aura quelques voix qui s'élèveront, d'autres qui relaieront et puis tout cela se perdra dans la masse d'informations. Une danse diplomatique et on passera à autre chose.
J'ai encore plus de mal quand je comprends que je ne peux strictement rien y faire.
Juste regarder ou fermer les yeux et dans tous les cas, me battre avec ma conscience.
Parce que ce qui n'auront rien fait sont aussi coupables, parce que c'est si simple de tourner la tête.
Alors cette nuit, j'ai juste pleuré devant mon écran parce que j'ai honte pour l'Humanité.
Edit: Après quelques heures de sommeil et une relecture, ce billet n'a vocation ni à moralisr, ni à culpabiliser. Il s'agit simplement d'un état d'âme nocturne
samedi 19 février 2011
Reflexion du dimanche
Dans un monde parfait je serais elle
ou lui
ou elle
ou encore le chasseur tuant la mère de Bambi.
J'aimerais bien pouvoir tyranniser les gens, leur faire peur. Parce qu'être une fille gentille c'est fatiguant au quotidien.
Parce que quand j'étais petite je voulais être dictatrice de l'empire français. Mais maintenant il ne fait même plus bon être dictateur. Tout fout le camp.
Oui dans un monde parfait, je serais la sorcière du conte ou le méchant avec son armée, voire les deux à la fois
Mais nous ne sommes pas dans un monde parfait.
Histoire de famille et de racisme ordinaire
On a tous un jour ou l'autre entendu la phrase qui tue "Moi, je ne suis pas raciste mais...". Comme on a tous une grande tante ou un oncle que l'on a envie d'étriper pendant les réunions de famille.
Partant de ce postulat, pour mon retour, je te parle de ma grand mère, de racisme et de Noël... Pas nécessairement dans cet ordre d'ailleurs.
En revanche tu es autorisé cher lecteur à compter les points FN (une des nombreuses variantes du Point Godwin).
Alors dans ma famille maternelle je les cumule.
Une grand mère face à laquelle j'essaie de rester zen et un oncle face à qui je ne suis pas zen du tout (en plus ce n'est pas mon oncle... c'est le mari de la tante) (non je ne fais pas de mauvais esprit jamais).
Parce que ma grand-mère je l'aime bien, elle fait le meilleur couscous que j'ai jamais mangé et elle est cultivée. En fait c'est comme une peinture. Plus tu la regardes (ou en l'occurence tu l'écoutes) plus tu découvres de nouveaux mondes fascinants. Sauf qu'elle a un tic de langage et tu peux être sûr que peu importe le sujet de conversation initial tu finiras par entendre "Non mais tu comprends, MOI j'ai vécu 20 ans au Maroc alors les arabes je les connais"
Vous releverez l'importance et le placement du "moi" dans ces deux phrases type (pardon je m'égare déformation professionelle)
Alors dis toi qu'en vingt et quelques années je ne m'y suis jamais faite et que je bouillonne toujours intérieurement. Mais sinon à part ça, elle n'a rien contre les asiatiques ou les latins. Non ya juste cette petite épine qui dérange son monde parfait.
Donc j'en reviens à l'idée inspiratrice du billet. J'étais encore en clinique quand elle est venue me voir deux ou trois jours après la chute de Mubarak (que j'ai totalement raté, je suis chagrin).
Et elle m'a prise en traitre.
Oui à moitié assommée par les calmants mon cerveau tournait au ralenti, quand elle a commencé à m'expliquer la géopolitique du Moyen-Orient.
Parce que oui quand on a vécu 20 ans au Maroc et que l'on est parti au moment de la décolonisation on est compétent pour parler du Yémen actuel. Et bien sûr elle a commencé à pronostiquer sur les manifestations en enchainant sur ses vacances de Noël à Marrakech dans la sublime maison que son beau-fils a acheté. (le même oncle déjà mentionné plus haut) (Remarquez cet habile glissement entre la contestation d'un peuple et ses vacances, c'est digne de MAM, je sais j'ai honte)
Joie! Bonheur dans mon esprit cynique! Dans un élan de lucidité, je parviens à dire que j'espère qu'il sera obligé de fuire le pays pendant une révolte et que ça lui apprendra à jouer les néo-colons en se faisant traiter en nabab.
Et puis sans prévenir elle m'a porté le coup de grâce.
"Quand j'étais là-bas, je suis partie faire quelques courses avec ta tante et je ne sais pas pourquoi en ce moment elle a la folie acheteuse. Alors je rentre dans une échoppe, poussée par le vendeur, tu vois comment ils font ces gens là, ils te touchent le bras, essaient de t'entrainer dans leur magasins et en plus ils parlent fort. Et il y avait de jolies armoires en bois, peintes. Alors ta tante en a voulu une. Mais tu vois, j'ai regardé de plus près la peinture. C'était de la mauvaise qualité. Un vrai travail d'arabe"
La aussi vous remarquerez l'utilisation dédaigneuse du "ils" de "ces gens là" et "la-bas"
Et là pouf Isleene elle est restée mortifiée sur son lit.
Parce qu'Isleene elle ne comprend définitivement pas les gens, et encore moins sa famille. Elle ne comprend pas comment on peut être aussi intolérant envers une population ciblée. Et ne me dites pas qu'elle a été traumatisée par la décolonisation. Elle avait le même jugement sur sesdomestiques gens de maison avant.
Alors maintenant que tu as cerné le personnage, imagine mes diners de famille où j'essaie de ne pas hurler sur les gens quand ils sortent des trucs pareils. Parce que dans ma famille il y a un argument qui se transmet de génération en génération "Non mais si maintenant on a plus droit à l'humour"
Alors à Noël (je déteste noël), il y a 3 ans, dans cette ambiance bien familiale, entre la dinde, le vin et la discussion politique sur l'immigration j'ai ouvert ma grande gueule.
Malheur j'ai brisé l'esprit de Noël. Oui le pauvre il s'est retrouvé en miette sur le tapis marocain, on a jamais pu le reconstituer.
Parce qu'il parait que ça ne se fait pas de faire taire son oncle, de lui dire ses 4 vérités en le traitant de misérable raciste et faciste(et un peu de con aussi).
Mais tu sais quel est le drame dans tout ça? C'est que je suis partie en claquant la porte et surtout que j'ai raté la buche!! L'autre drame c'est qu'il ne m'invitera jamais dans sa "merveilleuse et sublime" maison de Marrakech. Ha non en fait ça se n'est pas un drame, j'irais à Beyrouth à la place.
Mais par dessus tout, le pire c'est qu'après coup, on est venu me dire "Mais Isleene on est d'accord avec toi, mais quand même ça ne se dit pas c'est un membre de la famille".
Et là je comprends pourquoi je n'ai jamais présenté mon ex-copain à ma famille. Il aurait passé un très mauvais moment le pauvre. Parce que tu comprends "ma petite fille blonde aux yeux bleux avec quelqu'un comme ça" c'est l'AVC doublé d'un Infarctus immédiat. Quoi que c'est une idée pour hériter plus vite
Alors pour mon prochain repas de famille, par pitié kidnappez moi ou offrez moi l'asile. Je vous en serais éternellement reconnaissante.
Partant de ce postulat, pour mon retour, je te parle de ma grand mère, de racisme et de Noël... Pas nécessairement dans cet ordre d'ailleurs.
En revanche tu es autorisé cher lecteur à compter les points FN (une des nombreuses variantes du Point Godwin).
Alors dans ma famille maternelle je les cumule.
Une grand mère face à laquelle j'essaie de rester zen et un oncle face à qui je ne suis pas zen du tout (en plus ce n'est pas mon oncle... c'est le mari de la tante) (non je ne fais pas de mauvais esprit jamais).
Parce que ma grand-mère je l'aime bien, elle fait le meilleur couscous que j'ai jamais mangé et elle est cultivée. En fait c'est comme une peinture. Plus tu la regardes (ou en l'occurence tu l'écoutes) plus tu découvres de nouveaux mondes fascinants. Sauf qu'elle a un tic de langage et tu peux être sûr que peu importe le sujet de conversation initial tu finiras par entendre "Non mais tu comprends, MOI j'ai vécu 20 ans au Maroc alors les arabes je les connais"
Vous releverez l'importance et le placement du "moi" dans ces deux phrases type (pardon je m'égare déformation professionelle)
Alors dis toi qu'en vingt et quelques années je ne m'y suis jamais faite et que je bouillonne toujours intérieurement. Mais sinon à part ça, elle n'a rien contre les asiatiques ou les latins. Non ya juste cette petite épine qui dérange son monde parfait.
Donc j'en reviens à l'idée inspiratrice du billet. J'étais encore en clinique quand elle est venue me voir deux ou trois jours après la chute de Mubarak (que j'ai totalement raté, je suis chagrin).
Et elle m'a prise en traitre.
Oui à moitié assommée par les calmants mon cerveau tournait au ralenti, quand elle a commencé à m'expliquer la géopolitique du Moyen-Orient.
Parce que oui quand on a vécu 20 ans au Maroc et que l'on est parti au moment de la décolonisation on est compétent pour parler du Yémen actuel. Et bien sûr elle a commencé à pronostiquer sur les manifestations en enchainant sur ses vacances de Noël à Marrakech dans la sublime maison que son beau-fils a acheté. (le même oncle déjà mentionné plus haut) (Remarquez cet habile glissement entre la contestation d'un peuple et ses vacances, c'est digne de MAM, je sais j'ai honte)
Joie! Bonheur dans mon esprit cynique! Dans un élan de lucidité, je parviens à dire que j'espère qu'il sera obligé de fuire le pays pendant une révolte et que ça lui apprendra à jouer les néo-colons en se faisant traiter en nabab.
Et puis sans prévenir elle m'a porté le coup de grâce.
"Quand j'étais là-bas, je suis partie faire quelques courses avec ta tante et je ne sais pas pourquoi en ce moment elle a la folie acheteuse. Alors je rentre dans une échoppe, poussée par le vendeur, tu vois comment ils font ces gens là, ils te touchent le bras, essaient de t'entrainer dans leur magasins et en plus ils parlent fort. Et il y avait de jolies armoires en bois, peintes. Alors ta tante en a voulu une. Mais tu vois, j'ai regardé de plus près la peinture. C'était de la mauvaise qualité. Un vrai travail d'arabe"
La aussi vous remarquerez l'utilisation dédaigneuse du "ils" de "ces gens là" et "la-bas"
Et là pouf Isleene elle est restée mortifiée sur son lit.
Parce qu'Isleene elle ne comprend définitivement pas les gens, et encore moins sa famille. Elle ne comprend pas comment on peut être aussi intolérant envers une population ciblée. Et ne me dites pas qu'elle a été traumatisée par la décolonisation. Elle avait le même jugement sur ses
Alors maintenant que tu as cerné le personnage, imagine mes diners de famille où j'essaie de ne pas hurler sur les gens quand ils sortent des trucs pareils. Parce que dans ma famille il y a un argument qui se transmet de génération en génération "Non mais si maintenant on a plus droit à l'humour"
Alors à Noël (je déteste noël), il y a 3 ans, dans cette ambiance bien familiale, entre la dinde, le vin et la discussion politique sur l'immigration j'ai ouvert ma grande gueule.
Malheur j'ai brisé l'esprit de Noël. Oui le pauvre il s'est retrouvé en miette sur le tapis marocain, on a jamais pu le reconstituer.
Parce qu'il parait que ça ne se fait pas de faire taire son oncle, de lui dire ses 4 vérités en le traitant de misérable raciste et faciste
Mais tu sais quel est le drame dans tout ça? C'est que je suis partie en claquant la porte et surtout que j'ai raté la buche!! L'autre drame c'est qu'il ne m'invitera jamais dans sa "merveilleuse et sublime" maison de Marrakech. Ha non en fait ça se n'est pas un drame, j'irais à Beyrouth à la place.
Mais par dessus tout, le pire c'est qu'après coup, on est venu me dire "Mais Isleene on est d'accord avec toi, mais quand même ça ne se dit pas c'est un membre de la famille".
Et là je comprends pourquoi je n'ai jamais présenté mon ex-copain à ma famille. Il aurait passé un très mauvais moment le pauvre. Parce que tu comprends "ma petite fille blonde aux yeux bleux avec quelqu'un comme ça" c'est l'AVC doublé d'un Infarctus immédiat. Quoi que c'est une idée pour hériter plus vite
Alors pour mon prochain repas de famille, par pitié kidnappez moi ou offrez moi l'asile. Je vous en serais éternellement reconnaissante.
vendredi 18 février 2011
"L'éducation est un progrès social" John Dewey
"Faites en des incultes et ils seront plus faciles à manipuler. Tuez l'esprit critique, ils se soumettront rapidement."
J'ai du retard sur les dernières annonces de Valérie Pecresse, je sais. Néanmoins, les dernières nouvelles me laissent aussi sceptique que révoltée alors je ne vais pas m'emporter ici, enfin pas desuite.
Ceci dit aujourd'hui, j'ai la flemme de faire un vrai billet de ma main.
Seulement voila, il y a deux ans, s'amorçait un mouvement de grève et de protestation au sein des universités contre la mise en place de la mastérisation.
Cette nouvelle lubie de nos politiques qui, sous couvert de "mieux former nos enseignants", laissait des milliers d'étudiants sur le carreau. Impossible de passer les concours sans un bac +5, obligation de financer deux ans d'études supplémentaires et des "master métiers de l'enseignement" faisant perdre deux ans à ceux qui auront le malheur de ne pas réussir les concours, parce que la spécialisation est telle qu'avec ça et bien tu ne fais rien, à part repartir en M1 faire de la recherche.
Parce que oui, il faut faire peur à tous ces étudiants qui présentent les concours, faire baisser les effectifs des candidats pour mieux faire passer la baisse des postes mis en jeu.
Luc Chatel pensait donc qu'il pouvait manager l'education nationale comme à l'époque où il était DRH dans une filiale de l'Oréal? Visiblement oui.
Mais au final, ce sont les étudiants qui trinquent, ce sont les élèves qui se retrouvent face à des jeunes profs lachés avec encore moins de formation pratique que par le passé.
A la lumière de cette "introduction", je vous copie içi la lettre ouverte de camarades de Sud Etudiant et du Collectif Stagiaire Impossible à l'attention de Luc Chatel et Valérie Pecresse publiée ce jour dans l'Humanité.
"On" est en train de casser l'éducation nationale, et ce depuis des années, mais cette attaque est d'autant plus grave qu'elle s'en prend directement à la formation des enseignants. Car tout le monde le sait, un enseignant n'est pas qu'un reservoir de savoir dans sa spécialité, enfin ce n'est pas ça qui fait de lui un "bon prof".
Je dis "on" parce qu'au delà des élus qui ont adopté cette loi, nous sommes responsables de ne pas avoir été jusqu'au bout d'une contestation qui avait pour la première fois réussi à fédérer étudiants, enseignants et chercheurs.
Avec le recul il y avait du potentiel.
Avec le recul nous sommes aussi responsables de cet echec.
Il n'y a pas de vraie de conclusion à ce billet. Elle viendra peut-être le jour où on se décidera à sauver l'école ou au contraire à l'achever.
Mais j'ai envie de vous dire que jusqu'au dernier moment, rien n'est jamais perdu.
J'ai du retard sur les dernières annonces de Valérie Pecresse, je sais. Néanmoins, les dernières nouvelles me laissent aussi sceptique que révoltée alors je ne vais pas m'emporter ici, enfin pas desuite.
Ceci dit aujourd'hui, j'ai la flemme de faire un vrai billet de ma main.
Seulement voila, il y a deux ans, s'amorçait un mouvement de grève et de protestation au sein des universités contre la mise en place de la mastérisation.
Cette nouvelle lubie de nos politiques qui, sous couvert de "mieux former nos enseignants", laissait des milliers d'étudiants sur le carreau. Impossible de passer les concours sans un bac +5, obligation de financer deux ans d'études supplémentaires et des "master métiers de l'enseignement" faisant perdre deux ans à ceux qui auront le malheur de ne pas réussir les concours, parce que la spécialisation est telle qu'avec ça et bien tu ne fais rien, à part repartir en M1 faire de la recherche.
Parce que oui, il faut faire peur à tous ces étudiants qui présentent les concours, faire baisser les effectifs des candidats pour mieux faire passer la baisse des postes mis en jeu.
Luc Chatel pensait donc qu'il pouvait manager l'education nationale comme à l'époque où il était DRH dans une filiale de l'Oréal? Visiblement oui.
Mais au final, ce sont les étudiants qui trinquent, ce sont les élèves qui se retrouvent face à des jeunes profs lachés avec encore moins de formation pratique que par le passé.
A la lumière de cette "introduction", je vous copie içi la lettre ouverte de camarades de Sud Etudiant et du Collectif Stagiaire Impossible à l'attention de Luc Chatel et Valérie Pecresse publiée ce jour dans l'Humanité.
Lettre ouverte à Luc Chatel, Ministre de l’Éducation nationale, de laSi vous n'avez pas eu le courage de lire jusqu'au bout je comprends. Il y a parfois trop de détails purement technique et si cette lettre est à mon sens un coup d'épée dans l'eau, il n'en reste pas moins que le constat est juste.
Jeunesse et de la Vie associative et à Valérie Pécresse, Ministre de
l’Enseignement supérieur et de la Recherche
Monsieur le Ministre, Madame la Ministre,
Les effets désastreux de la réforme de la formation des enseignants, dite de la masterisation, mise en place depuis deux ans par vos deux ministères, se font sentir d’une manière de plus en plus évidente.
Malgré la très forte contestation dont elle a fait l’objet dès le printemps 2009, malgré l’opposition d’une large majorité des enseignants, des étudiants et des parents d’élèves ainsi que de leurs organisations syndicales et associatives, vous avez fait le choix de passer en force, ne tenant aucun compte des multiples avertissements concernant les risques que susciterait la mise en œuvre de votre projet. Aujourd’hui, alors que la réforme est appliquée depuis la rentrée 2010, l’heure du bilan est venue, et force est de constater que la situation est pire que ce que l’on pouvait craindre, tant pour les étudiants qui
préparent les concours que pour les fonctionnaires stagiaires qui les ont obtenus l’année dernière.
Les masters MEF (Métiers de l’Enseignement et de la Formation) ont été mis en place dans la précipitation et la confusion, sans cadrage national digne de ce nom, notamment en ce qui concerne les conditions de stages. En effet, si la réglementation nationale impose un stage en responsabilité de 108 heures au cours de la seconde année de master, elle ne dit rien de leur organisation pratique, ce qui se traduit par de fortes inégalités entre les étudiantes et étudiants des différentes académies. Par ailleurs, ces heures représentent à la fois un volume horaire insuffisant pour une formation de qualité et une charge de travail importante pour des étudiants qui préparent de front le concours ainsi que la validation du master, qui comprend des examens et la rédaction d’un mémoire.
Les maquettes des masters MEF élaborées par les différentes universités présentent déjà des différences importantes : certaines prévoient des stages plus ou moins « filés », sur une durée importante, en alternance avec les enseignements à l’IUFM alors que d’autres groupent le stage sur une période plus brève, empêchant une analyse et un recul par rapport à la pratique du métier.
C’est néanmoins l’organisation effective des stages, confiée aux recteurs, qui est le principal facteur d’injustice et d’inégalités entre les étudiants.
D’une part, cette mise en œuvre s’est faite, dans certains cas, sans tenir compte de ce que
prévoyaient les maquettes de master des universités : des étudiants se trouvent ainsi devoir manquer des cours pour suivre leur stage, faute d’une réelle coordination entre rectorat, université et IUFM. La question de la rémunération de ces stages est également traitée de manière très disparate selon les rectorats, avec des différences de traitement entre étudiants admissibles ou non au concours, et parfois en contradiction avec les engagements pris par les administrations. C’est ce que dénonçaient les étudiants de l’IUFM de Livry-Gargan en manifestant le 11 janvier devant le rectorat de Créteil.
D’autre part, les dates d’inscription aux concours ont été modifiées sans grande publicité, et notamment sans que les candidats recalés l’année précédente en soient convenable mentinformés : certains n’ont ainsi pas pu se réinscrire.
Considérez la détresse dans laquelle sont plongés ces étudiants, qui n’avaient pas prévu d’autres projets professionnels et universitaires pour cette année, et qui avaient investi énormément de temps, d’énergie et d’espoir dans la préparation de concours rendus de plus en plus sélectifs par la réduction constante du nombre de postes dans l’enseignement : diminution qui devrait reprendre selon le budget triennal voté au Parlement de 16 000 par an dès 2011.
La communication de vos deux ministères s’emploie à démontrer que ces nombreux problèmes devraient se résorber dans les années à venir. Or, il n’en est rien, puisque l’essentiel réside dans l’absurdité d’une formation en master se donnant pour objectif de préparer en même temps à un métier, à un concours et à la recherche. Cela n’aboutit qu’à une souffrance et à un épuisement accrus des candidats aux concours, qui n’a d’autre effet (ou objectif ?) que de décourager les vocations aux métiers de l’enseignement.
Mais les obstacles à l’entrée dans ce métier que dresse votre réforme ne s’arrêtent pas à la réussite au concours, loin s’en faut. Les enseignants nouvellement recrutés, pourtant bénéficiaires du statut de fonctionnaires stagiaires pendant leur première année, se voient désormais confier une charge complète de 18 heures de cours par semaine (contre la moitié auparavant), avec des classes à examen, et n’ont dorénavant droit qu’à un simulacre de formation professionnelle, réduite à des séances de promotion de la réforme, qui n’apporte aucune solution concrète aux questions qu’ils se posent dans leur pratique quotidienne du métier. Là encore, l’organisation de la formation au cours de l’année de stage a été décentralisée aux recteurs, ce qui aboutit à de fortes disparités entre académies. Le tutorat peut ainsi varier de 36 à 108 heures et la formation théorique de 60 à 160 heures. En supprimant tout cadrage national des conditions de déroulement de stage, vous avez fait le choix non seulement de placer les jeunes professeurs en grandes difficultés mais aussi de renier votre rôle de garants de cette égalité de traitement et de qualité de la formation des futurs enseignants pour l’acquisition des compétences nécessaires à la titularisation des stagiaires.
Les effets pervers que comporte la réforme pour les candidats dans la transition de la réforme se retrouvent dans nombre de témoignages.
L’injustice criante de l’affaire Hannah Nehlig-Burnouf reste encore présente dans les esprits. Alors qu’elle est admissible aux écrits du CRPE cette année, elle n’a toujours pas pu réintégrer sa deuxième année de master MEF. Un recours a été engagé avec notre soutien, mais la situation est pourtant loin de se débloquer, faute de clairvoyance et de démocratie dans l’organisation de ces masters. La plupart des étudiants, peu chanceux d’avoir tenté les concours en cette période de réforme, se voient renier tous les droits qui leur sont dus.
Enfin, ces trop nombreux dysfonctionnements dus à l’application de vos réformes refondant le système éducatif n’ont pour conséquences principales que des pressions psychologiques insupportables sur les enseignants et les personnels administratifs rattachés à vos ministères. Pour la première fois, le rapport de l’Inspection générale de l’Administration de l’Éducation nationale et de la Recherche (IGAENR) pour la rentrée 2010 fait état d’une tension palpable dans les services administratifs de l’Éducation dont le fonctionnement expose leurs agents à un « niveau de risque qui ne peut plus être méconnu ». Ces pressions et méthodes de management rigides se déclinent dans le service public par l’urgence des calendriers, la surcharge de travail, la perte de reconnaissance de son propre métier.
Les nouveaux enseignants, qui ont cru voir leur rêve réalisé lors de leur admission, doivent à présent préparer des cours pour différents niveaux alors qu’ils n’ont eu connaissance de leurs classes que peu de temps avant la rentrée. Ils doivent en outre suivre des formations chronophages mais sans utilité réelle pour les aider dans cette tâche. Ils n’ont souvent pas pu se loger à proximité de leur établissement, leur affectation n’ayant été communiquée que tardivement. On ne compte plus les cas de dépression, de congés maladie et de démissions.
Les conséquences de cette réforme sont insupportables, tant en termes de dégradation des
conditions de travail qu’en termes d’éducation des générations futures. Aujourd’hui, la réduction du nombre d’enseignants fonctionnaires ne passe plus seulement par la diminution des postes aux concours, mais par des méthodes encore plus pernicieuses : il s’agit de rendre la préparation des concours au sein des masters d’enseignement et la pratique du métier humainement intenables, pour favoriser les abandons de candidats avant les concours et de fonctionnaires stagiaires avant leur titularisation. Levons le voile sur ce scandale, sur ces carrières sacrifiées, sur ces vocations transformées en cauchemar, sur une sélection qui s’opère par la souffrance induite par la formation à un métier tant désiré.
Nous exigeons de vous aujourd’hui et par la présente, l’abrogation de tous les règlements instaurant la réforme de la formation dite de la « masterisation », et un retour sur les décisions prises par arrêtés des ministres de l’Éducation Nationale et de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.
Nous vous demandons de garantir par votre action le maintien du cadre national de formation et d’exercice des stagiaires de l’enseignement et des professeurs ; l’abandon des réformes en cours dans l’enseignement, l’enseignement supérieur et la recherche dont nous vous avons présenté les néfastes conséquences ; l’augmentation des postes des différents ministères concernés et dans l’ensemble du service public.
"On" est en train de casser l'éducation nationale, et ce depuis des années, mais cette attaque est d'autant plus grave qu'elle s'en prend directement à la formation des enseignants. Car tout le monde le sait, un enseignant n'est pas qu'un reservoir de savoir dans sa spécialité, enfin ce n'est pas ça qui fait de lui un "bon prof".
Je dis "on" parce qu'au delà des élus qui ont adopté cette loi, nous sommes responsables de ne pas avoir été jusqu'au bout d'une contestation qui avait pour la première fois réussi à fédérer étudiants, enseignants et chercheurs.
Avec le recul il y avait du potentiel.
Avec le recul nous sommes aussi responsables de cet echec.
Il n'y a pas de vraie de conclusion à ce billet. Elle viendra peut-être le jour où on se décidera à sauver l'école ou au contraire à l'achever.
Mais j'ai envie de vous dire que jusqu'au dernier moment, rien n'est jamais perdu.
mardi 8 février 2011
Please press pause
Ceci est un message programmé.
J'vous abandonne, quelques temps, une question de semaines, peut-être un peu plus. Ca dépendra de mon état, de ma fatigue aussi.
Quelques jours d'hospitalisation, une opération et la convalescence qui va avec.
D'ailleurs je me rends compte que je vous dis beaucoup "au revoir" ces derniers billets, il faudrait que je fasse de même avec ma voisine.
Et voila qu'en écrivant ça, Gainsbourg me trotte dans la tête. Quelque chose, quelque part, entre "Je suis venu te dire que je m'en vais" et "Je t'aime moi non plus" Allez savoir.
Non ne me plains pas, je vais être sous morphine et l'anesthésiste sexy m'a promis que je verrais des poneys roses et des licornes volantes et que "ce sera comme une sensation permanente de plénitude post orgasmique" (en anesthésiste dans le texte)
Oui je sais, mais quitte à se faire charcuter les entrailles tel un mouton lors d'un sacrifice grec, autant être pragmatique.
Je vous retrouve en quelque part en mars (au pire vous avez mon mail) et pardonnez moi d'avance, si je ne réponds pas à vos commentaires.
Mais comme je vous aime un peu quand même et pour vous montrer que je vais bien, je vous fais partager ma dernière ballade sur ma rive méditerranéenne. Parce que l'on revient toujours, tôt ou tard à ses premiers amours.
Quand j'avais 3 ans, je demandais toujours ce qu'il y avait de l'autre coté de la mer. Et on me répetais invariablement que "de l'autre coté, il y a le pays où maman est née". X années plus tard, je me suis reposée la question, qu'est ce qu'il peut bien y avoir de l'autre coté. Non ne répondez pas, c'est une question purement rhétorique.
Je ne sais pas pourquoi, j'y pensais durant ma ballade, pieds nus dans le sable, un 6 février sous 21° (detestez moi!!!)
En revenant, je vous parlerais de la Méditerranée plus longuement. Elle mérite un article pour elle toute seule. Ou peut-être que je garderais tout ça pour moi.
Parce que comme le chantait Moustaki : "Il y a un bel été qui ne craint pas l'automne, en Méditerranée". Ni l'hiver d'ailleurs.
See you les gens
J'vous abandonne, quelques temps, une question de semaines, peut-être un peu plus. Ca dépendra de mon état, de ma fatigue aussi.
Quelques jours d'hospitalisation, une opération et la convalescence qui va avec.
D'ailleurs je me rends compte que je vous dis beaucoup "au revoir" ces derniers billets, il faudrait que je fasse de même avec ma voisine.
Et voila qu'en écrivant ça, Gainsbourg me trotte dans la tête. Quelque chose, quelque part, entre "Je suis venu te dire que je m'en vais" et "Je t'aime moi non plus" Allez savoir.
Non ne me plains pas, je vais être sous morphine et l'anesthésiste sexy m'a promis que je verrais des poneys roses et des licornes volantes et que "ce sera comme une sensation permanente de plénitude post orgasmique" (en anesthésiste dans le texte)
Oui je sais, mais quitte à se faire charcuter les entrailles tel un mouton lors d'un sacrifice grec, autant être pragmatique.
Je vous retrouve en quelque part en mars (au pire vous avez mon mail) et pardonnez moi d'avance, si je ne réponds pas à vos commentaires.
Mais comme je vous aime un peu quand même et pour vous montrer que je vais bien, je vous fais partager ma dernière ballade sur ma rive méditerranéenne. Parce que l'on revient toujours, tôt ou tard à ses premiers amours.
Quand j'avais 3 ans, je demandais toujours ce qu'il y avait de l'autre coté de la mer. Et on me répetais invariablement que "de l'autre coté, il y a le pays où maman est née". X années plus tard, je me suis reposée la question, qu'est ce qu'il peut bien y avoir de l'autre coté. Non ne répondez pas, c'est une question purement rhétorique.
Je ne sais pas pourquoi, j'y pensais durant ma ballade, pieds nus dans le sable, un 6 février sous 21° (detestez moi!!!)
En revenant, je vous parlerais de la Méditerranée plus longuement. Elle mérite un article pour elle toute seule. Ou peut-être que je garderais tout ça pour moi.
Parce que comme le chantait Moustaki : "Il y a un bel été qui ne craint pas l'automne, en Méditerranée". Ni l'hiver d'ailleurs.
See you les gens
dimanche 30 janvier 2011
Twitter c'est le mal!!
Ce titre c'est en substance ce que j'ai envoyé à une amie par texto... Et là tu t'aperçois que t'as un problème quand tu te me à parler de Twitter par SMS.
Flashback : je bosse sur mes archives, comme un dimanche après-midi à Paris, genre, je n'ai strictement rien d'autre à faire qu'écouter France culture en essayant de prendre pour la Georgette Duby de la Renaissance.
Donc, in fine, je meurs d'ennui sur des discours politiques inintéressants que personne n'a relu depuis plus de 4 siècles. Mais tout va bien parce que comme d'habitude, je me ballade sur Twitter histoire de procrastiner un peu plus.
Jusqu'au moment où un thé à la main, j'ai failli suicidé mon compte comme j'ai suicidé mes comptes FB.
Certains pousseront des cris horrifiés, d'autres acclameront cette prise de conscience tardive blablabla. Non mais plus sérieusement en fait la vie des autres on s'en fout ou presque.
Parce dans la vraie vie, je suis une fille qui aime les ragots, et j'ai un petit côté Œil de Moscou (tu savais pas que j'étais flippante en vrai? Ben maintenant tu le sais)
Mais dans la vraie vie de tous les jours, ce que sont devenus mes anciens camarades de primaire je m'en tape, pareil pour les gens à qui je n'ai presque jamais parlé, que je ne reverrais pas tout ça leur vie, leurs photos, les tests bidons m'emmerdent au plus haut point. Oui je suis vulgaire, je sais
Ce que j'aime c'est le contact humain, le vrai, avec la vraie voix des gens au bout du fil, leur visage devant un café, un verre de blanc ou un jus d'orange. Et puis même sur skype pour ceux du bout du monde (like BFF qui s'est cassé en N-Z sans moi la biatch)
Mais je digresse.
Dans la vraie vie de tous les jours ça me choque que les gens me souhaitent mon anniversaire juste parce que c'est inscrit sur leur page d'accueil. Et puis même que maintenant les gens, et ben ils te rencardent par messages sur un site communautaire, alors que de mon temps tu vois ya encore quoi 3 - 4 ans on faisait ça par texto, voire même que l'on s'appelait pour de vrai. Et puis là non même plus.
Même les enguelades sont différentes.
A la limite, tu mettras un statut assassin mais quand même un peu énigmatique pour que les gens te demande "mais qu'est ce qu'il y a?" pardon "ms keskia".
Mais j'en reviens à Twitter. Ces derniers temps, je remarque que ça se transforme en FB. Tu peux y suivre des révolutions ou le live-tweet des emissions bidons. Et là c'est le drame.
Je jete la pierre mais je fais pareil, comme une chèvre, embarquée par la masse. Attends tu crois que ça intéresse les gens quand je live-tweete une réunion? Bah non, mais mon nombrilisme me fait croire sur le coup que oui...
Je ne dis pas que ça ne sert à rien.
J'ai découvert des gens géniaux sur Twitter. Enfin non, j'ai découvert des blogs de gens et ensuite, je les ai découvert eux, ils/elles se mettent un peu à nu sur ma TL en 140 caractères.
Et puis j'en ai rencontré quelques uns en vrai de vrai. On a bu des cafés et des chocolats, on a discuté de trucs méga-futiles, on a eu des débats politiques. Et ils y en a d'autres que je veux découvrir un jour.
Et c'est là quelque part entre le RT et les #FF, tu te rends compte de la fragilité des "relations virtuelles". En fait le terme de relations est mal choisi mais je n'en ai pas d'autres sous la main.
Quand tu es un peu accro à twitter, tu entres dans la vie quotidienne des gens.
Quelque part, tu t'attaches à eux, c'est pas de l'affection, c'est pas de l'amitié, c'est un truc un peu batard, juste comme quelqu'un avec qui tu discutes tous les matins dans le bus. Et paf un jour, elle n'est plus là. Alors tu ne sais pas vraiment ce qui te manque. La discussion du matin? La personne? Même si tu ne connais pas son vrai nom? Et puis un jour quelqu'un vient s'assoir à sa place et te parle et la remplace.
Twitter c'est ça, c'est un bus qui va je ne sais pas où mais je le prend chaque jour.
Et au final, je ne veux pas être quelqu'un qu'on remplace d'un clic de souris et je ne veux pas non plus m'attacher aux gens pour qu'un jour ils disparaissent sans laisser de traces.
Tu trouves que j'exagère? Même pas. Le fait est que sympathiser avec une personne derrière un écran te force à prendre en compte des critères que tu zapperais dans un premier temps IRL. Pour la moitié des gens intéressants de ma TL je ne connais, ni leur nom, ni leur âge, ni leur livre ou leur groupe favori.
Ca peut paraitre débile dit comme ça, mais connaitre les pensées et les états d'âmes des gens sans même connaitre leur nom c'est troublant.
Des critères donc. On passe sur l'aspect physique, ça compte pas.
Quand tu rencontres quelqu'un tu commences par aborder des sujets bateaux, genre tu fais quoi dans la vie, tu viens d'où et sinon qu'est ce que tu aimes.
Sur twitter, j'ai juste l'impression que tout est inversé. tu parles d'abord de tes opinions politiques ou de ta dernière expérience de cul ou tu partages ton humour avant le reste. La notion même de privé/public est finalement totalement chamboulée
En fait, avec ces rencontres virtuels tu vois la vraie personnalité des gens plus vite que dans une relation "normale".
Le problème étant, de facto, que tu as l'impression de mieux connaitre les gens, de passer plus de temps avec eux.
C'est ça. Twitter c'est le mal, parce que ça boulverse ma vision des relations sociales et parfois ça fait mal à mon petit coeur de blonde
En réalité je pense vraiment (oui ça m'arrive parfois, ne regarde pas ton écran d'un œil torve) que la dématérialisation (quel mot horrible) des relations sociales modifie vraiment nos comportements vis à vis de l'Autre.
J'ai un peu mis 2h à écrire et autocensurer ce billet alors je renonce à le supprimer comme je renonce pour l'instant à petit-suissider mon compte. Ne me supplie pas de rester dans tes commentaires, parce que je ne prendrais même pas la peine de répondre à ça. On en rediscutera à mon retour à la vie normale en Mars.
Tu peux toujours me raconter ta vie qui m'intéresse quand même, en envoyant un mail. Je te promets de te répondre :)
Si vous êtes allez jusqu'au bout de cet article, remerciez Anne-Elisabeth qui m'a poussé, limite obligé à le poster.
Pour finir sur une note plus douce, sachez que j'ai pris la décision de rendre tous mes travaux de recherche sur le discours politique en Comic sans MS histoire d'emmerder le monde.
Flashback : je bosse sur mes archives, comme un dimanche après-midi à Paris, genre, je n'ai strictement rien d'autre à faire qu'écouter France culture en essayant de prendre pour la Georgette Duby de la Renaissance.
Donc, in fine, je meurs d'ennui sur des discours politiques inintéressants que personne n'a relu depuis plus de 4 siècles. Mais tout va bien parce que comme d'habitude, je me ballade sur Twitter histoire de procrastiner un peu plus.
Jusqu'au moment où un thé à la main, j'ai failli suicidé mon compte comme j'ai suicidé mes comptes FB.
Certains pousseront des cris horrifiés, d'autres acclameront cette prise de conscience tardive blablabla. Non mais plus sérieusement en fait la vie des autres on s'en fout ou presque.
Parce dans la vraie vie, je suis une fille qui aime les ragots, et j'ai un petit côté Œil de Moscou (tu savais pas que j'étais flippante en vrai? Ben maintenant tu le sais)
Mais dans la vraie vie de tous les jours, ce que sont devenus mes anciens camarades de primaire je m'en tape, pareil pour les gens à qui je n'ai presque jamais parlé, que je ne reverrais pas tout ça leur vie, leurs photos, les tests bidons m'emmerdent au plus haut point. Oui je suis vulgaire, je sais
Ce que j'aime c'est le contact humain, le vrai, avec la vraie voix des gens au bout du fil, leur visage devant un café, un verre de blanc ou un jus d'orange. Et puis même sur skype pour ceux du bout du monde (like BFF qui s'est cassé en N-Z sans moi la biatch)
Mais je digresse.
Dans la vraie vie de tous les jours ça me choque que les gens me souhaitent mon anniversaire juste parce que c'est inscrit sur leur page d'accueil. Et puis même que maintenant les gens, et ben ils te rencardent par messages sur un site communautaire, alors que de mon temps tu vois ya encore quoi 3 - 4 ans on faisait ça par texto, voire même que l'on s'appelait pour de vrai. Et puis là non même plus.
Même les enguelades sont différentes.
A la limite, tu mettras un statut assassin mais quand même un peu énigmatique pour que les gens te demande "mais qu'est ce qu'il y a?" pardon "ms keskia".
Mais j'en reviens à Twitter. Ces derniers temps, je remarque que ça se transforme en FB. Tu peux y suivre des révolutions ou le live-tweet des emissions bidons. Et là c'est le drame.
Je jete la pierre mais je fais pareil, comme une chèvre, embarquée par la masse. Attends tu crois que ça intéresse les gens quand je live-tweete une réunion? Bah non, mais mon nombrilisme me fait croire sur le coup que oui...
Je ne dis pas que ça ne sert à rien.
J'ai découvert des gens géniaux sur Twitter. Enfin non, j'ai découvert des blogs de gens et ensuite, je les ai découvert eux, ils/elles se mettent un peu à nu sur ma TL en 140 caractères.
Et puis j'en ai rencontré quelques uns en vrai de vrai. On a bu des cafés et des chocolats, on a discuté de trucs méga-futiles, on a eu des débats politiques. Et ils y en a d'autres que je veux découvrir un jour.
Et c'est là quelque part entre le RT et les #FF, tu te rends compte de la fragilité des "relations virtuelles". En fait le terme de relations est mal choisi mais je n'en ai pas d'autres sous la main.
Quand tu es un peu accro à twitter, tu entres dans la vie quotidienne des gens.
Quelque part, tu t'attaches à eux, c'est pas de l'affection, c'est pas de l'amitié, c'est un truc un peu batard, juste comme quelqu'un avec qui tu discutes tous les matins dans le bus. Et paf un jour, elle n'est plus là. Alors tu ne sais pas vraiment ce qui te manque. La discussion du matin? La personne? Même si tu ne connais pas son vrai nom? Et puis un jour quelqu'un vient s'assoir à sa place et te parle et la remplace.
Twitter c'est ça, c'est un bus qui va je ne sais pas où mais je le prend chaque jour.
Et au final, je ne veux pas être quelqu'un qu'on remplace d'un clic de souris et je ne veux pas non plus m'attacher aux gens pour qu'un jour ils disparaissent sans laisser de traces.
Tu trouves que j'exagère? Même pas. Le fait est que sympathiser avec une personne derrière un écran te force à prendre en compte des critères que tu zapperais dans un premier temps IRL. Pour la moitié des gens intéressants de ma TL je ne connais, ni leur nom, ni leur âge, ni leur livre ou leur groupe favori.
Ca peut paraitre débile dit comme ça, mais connaitre les pensées et les états d'âmes des gens sans même connaitre leur nom c'est troublant.
Des critères donc. On passe sur l'aspect physique, ça compte pas.
Quand tu rencontres quelqu'un tu commences par aborder des sujets bateaux, genre tu fais quoi dans la vie, tu viens d'où et sinon qu'est ce que tu aimes.
Sur twitter, j'ai juste l'impression que tout est inversé. tu parles d'abord de tes opinions politiques ou de ta dernière expérience de cul ou tu partages ton humour avant le reste. La notion même de privé/public est finalement totalement chamboulée
En fait, avec ces rencontres virtuels tu vois la vraie personnalité des gens plus vite que dans une relation "normale".
Le problème étant, de facto, que tu as l'impression de mieux connaitre les gens, de passer plus de temps avec eux.
C'est ça. Twitter c'est le mal, parce que ça boulverse ma vision des relations sociales et parfois ça fait mal à mon petit coeur de blonde
En réalité je pense vraiment (oui ça m'arrive parfois, ne regarde pas ton écran d'un œil torve) que la dématérialisation (quel mot horrible) des relations sociales modifie vraiment nos comportements vis à vis de l'Autre.
J'ai un peu mis 2h à écrire et autocensurer ce billet alors je renonce à le supprimer comme je renonce pour l'instant à petit-suissider mon compte. Ne me supplie pas de rester dans tes commentaires, parce que je ne prendrais même pas la peine de répondre à ça. On en rediscutera à mon retour à la vie normale en Mars.
Tu peux toujours me raconter ta vie qui m'intéresse quand même, en envoyant un mail. Je te promets de te répondre :)
Si vous êtes allez jusqu'au bout de cet article, remerciez Anne-Elisabeth qui m'a poussé, limite obligé à le poster.
Pour finir sur une note plus douce, sachez que j'ai pris la décision de rendre tous mes travaux de recherche sur le discours politique en Comic sans MS histoire d'emmerder le monde.
samedi 29 janvier 2011
Le Routard des dictatures.
A l'aune des révoltes qui secouent le Magreb et le Moyen-Orient, il faut être prudent à parler de révolution. On ne décrète pas une révolution. Elle s'impose tout simplement. L'histoire est truffée de revolutions avortées, de promesses de changement balayées d'un revers de manche. Le pouvoir confisqué, bridé et asservi.
D'un point de vue strictement linguistique, la révolution c'est quoi?
Les révolutions politiques caractérisent un changement radical de personnel politique, et souvent d’institutions, du fait d’un soulèvement populaire ou de la victoire d'une faction représentant, ou prétendant représenter, une part importante de la population. (source wikipédia)
Sauf qu'à l'heure de l'internet, de l'instantané, de l'info brulante, on s'est échiné à galvauder le terme, à qualifier ainsi tout soulevement ou insurrection.
C'est le problème de l'histoire immédiate. Analyser et traduire en profondeur sans avoir le moindre recul sur les évènements.
C'est dangereux, c'est inefficace.
Je reviens à ce que je disais plus haut, la révolution, ça ne se décrète pas. Si c'était le cas, le monde serait soit plein de soviets dirigés par des sosies de Mélenchon, soit plein de poneys violets et de papillons au gout de guimauve.
Hier tandis que le pays des sarkophages tentait sa chance au grand Loto de l'insurrection, le petit Nicolas faisait la fête et déballait sans doute peinard ses cadeaux envoyés de l'autre coté de la Mediterranée par ses potes dictateurs d'Afrique.
Alors un régime autoritaire (oui la dictature en politique c'est has-been) c'est quoi?
« L’autoritarisme désigne un rapport gouvernants-gouvernés reposant de manière suffisamment permanente sur la force plutot que sur la persuasion. C'est également, une relation politique dans laquelle le recrutement des dirigeants relève de la cooptation et non de la mise en concurrence électorale des candidats aux responsabilités publiques. »
« La vie politique existe par le biais de relais (partis syndicats) dévoués tandis que l’opposition est tolérée ou bannie. Les élections ne sont qu’une apparence démocratique et vise à légitimer le système politique aux yeux du monde et à l’intérieur de s’assurer de l’apathie des masses sans que leur résultat connu à l’avance n’ait quelconque influence. »
Guy Hermet, « L'autoritarisme » in Traité de Science politique, Tome 2, M Grawitz, J Leca. p.270
Le problème reste de définir l'autre solution à savoir la démocratie. Je vous laisse seuls juges d'une définition parfaite. Nous ne serions probablement pas d'accord. De même que du degré de libertés acceptable.
Mais pour vous donner une idée, The Economist a créé un classement basé sur un indice de démocratie. Classement au sommet duquel on retrouve La Norvège, L'Islande, le Danemark et la Suède.
La France elle passe de la 24e à la 31e, et fait son entrée dans la catégorie des"Démocraties imparfaites". Il est beau le pays des droits de l'homme.
Et sinon concrètement ça donne quoi?
(tu peux cliquer pour agrandir, plus le pays est sombre, plus sa démocratie est en panne)
Angola, Arabie Saoudite,
Biélorussie, Burkina Faso, Barein,
Cameroun, Chine, Comores, Congo, Cote d'Ivoire, Cuba, Corée du Nord,
Djibouti,
Egypte, Emirats Arabes Unis, Erythrée, Ethiopie,
Fidji,
Gambie, Guinée equatoriale, Guinée Bissau
Iran,
Jordanie,
Kazakhstan, Kirghizistan, Koweit,
Laos, Lybie,
Madagascar, Maroc, Mauritanie, Myanmar (Birmanie),
Niger, Nigéria,
Oman, Ouzbékistan,
Qatar,
République Centrafrique, Rwanda,
Soudan, Syrie, Swaziland
Tadjikistan, Tchad, Togo, Turkmenistan,
Vietnam,
Yemen
Zimbabwe
J'écarte volontairement l'Irak et la Tunisie qui sont en transition, du moins espérons pour eux.
J'en ai probablement oublié mais ça vous donne une idée.
Alors maintenant dis moi, où souhaites-tu partir en vacances?
D'un point de vue strictement linguistique, la révolution c'est quoi?
Les révolutions politiques caractérisent un changement radical de personnel politique, et souvent d’institutions, du fait d’un soulèvement populaire ou de la victoire d'une faction représentant, ou prétendant représenter, une part importante de la population. (source wikipédia)
Sauf qu'à l'heure de l'internet, de l'instantané, de l'info brulante, on s'est échiné à galvauder le terme, à qualifier ainsi tout soulevement ou insurrection.
C'est le problème de l'histoire immédiate. Analyser et traduire en profondeur sans avoir le moindre recul sur les évènements.
C'est dangereux, c'est inefficace.
Je reviens à ce que je disais plus haut, la révolution, ça ne se décrète pas. Si c'était le cas, le monde serait soit plein de soviets dirigés par des sosies de Mélenchon, soit plein de poneys violets et de papillons au gout de guimauve.
Hier tandis que le pays des sarkophages tentait sa chance au grand Loto de l'insurrection, le petit Nicolas faisait la fête et déballait sans doute peinard ses cadeaux envoyés de l'autre coté de la Mediterranée par ses potes dictateurs d'Afrique.
Alors un régime autoritaire (oui la dictature en politique c'est has-been) c'est quoi?
« L’autoritarisme désigne un rapport gouvernants-gouvernés reposant de manière suffisamment permanente sur la force plutot que sur la persuasion. C'est également, une relation politique dans laquelle le recrutement des dirigeants relève de la cooptation et non de la mise en concurrence électorale des candidats aux responsabilités publiques. »
« La vie politique existe par le biais de relais (partis syndicats) dévoués tandis que l’opposition est tolérée ou bannie. Les élections ne sont qu’une apparence démocratique et vise à légitimer le système politique aux yeux du monde et à l’intérieur de s’assurer de l’apathie des masses sans que leur résultat connu à l’avance n’ait quelconque influence. »
Guy Hermet, « L'autoritarisme » in Traité de Science politique, Tome 2, M Grawitz, J Leca. p.270
Le problème reste de définir l'autre solution à savoir la démocratie. Je vous laisse seuls juges d'une définition parfaite. Nous ne serions probablement pas d'accord. De même que du degré de libertés acceptable.
Mais pour vous donner une idée, The Economist a créé un classement basé sur un indice de démocratie. Classement au sommet duquel on retrouve La Norvège, L'Islande, le Danemark et la Suède.
La France elle passe de la 24e à la 31e, et fait son entrée dans la catégorie des"Démocraties imparfaites". Il est beau le pays des droits de l'homme.
Et sinon concrètement ça donne quoi?
(tu peux cliquer pour agrandir, plus le pays est sombre, plus sa démocratie est en panne)
Angola, Arabie Saoudite,
Biélorussie, Burkina Faso, Barein,
Cameroun, Chine, Comores, Congo, Cote d'Ivoire, Cuba, Corée du Nord,
Djibouti,
Egypte, Emirats Arabes Unis, Erythrée, Ethiopie,
Fidji,
Gambie, Guinée equatoriale, Guinée Bissau
Iran,
Jordanie,
Kazakhstan, Kirghizistan, Koweit,
Laos, Lybie,
Madagascar, Maroc, Mauritanie, Myanmar (Birmanie),
Niger, Nigéria,
Oman, Ouzbékistan,
Qatar,
République Centrafrique, Rwanda,
Soudan, Syrie, Swaziland
Tadjikistan, Tchad, Togo, Turkmenistan,
Vietnam,
Yemen
Zimbabwe
J'écarte volontairement l'Irak et la Tunisie qui sont en transition, du moins espérons pour eux.
J'en ai probablement oublié mais ça vous donne une idée.
Alors maintenant dis moi, où souhaites-tu partir en vacances?
vendredi 28 janvier 2011
Bribes d'insomnies...
Quand je suis à Paris, la nuit parfois je me lève, je m'assois sur le rebord de la fenêtre et je regarde les gens passer en bas. J'écoute.
Quand je suis en Catalogne perdue dans ma campagne, la nuit parfois je me lève, je vais m'asseoir dans l'herbe et je regarde les étoiles.
Lorsque l'on quitte la campagne pour vivre en ville, la première chose que l'on remarque c'est l'absence d'étoiles la nuit.
Parfois la nuit, j'ai envie de vous dire des "trucs"... oui plein de "trucs" des déclarations, des rétractations, des billeversées.
Parfois je me perds en hypallages et oxymore.
C'est cela, la nuit est propice aux confidences.
On les croit à l'abri sous le voile.
Il y a une chanson pour la nuit.
Une seule qui se laisse écouter en boucle, sans lassitude aucune.
Elle parle de changements, de révolutions, elle parle de Berlin et de Moscou, du premier soleil qui s'est levé librement à l'est en 89
Peut-être que tu le sais déjà mais si dans toute l'histoire du monde, il me fallait choisir un instant ce serait celui de la chute du Mur.
Je ne l'ai pas vu, trop jeune.
A être trop jeune on manque tellement de moments importants.
Le siège de Sarajevo, sa chute aussi.
Fin d'un monde.
Trop jeune.
C'était il y a longtemps.
J'étais marquée par Sarajevo
Suite à ça je voulais être reporter de guerre. Je voulais que les gens soient touchés par le malheur des autres.
Mais à 10 ans tu te rends pas compte qu'en fait le malheur des peuples, 99,5% de la population s'en fout.
Quant aux 0,5% restant...
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